‹ Description du parc égyptienChapitre 30 sur 75 · Memphis. — Saqqarah (sérapéum). Bronze · texte numérisé non relu

Memphis. — Saqqarah (sérapéum). Bronze

Hauteur 16

Un tfès-joli groupe représentant Osiris assisté de ses deux sœurs, Isis etNephthys.

> SALLE INTÉRIEURE 6i

Originairement Osiris est le soleil nocturne; il est la nuil primordiale; il précède la lumière; il est, par conséquent, antérieur à Ra, le soleil diurne.

De ce rôle principal découlent une multitude d'allégories qui se groupent autour d'Osiris^ et font de ce personnage un des types divins les plus curieux À étudier.

La vie de Thommë a été assimilée par les Égyptiens à la course du soleil au-dessus de nos têtes; le soleil qui se couche et disparaît à Thorizon occidental est Timage de sa mort. A peine le moment suprême est-il arrivé, qu'Osiris s'empare de rame qu'il est chargé de conduire à la lumière éternelle. Osiris, dit-on, était autrefois descendu sur la terre. Être bon par excellence, il avait adouci les mœurs des hommes par la persuasion et la bienfaisance. Mais il avait succombé sous les embûches de Typhon, son frère, le génie du mal, et pendant que ses deux sœurs Isis et Nephthys recueillaient son corps qui avait été jeté dans le fleuve, le dieu ressuscitait d'entre les morts et apparaissait à son ûls Horus qu'il instituait son vengeur. C'est ce sacrifice qu'il avait autrefois accompli en faveur des hommes qu'Osiris renouvelle ici en faveur dt» l'âme dégagée de ses liens terrestres. Non-seulçment il devient son guide, mais il s'identifie à elle^ il l'absorbe en son propre sein. C'est lui alors qui, à chaque âme qu'il doit sauver, fléchit les gardiens des demeures infernales et combat les monstres compagnons de la nuit et de la mort. C'est lui enfin qui, vainqueur des ténèbres avec l'assistance d'Horus, s'assied au tribunal de la suprême Ju&tice et ouvre à l'âme déclarée pure les portes du séjour éternel. L'image de la mort aura été empruntée au soleil qui disparaît à l'horizon du soir; le soleil resplendissant du matin sera le symbole de cette seconde naissance à une vie qui, cette fois, ne connaîtra pas la mort.

Osiris est donc le principe du bien. « Osiris, dit Plutarque, )> aime à faire du bien, et son nom, entre plusieurs accep- » tiens, exprime, dit-on, une qualité active et bienfaisante. » Le second nom qu'on donne à ce dieu est celui à'Omphis

» iOùn-riefer) qui signifie bienfaisant » « Isis, dit encore

» Plutarque, a un amour inné pour le bon principe; elle lo

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