‹ Description du parc égyptienChapitre 8 sur 75 · I. Plafonds et stèles · texte numérisé non relu

I. Plafonds et stèles

IL Monuments divers.

L — Plafonds et Stèles.

Le motif de décoration qu'on voit reproduit sur les trois plafonds de la salle est un de ceux que les Égyptiens ont le plus souvent employés. On le trouve à Thèbes aussi bien qu'à Memphis^ sous TAncien aussi bien que sous le Nouvel-Empire.

Les détails principaux en sont empruntés, selon Tusage le

plus généralement suivi, au règne végétal. Au milieu des calices de lotus ouverts^ les noms de Ti et de Phtah-hotep, fonctionnaires de Memphis, aux tombeaux desquels appartiennent presque tous les sujets reproduits sur les stèles, sont symétriquement disposés.

A ces mêmes fonctionnaires se rapportent les légendes en grands hiéroglyphes qui bordent les plafonds de chaque côté. Celle de droite se lit : le chef des secrets (le secrétaire) de la maison d*adoration dans le cœur de son maître, Vun des familiers de Vamitié (du roi), Ti, (0 toi qui es) enfanté 'par le ciel, (toi qui as été) conçu de NoiU, (toi qui es) issu du germe de Seb, qu'il aime^ ta mère Nout s*étend sur toi en son nom d^Abyme du Ciel ! elle fait un dieu de toi, en annulant tes ennemis^ (ô loi qui es) chargé de tous les travaux du roi, Ti /. L'invocation qui occupe le côté gauche est la répétition de la précédente avec le seul changement des titres et du nom propre, qui est celui de Phtah-Hotep. l.e défunt est ici un des familiers de l'amitié (du roi); il est en même temps le chef du,^, du Pharaon, le chef de tous les travaux du roi, le farent du roi.

Il n*est personne qui ne remarque le mode particulier d'ornementation employé tout à la fois pour le fond auquel les stèles sont adossées et la paroi tout entière de la porte d'entrée.

Bien qu'on en voie quelques exemples plus tard, ce curieux agencement de lignes droites est propre à l'Ancien- Ëmpire. Aux Pyramides^ à Abousir, à Saqqarah, à Zawyet-el- Maïtin, à peine trouve- t-on un tombeau où il ne soit point employé; sur les stèles, sur les façades sculptées de certains hypogées, sur les sarcophages même, il est partout.

Que dans ces sortes de poutres ou de planches dressées, traversées horizontalement par d'autres planches et d'autres poutres^ nous ayons à voir comme un souvenir du temps où l'Egypte bâtissait ses maisons et même ses palais en bois, c'est ce qui est évident.

Chose remarquable, c'est donc de rarchaïsme que faisaient déjà les architectes qui ont élevé pour Kaa le tombeau dont nous reproduisons dans notre temple les lignes principales.

A mesure qu'on TétiuMe, l'antiquité (^gyptieoiie semble ainsi s'enfoncer de plus en plus et littéralement se perdre dans h nuit des temps.

Il nous reste à décrire les $téleSy au nombre de sept^ qui couTrent les parois de la salle.

^Les scènes curieuses qu'on y voit sont copiées^ avec.toute l'exactitude qu'on a pu y mettre, sur les murs des tombeaux de Ti et de Phtah'hokp, foncttonnaires de TAncien-Empire^ déjà nommés.

On remarque qu'elles sont toutes tirées de la vie civile. Aucune divinité n'est présente; aucun symbole religieux n'est apparent. C'est là un caractère d'époque qu'il est bon de noter. A partir de la XVin* dynastie, les tombes sont en quelque sorte envabies par la religion. Le défunt ne s'y montre qu'en» vironné des mille divinités qui rendent si compliquée l'étude de la mythologie égyptienne. Ici, rien de semblable. Les tombes de l'Ancien-Empire ont une austère simplicité que les monuments funéraires des autres âges ne retrouveront plus. Le dieu suprême des morts y est à peine nommé. Pas de mythe, pas même de prière, excepté de temps à autre une courte invocation à Anubis^ le gardien des nécropoles. Cest au souvenir de la vie terrestre que le sujet de tous les tableaux qui ornent les parois des tombeaux est emprunté. Le défunt est représenté au milieu de sa famille. 11 pêche, il chasse^ il na» vigue. Des serviteurs ensemencent des champs où va bieirt^t croître une récolte abondante de blé. Ces diverses repr^entelions sont animées par des légendes, hiéroglyphiques écrites avec la concision du temps. Tantôt le sujet du tableau est ainsi expliqué : Aspect des offrandes faites au chef de wais&n par les esclaves des domaines de la Uaute et de la Bosse*' Egypte, Tantôt les légendes reproduisent les dialogues que les personnages qui les accompagnent sont censés avoir entoa eux. Au-dessus d'un enfant qui tend une corde à un homme de«* bout devant lui^ on lit : Tieks, pére^ prends la corde! A côté de plusieurs ouvriers qui travaillent se trouvent des interjections du genre de celle-ci : Saisis fortement le bois! Sois prêt! Du cowoffiJ Un ouvrier prépare des oi^i pour U table; on lit au-dessus de sa tète : TroMiille, et une oie U Mra dormié

}>our ta fétel Un prtoe iairaole un bœuf; il dit à son Yoinn : R€aar4k ce smg, U ^8i pur! On n'a qu'à jeter les yeux sur les représentations funéraires qui couvrent les cercueils des momies (XX1I% XXV[« dynasties) exposés dans la salle du Temple pour voir la différence qui existe (quant aux sujets coasaorés à la décoration des tombeaux) entre le Nouvel et l'Âncien-Empire. La plupart des scènes funéraires du Nouvel-Empire sont fatigantes par Texcès et la complication des mythes dont on les a chargées; sous FAncien-Erapire, nous n'avons affaire qu'à des tableaux de la vie privée si simples qu'ils s'expliquent en quelque sorte d'eux-mêmes.

Nous savons déjà que les stèles sur lesquelles plusieurs des scènes dont nous venons de parler ont été repioduites sont au nombre de sept Nous allons les décrire successivement en faisant le tour de la salle et en commençant par la droite.

Première stèle. — La même légende deux fois répétée (de droite à gauche et de gauche à droite), décore le pourtour de la stèle» On y lit les titres déjà connus et le nom de Phtah- Hotep. C'est, en effet, dans le tombeau de Phtah-Hotep qu'ont été copiés les tableaux reproduits dans Tintérieur de la stèle (i).

Premier registre, — Fabrication du vin.

Deuxième registre, — Quatre hommes traînent deux cages dans lesquelles des animaux féroces sont enfermés. Des hyènes^ des lévriers sont tenus en laisse par d'autres serviteurs de la maison de Phtah-Hotep. Ces scènes peuvent se rapporter à quelque épisode inconnu de la vie du fonctionnaire que nous venons de nommer.

Troisième registre, — Scènes des champs en présence du fils de Phtah-Hotep. Chasse à l'antilope. Combat d'un lion et d'un taureau. Un hérisson sort de son trou, etc.

Quatrième registre,-— Des serviteurs de la maison de Phtah- Hotep se servent de grands filets pour la châsse à Toie dans les marais. Cinq d'entre eux emportent les animaux déjà pris.

(1) Pressés par le temps, nous avons dû avoir recours à l'obligeance et au talent de M. H. de Montaut, qni a bien voula se ehacger de l'exécution de cette stèie.

Cinquième registre. — Pèche et préparation du poisson. Il n'est pas inutile de remarquer que quelques-uns des personnages iigurés dans ce tableau ont la tète rasée sur le sommet et le crftne singulièrement aplati. Il semblerait y avoir là comme Tindication d*une race étrangère qui fournissait à l'Egypte soit des esclaves^ soit des serviteurs libres.

Sixième registre, — Joute de mariniers sur l'eau. Le mouvement hardi de quelques-uns des personnages frappera tout le monde. On trouve dans diverses nécropoles de TAncien- Empife des scènes analogues qui, par la variété des poses, la richesse du dessin, le fini et l'ampleur de la sculpture, appartiennent à Tart le plus élevé. Cette liberté d'allure est propre aux époques les plus reculées de Tart égyptien , et' ne se rencontre que très-exceptionnellement plus tard.

Septième registre. — Tours de force exécutés par de jeunes garçons. Selon l'usage du temps, le nu est peint en jaune, comme celui des femmes. Toutes ces scènes sont censées se passer sous les yeux de Phtah-Hotep représenté, dans le monument original, debout dans un coin du tableau et le bâton de commandement à la main.

Deuxième stèle. — Nom et titres de Phtah-Hotep (quatre fois répétés'). Aux titres déjà connus (plus haut p. 29 ), Phtah-Hotëp joint ici celui de Prêtre du roi Schafa. On sait que les rois égyptiens, comme fils du Soleil , étaient divinisés de leur vivant et que des prêtres étaient attachés au culte qui leur était rendu.

Troisième stèle. — Au pourtour, nom et titres do prêtre Ti. Il faut supposer le défunt de proportion colossale et debout à Tun des côtés du tableau. L^ scènes suivantes se passent devant lui.

Premier registre. — A gauche, fabrication de vases. A droite, des scribes accroupis munis de leurs instruments.

Deuxième registre. — Continuation de la scène des vases. A droite, des ouvriers se servent de chalumeaux pour alimenter le foyer d'un fourneau.

Troisième registre. — Continuation de la scène des vases.

Quatrième registre. — Transport de deux statues destinées

au tombeau de Ti. Deux statues, qui peuvent être celles-ci^ ont été effectivement trouvées pendant le déblayement de la tombe de ce personnage. Elles étaient malheureusement trèsmutilées. Les morceaux en sont conservés dans la collection de Boulaq.

Cinquième registre. — A gauche, sculpteurs dans leur atelier. A droite, scènes diverses dont le sens est difficile à préciser.

Sixième registre. — Chantiers de bateaux en construction.

Septième registre, — Menuisiers dans leur atelier.

Hmtiéme registre. — Deux nains fabriquent des colliers. Des ouvriers apportent des ustensiles divers.

Quatrième stèle. — Moulages exécutés en plâtre sur les creux apportés d'Egypte. Les scènes qu'ils reproduisent sont tirées des deux tombes déjà nommées. Bien que les épreuves que nous mettons sous les yeux du visiteur aient été un peu altérées par des causes diverses , elles suffisent pour donner une idée de la finesse de détails qui distingue les tombes de l'Ancien-Empire.

Cinquième stèle. — Au pourtour, titres et nom de Ti.

Premier registre. — Navigation. Barques à voile. En comparant ces barques à la dahabieh moderne exposée au pont d^Iéna, on aura la mesure des changements apportés dans les instruments qui ontservi ou qui servent au transport des voyageurs sur le Nil.

Deuadème registre, — Au centre, chasse à l'hippopotame dans les marais. Pendant qu'un de ces animaux est pris au moyen d'un piège qui lui est tendu de l'une des barques, un autre livre un combat à un crocodile qu*il a saisi par le milieu du ventre. Les scènes que nous analysons ici se passent à Memphis. La fréquence des représentations de ce genre qu'on trouve dans les diverses nécropoles dé cette ville fait supposer que sous TAncien-Empire les crocodiles, qu'on ne voit plus que très-loin dans la Hàute-Égypte, et les hippopotames qui en ont complément disparu, vivaient dans les eaux du Nil, aux abords de cette capitale septentrionale de l'Egypte.

Troisième registre. — Pèche et préparation du poisson.

Quatrième registre. — A gauche, un homme pèche. Il est

ams dans une petite basque en roseaux de papyrus. Âa ee»tre^ des Taehes passent à ^ué un des eanatix du fleuve. Au fond de l'emi, deuK crooedâlce» Le passage du fleuve, malgré ce dangereux voisinage, est un fiût dont les voyageurs peuvent être à chaque instant témoins dans la Haute-Egypte.

Oinqfdénie registre. •— Pêche à la senne.

Sêaoiéme registre. -^ Autre joute de mariniers, du même style hardi et pittoresque que nous avons déjà remarqué danslascène analogue du lombeandePhtah-hotep. (Voyez plus haut.) •

Sixième stèlb. *•<' RéfëtitioR identique de ia deuxième.

Septième stèle. •— Au pourtoar, titres et nom de Ti.

lh*emier registre. -**- Pasteurs conduisant des boucs et des chèvres à grandes cornes. A droite, des honmies bêchent la terre avec éog iioyaux.

Deuxième registre. •<- hœàh blancs amenés pour les sacrifices 4pi'<m va accomplir dans ^intérieur de la tombe de Tf , conforméme/it aux rhes en usage à oette époque.

Troisième registre."^ Iqtérkuar de baes^oeur. Engraissage de demoiselles de Numidie et d'oies.

Quatrième registre. *— Deux autres boeufis blancs amenés peor le sacrifice. Des servîtenrsde la maison de Tt s'occupent de travaux d'agriculture.

Cinquième registre. «- Un nain conduit un singe vert. Un bossu tient deux lévriers en laisse. Ces personnages ont, sans nul doute, figuré dans la domesticité de Ti. A gauche du tableau, nouvelles scènes d'agriculture.

Simiéme, septième et hvMième registres. — Autres scènes de la vie agricole qui s'explitinent d'eUesHnèmes. Dans l'angle à droite, bastonnade.

Après cette description des plafonds et des stèles, nous allons pesiar à celle des monuments divers qui meublent la salle Intérieure du Temple.

IL — liovuMEms mvBRS.

Au musée de Bouiaq apparttentent tous les monuments^

sans exception^ qui garnissent )a salle intérieure du Temple.

Le musée de tevlaq est de fendation réoente. Il est sortie

SALLE INTÉRIEURE 3î)

•comme un bien, du mal même que causaient à la sckace, et les besoins nouYeaux nô& de la civilisation introduite en Egypte par Méhémet-Ali et Télan que la découverte de GhampoUion im|Mrima subitement à Tétude des antiquités égyptieones.En effet, il y a quelques années CRCore^ la constructioA d'une usine, d'un pont^ d^une maison était-elle décidée, qu'on courait aux ruines les plus proehes comme à une carrière ; d'un autre cèté, les vendeurs d'antiquités étaîei^ à rjQBuvre, et nuit et jour des fouilles aveugles,, entreprises sans autre but que le lucre, dévastaient en les bouleyersant de fond en eomble les temples et les tombeaux. Quelque temps encore de ce régime, et le mal devenait aussi proCmd qu'irréparable. Dieu sait d'ailleurs combien, dans ces recherches brutales et ignorantes, ont péri de monuments q.ui seraient aujourd'hui la richesse et la gloire de la science.

A Saïd-Pacha appartient l'idée, reprise et agrandie par son successeur, d'un service de conservation des antiquités de rÉgypte. Désormais Taccès des ruines sera interdit aux iaéigènes, et les étrangers n'y fouilleront jamais sans firman. Plus de destruction non plus; aux montagnes voisines les conslsneteurs iront emprunter leurs matériaut. Comme conséquence, le gouvernement, non content d'appliquer aox antiquités qui ^ montrent à la surface du soi ce système de conservation passive, ira chercher lui même celles de ces antiquités q«e les sables et les décombres dérobent à nos regards. De là les fouilles^ de là aussi le musée de Boulaq.

Le musée de Boulaq s'élève au bord du Nil, non dans un palais définitif comme celui que le vice-roi a l'intenUoii de construire sur une des places publiques du Caire, mais dans des bâtiments provisoires, remaniés et intallés avec des frais relativement considérables. Les antiquités exposées dans la salle Ultérieure du temple ne sont qu'une minime partie de celles qui y sont conservées. Le musée de Boulaq, par le nomI»re et la valeur scientiQque des objets qui en garnissent les salles, prend en effet un rang très-honorable parmi les musées de Paris, de Londres, de Turin, de Leyde et de Berlin.

Les objets qui figurent dans les collections de Boulaq, aussi bien que dans celles des villes que nous venons de nommer.

ne proviennent guère que de deux sources : les tombeaux et les temples , les ruines des villes ne donnant pour ainsi dire rien.

Les temples étaient ornés avec un luxe dont nous n'avons pas ridée. On y voyait des barques d'or et d'argent, des statues de pierre dure ou d'ivoire avec inscrustations de lapis, de cornaline et de feldspath, des autels artistement ciselés, des vases également d'or et d'argent, des ustensiles de toutes sortes en matériaux rares, sans compter tout le butin rapporté des campagnes lointaines que les rois y entassaient à Tenvi. Tout cela a péri avec le culte lui-même, dont ces objets étaient les accessoires. Aujourd'hui nous n'avons plus, pour ainsi dire, que les morceaux de deuxième rang. Des sphinx, des statues de rois et même de particuliers, des stèles déposées dans les temples comme une sorte de témoignage officiel du souvenir de quelque fait qu'on voulait consacrer, sont ce que l'exploration des temples nous laisse entre les mains. Encore faut-il que ces temples n'aient pas été ou habités (comme c'est le cas trop fréquent) par les premiers chrétiens^ ou ravagés par les Égyptiens eux-mêmes, en exécution du décret par lequel Tbéodose abolit définitivement la religion chrétienne (on dit que quarante mille statues périrent dans ce désastre) , ou trop fréquemment visités par les chercheurs de trésors. Dans ces dernières années, nous avons déblayé^ nettoyé de fond en comble avec un soin minutieux les immenses temples d'Edfou, de Dendérah et d'Abydos, et dans, aucun de ces édifices, grands pourtant comme Notre Dame de Paris, nous n'avons même trouvé un fragment qui vaille la peine d'être conservé. En ce qui regarde la salle intérieure du Temple, les seuls morceaux importants provenant des édifices sacrés qu'on y trouve sont des statues de Chéphren (n*" 1 et 2 du catalogue qui va suivre) et la statue d'albâtre d'Améniri-

lis (n« 19).

Autre chose est l'exploration des tombeaux. Les Egyptiens, que la vie en plein air imposée par le climat obligeait ù si peu de frais pour rembellissement de leurs habitations privées, réservaient pour leurs tombeaux une partie ilu luxe de leurs temples. Les tombeaux sont en effet quelquefois de

SALLE INTÉRIEURE o?

vrais monuments pour la grandeur, pour la perfection dés sujets qu*on y a représentés, pour la richesse des objets qu'on y a mis à côté des morts. Mais les tombeaux^ qu'il fallait à tout prix préserver des atteintes périodiques de rinondation, sont intentionnellement relégués dans des endroits plus inaccessibles que les temples : les sables du désert ont été le plus souvent choisis pour cet objet; en outre, les tombes proprement dites^ c*est-à-dire les caveaux où reposent les momies, sont creusés dans le roc dur et sec queces sables recouvrent. Les nécropoles égyptiennes sont donc, pour rexplorateur, une mine bien plus féconde que les temples. Là se rencontrent ces mille objets qui sont le fond solide de toutes les collections, et en particulier de celle de notre salle intérieure. Nous savons déjà qu'une tombe égyptienne complète se compose toujours de trois parties : de salies à Pair libre où Ton entre à certains jours; d'un puits vertical taillé dans le roc; au fond de ce puits (qui a quelquefois jusqu'à 25 mètres de profondeur), de caveaux à jamais inaccessibles, du moins dans Tintention de leurs fondateurs. Aux chambres à l'air libre appartiennent des tables à libations (plus loin, n«^ 17 et 18), des statues (plus loin, n** 3 et suivants), des outils, des vases; c'est sur les murs de ces chambres à l'air libre que sont gravées, sous TAncien- Empire, les curieuses scènes dont les grandes stèles de Tinterieur de notre temple oifrent plusieurs spécimens. Dans les caveaux inaccessibles se trouvent, au contraire, les objets qui touchent plus directement à la personne du mort : les amulettes , les figurines de dieux, les bijoux, les vases funéraires , les emblèmes, certains papyrus , les ustensiles de ménage, les boîtes de momies, les momies elles-mêmes proviennent des caveaux.

Comme le Temple, la salle intérieure nous offre des échantillons de l'art égyptien à ses époques principales. On remarquera cependant que nous avons particulièrement soigné, à cause de l'importance du problème qui s'y rattache, toute la période correspondant aux premières dynasties.

C'est ainsi qu'on trouvera réunies ici tant d'oeuvres d'art ( le Chéphren et la statue de bois, entre autres), qui ont le privil'^ge d'être en même temps les plus anciennes et

■38 . TJSKPILE

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Npttf. idloBs mwatenant dimnor^ en riemprunlaiit tout siioplcioant i la NcéicBJsammmf^desmommmés wsqposés-êmi Us galeries du immie de jQ»Zag> la <lttfwriplion des ^gI% qui représeetent ee musée à rExpoeâtioiu

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