‹ Description du parc égyptienChapitre 29 sur 75 · Un bracelet en or massif, sans aucune décoration · texte numérisé non relu

Un bracelet en or massif, sans aucune décoration

Face latérale gauche.

lî. — Neuf petites hachettes, trois d'or et six d'argent. Dans les hiéroglyphes, la hachette répétée neuf fois désigne Tensemble des dieux.

.'i4 TE1IPT.E

15. — Une chaîne d'or. Trais monchesi «a. or modsif f soai suspendues. Cet ensemble constitue une forte d'oaraenie&t de poitrîBe qui se portait passé au cou.

Des preuves plus solides seraient aéceasaireB peut bien.éta^ bllr que la mouche é!iait, comme on Ta préteadu^ une décoration honorifique.

14. — Ce peetoral esXy avec le bracelet à fimd bleu et le poignard damasquiné, Tun des trois objets les plus précieux de la collection. La fbrme ^générale du monument est celle d'un petit naos^ ou petite chapelle. Au centre^ Amosi» est représenté debout sur une barque. Deux dîviait^^ Anmofl et Phré^ lui versent sur la tète Teau de purificatioa. Deuiî éper» viers planent au dessus de la seène comme des symboles du soleil vivifiant.

Le travail de ce beau monument est tout à fait hors ligne. Le fond des figures est découpé à jour. Les figures ellesmêmes sont dessinées par des cloisons (for dans ]esqfucâies>oa a introduit des plaquettes de pierres dures (coraalîae, turquoise, lapis, pâte imitant le feldspath vert}. Ainsi disposée, cette sorte de mosaïque, ou chaque couleur est séparée de celle qui Favoisine par un brillant filet d'or, donae un enr semble anssi harmonieux que riche.

Par la finesse et la netteté de sa grairure^ Tenvers du naos d'Àmosîs, qui est cf'or simple, est aussi remar^insble que la face principi^.

. 16. — Un bracelet. Perles d'or, de lapis, etc., enfilées sur des fils d'or assez espacés pour que le jour se voie à travers. Sur le fermoir, légende d*Amosis.

16. — Un collier formé de plusieurs rosaces auxquelles sont suspendus des ornements en forme d^amande. Les rosaces sont en or avec incrustation de pierre entre cloisons. Les amandes sont également en or. Les couleurs bleue et rouge

qui les distinguent, sont obtenues cette fois par des pâtes de ces deux nuances imitant rémail.

17. — Les petits rectangles d*or où Ton aperçoit encore çà et là quelques perlea enfilées, sent les débris de bracelets que nous avons trouvés détruits.

SALLE INTÉHIEURE .M

Face postérieure.

18. — Un beau diadème. Si ce bijou n'avait pas été trouvé sur le sommet de la tète de la reine en partie engagé dans ses cheYQUx, j'y verrais plutôt un magirifique spécimen de bracelet d'humérus.

La décoration est trè&-richa. Une boite en forme de cartouche royal gardé de chaque c^ par deux petits sphinx affrontés en forme le motif principal. Le couvercle de la boite reproduit le cartouche d'Amosis, or sur fond de pâte bleue imitant le lapis. Les deux sphinx sont aussi en or. Si petits qu'ils soient^ les yeux sont rapportés par un procédé particulier. Le reste du diadème ne saurait être bien décrit sans le secours d'un dessin.

19. Un. magnifique collier ousekh. Le collier ousehh est déposé sur les momies en vertu d'une prescription du Rituel, 11 s'agrafe sur les épaules et ne couvre que la poitrine qu'il cache complètement.

Celui que nous avons sous les yeux est d'une composition aussi riche qu'inusitée. Des cordes enroulées^ des fleurs à quatre pétales épanouies en croix, des lions et des antilopes courantj des chacals assis^ des éperviers, des vautours, des vipères ailées^ en forment le dessin. Les deux agrafes^ selon rhabitude^ sont à tète d'éperrier.

Tous ces ornements sont en or repoussé, lis étaient cousus aux linges de la momie par le moyen de petits anneaux soudés par derrière*

20-21. — Deux têtes de lion . L'une est en bronze, l'autre en bronze revêtu d'or. La tète du lion est Thiéroglyphe du mot pehy qui signifie vaillance. Nos deux monuments ont sans doute été introdoits parmi les objets précieux dont était enrichie ia momie de la reine parce qu'ils font partie du cartouche-prénom d'Amosis>(Iki'n6^^p6A<t). On remarquera Tattitude Gère de la tète de lion en or.

22* -- 1^ bâton de bois noir, recoiUrbé à sob extrémité et entaDré d'une large feuille d'or en spirale. Spécimen iiaiqoe. Peut«ètie, à répoque de Kamès et d'Amosis» était-il un signe

de commandement. On le trouve aujourd'hui^ exactement sous la même forme, entre les mains de la plupart des Nubiens et des Soudaniens, pour lesquels il n'a plus aucune signification symbolique.

25. — Un beau poignard à manche d'or massif, à lame de bronze pâle.

24. — Une hache. Le manche est de corne, rehaussé d'or à son extrémité inférieure. Le tranchant est d*argent.

25. — Un chasse-mouche, ou flabellum. Le manche et le couronnement sont de bois recouvert d'une feuille d'or. Au pourtour du couronnement on voit encore les trous dans lesquels s'agençaient les plumes d'autruche qui formaient l'éventail proprement dit. Des représentations assez grossièrement sculptées s'y font voir. Le dieu Ghons, debout, suivi d'un urœus dressé, reçoit une ofTrande du roi Kamès. Celui-ci est casqué; il tient en main la croix ansée, et à son tour il est suivi de son nom d'enseigne (s-faf-teti) surmonté de Tépervier.

S-Vaf'teti signiGe l'approvisionneur des deux mondes. Vers le temp^ où Kamès régnait à Thèbes, Joseph recevait dans la Basse-Égyptc de l'un des rois de la dynastie des Pasteurs (voy. Eusèbe dan^ Manéthon) le nom de Tsaphnath Panéa*h (les Septante récrivent Psonthom-phanech). On remarquera que Tsaphnath reproduit avec une scrupuleuse fidélité l'égyptien T* af-en-to, l'approvisionneur du monde. Il ne faut cependant rien conclure de ce rapprochement, si ce n'est que le nom d'enseigne adopté par Kamès a pu être porté comme nom propre par des particuliers, à Texemple de Samteti et autres.

26. — Partie du collier ousekh décrit plus haut (voy. noi9.) ^

Face latérale droite.

27. — Un miroir. Les Égyptiens ont su donner à ce meuble la forme la plus élégante. Le manche imite la tige et la fleur épanouie du papyrus. Le disque, quand il ebt suffisamment

conservé, est revêtu d'une sorte de vernis d'or qui lui donne Ta propriété de réfléchir les objets.

28. — Armille ou anneau de jambe en or. Cet anneau e&t plat et creux; il est ourlé à sa circonférence extérieure d'une chaînette en fils d'or tressés imitant le filigrane. Plusieurs au> très anneau^ du même travail ont été trouvés avec le précédent.

Un dernier objets complétant la série des bijoux de la reine Aab-hotep, est exposé à part sous le n** suivant.

29. — Une barque garnie de son équipage et montée sur un chariot à quatre roues. La barque est d'or masdf, le train qui la supporte est de bois, les roues sont de bronze à quatre rayons.

Par ses formes gracieuses et légères, notre monument rappelle les barques célèbres du Nil faites, selon Pline, de papyrus, de joncs et de roseaux. L'avant et Tarrière sont rele> vés et terminés par des bouquets de papyrus recourbés.

Les rameurs, au nombre de douze, sont d'argent massif. Au centre de la barque est assis un petit personnage, tenant d'une main la hachette et le hf^on recourbé (voy. plus haut, n^ 22}. A l'avant, un second personnage est debout dans une sorte de petite cabine décorée à Textérieur de plusieurs des emblèmes nommés 6otic/6S de ceinture. Le timonier est à l'arrière. Il se sert du seul gouvernail connu alors, c'est-àdire d'une rame à large palette. Une seconde petite cabine, ou plutôt une sorte de large siège est derrière lui. Un lion passant, avec le cartouche-jprénom de Kamès, est gravé sur la paroi extérieure de cette seconde cabine. Ces trois personnages sont en or.

Le sens précis de ce curieux monument est assez difficile à déterminer. Le rôle du chanteur et du timonier sont bien connus^ et la hachette entre les mains du personnage principal peut passer, comme on le voit sur quelques bas -reliefs de Deir el-Medinch, pour un symbole de commandement. Mais pourquoi, contre tous les usages, limage de la défunte qui est censée traverser certaines contrées célestes entrecoupée;: de canaux et de champs à cultiver, est -elle absente ?

oH TEMPLE

IL — Bijoux de provenances divenes.

Face antériaiire.

50. -- Une paire de pendants d'oreilles. Style gréco-égyp* tien. Rosaces en creux relevées par des ornements en filigranes. Fleurs fermées et épanouies faisant office de pendeloques.

51 . — Six petites feuilles d'or quadrangulaires avec inscriptions gravées à la pointe. On y lit la légende d'un roi qui se révèle ici pour la première fois, et que Manéthon a introduit dans ses listes sous le nom de Smendès. Ces fettilles d'or ont été trouvées à Tanis, mélangées au sable qui sert de sol au sanctuaire du Grand Temple de cette ville.

52. •— Plusieurs feuilles d'or imitanft plus «a moins une langue humaine. On les trouve, en effet, sur les langues des momies gréco-égyptiennes conserivées dans les hypogées de Saq^rah.

55. -* Bijou représmtant une âme sous la forme d'oisein à tète humaine. Les ailes sont étendues.. Geite forme de pectoral est commune à Memphîs sous les Ptolémées. Notre bijou vient de Saqqarah.

54. Collection de bagnes. On en remarque une qui est composée de trois autres bagues soudées par le mîHeu du corps des scarabées qui leur servent de chatons.

Face latérale ganclie.

5o.— Une vingtaine de perles montées en or. Ces peries^oiit l'ait partie du collier trouvé avec les momies d'Abydos quiont donnée notre Musée ks magnifiques pendants d'oreilles que nous «lions décrire, (voy. plus bas, n** 37), Elles ont perdu tout leur éclat.

5ft. — Bois recouvert d'une feuille d'or. Un croissant sur uae tige. Usi^ge inconnu. Trouvé À Saqqarah sur une momie gréco-égyptienne.

SALLE INTÉRIEURE l'iU

Face postéiloiira.

37. — Une paire de magnifiques pendants d'oreilles en or, recouverts d*un riche vernis rougeâtre. Ces orniemeiUs pesants R^OBt pu servir qu'attachés paruniil^ soit à roreilleelle-mème autour 4e laquelle ce fil se sei'ait enroulé, soit à la coiffure symbolique dont était décoré le personnage auquel ces pensants d'oreilles furent destinés.

Un disque lenticulaire, garni à sa circonférence d'une gorge de poulie, forme la partie principale de nos deux monuments. A ce disque sont suspendus cinf urœus coiffés du soleil, qui eux-mêmes soutiennent, au bout de sept chaînettes d'or^ sept urœus également munis du globe emblématique.

Le disque principal a des ornements sur ses deux faces. D'un c^té sont cinq autres uroeus (d'<eux d'entre eux sont coiffés de la couronne Atefy les autres portent sur la tète le globe ordinaire); de l'autre côté on lit, dessinés en fils d'or soudés au champ du disque^ les nom et prénom de Ramsès XlII. Une dentelure de triangles en grenetis complète la décoration.

Un vieuK sanctuaire, où les débris de la YI"' et de la Xllm» Dynastie abondent, existe à Abydos, dans la partie septentrionale des ruines de cette ville célèbre. Une momie, sans légende qui nous fasse connaître ses titres et son nom, avait été ensevelie sous le dallage de ce sanctuaire. C'est sur cette momie qu'ont été trouTés les deux pendants d'oreilles que nous venons de mettre sous les yeux du visiteur.

58. — • Avec la même momie ont été découverts les débds d'un bel ornement de poitrine composé de petites e'gides d'or massif. Le travail de ces imperceptibles monuments est extrêmement fin. Les tètes symboliques de Pascht, d'Hathor^ d'Anhour, de Phré, sont traitées avec une délicatesse si grande que quelques- unes d'entre elles ne perdent rien à être étudiées à la loupe.

1(9 . — Une étteraiiée bnute, <ovifornMt» enfetnée dans une résille d'or. Ce travail, ne pouvant être obtenu que pariasc^u-

rlure successive de chaque petite maille, frappe à bon droit l'attention des connaisseurs.

. 40. — Une statuette d'Ammon. Or massif.

41. — Un urœus dres:é sur sa queue. Il porte le disque sur sa tête. Or massif.

42. — Lapis-lazulî. Amulette en forme de stèle. D'un côté^ image de Phvé en relief. De l'autre Hathor et Toum en creux.

45. —Jaspe fleuri. Pierre gnostique. Le sujet principal représente un dieu solaire ^ entouré d*attributs compliqués, et debout sur deux crocodiles.

Face latérale droite.

44. — Plusieurs scarabées montés en or. L'un d'entr'é eux est d'or massif.

45.— Plusieurs feuilles d'or, décorées de figures repoussées en bas-relief : éperviers mitres, scarabées , dieu Bes, vases funéraires à tète humaine surmontée de la couronne Atefy etc. Ces monuments sont tous d'époque gréco-égyptienne, et portent plus ou moins de traces de l'influence de Tart grec.

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