‹ Description du parc égyptienChapitre 9 sur 75 · Meatphiv. — Oraudes-PjnraadieB. Di&rit · texte numérisé non relu

Meatphiv. — Oraudes-PjnraadieB. Di&rit

Vers le côté sud-est du Grand Sphinx de Giseh, il existe un édifice^ tout entier de granit et d'aMtre^ qui serTait de temple à la divinité (Hor-em-Khou, Armachis) adorée sous la forme du Sphinx. C'est dans Tune des chamhres de ce teinple que se trouve un puits à eau qui devait servir aux ablutions saci'ées^ et c'est du fond de ce puits^ où elle avait été précipitée à une époque inconnue^ que nous avons retiré la statue de Chéphren.

Les inscriptions gravées sur le socle ne laissent, en effet, aucun doute sur Tidentification de ce monument, qui repuesente Schafra, ou Chéphren^ le fondateur de la detn^me Pyramide.

Le roi est représenté assis^ dans l'attitude imposée par les lois religieuses de I*Égypte. Derrière sa tête est dd>out un épervier, les diles ouvertes en signe de protection. Le roi a la maiin gauche élendue sur la jambe; la main droite tient une bandelette ployée. On remarquera les détails du siège, i^s bras se terminent par des tètes de lion. Sur ies (Mes tmt figurées en relief épais les tiges des deux plantes qui désignent la Haute et la Basse-Egypte, enrouiées autour du carattèrc Sam, symbole de réunion.

L'ensemble de cette^statue est empreint d'une certaine ma-

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jesté tranquille qtn diaraie «t qui étonne. La tète, d'une conservation incroyable, doit être le portrait da roi dans son âge mûr. Les épaules, les pectonmx, tes genoax surtiMit, trahissent un ciseau puissant que la difficulté de la matière n*a pas rebuté. Plus qu'à aucune autre époque peut être la nature a élé observée et rendue. Au milieu de tant d'adoiirabks statues de T^ncien-Empire que possède le Musée du Caire, notre Chéplu'eny comme œuvre d'art, n'occupe sans doute pas. le premier rang. Mais que Tart égyptien ait déjà pu, il y a soixante siècles, produire une statue qui, sans être absolum^t un chef-d'cBuvre , dépasse cependant le niveau ordinaire de la sculpture égyptienne; que cette même statue, à travers tant de siècles et tant de causes de destrnclion, soit venue jusqu^à nous, à peu près intacte, c'est là un fait dont se réjouiront tous les amis des études archéologiques. Je n'ai pas besoin d'ajouter que la découver.te de la staûie de Cbéphren sera une révélation pour ceux qui, encore aujourd'hin, nient obstinément les conquêtes do Ghampollion et accusent les fondateurs des Pyramides de n'avQir pas même connu récriture.

Huit autres statues, toutes gravées au nom de Chéphren, ont été trouvées avec la précédente dans le temple du Grimd- Sphinx, Sept d'entre elles soat mutilées et peu¥ent être regardées comme perdues sans retour. La huitièiae est le numéro suivant.

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