‹ Description du pays des Ségusiaves, pour servir d'introduction à l'histoire du LyonnaisChapitre 13 sur 36 · CIVIT SE · texte numérisé non relu

CIVIT SE

(1) Inseript, antiques de Lyon, p. &32) n« 26.

(2) Elles ont été données en fac-simile par M. Roux, dans set Bêcher^ éhes, pK 4, 6, 6 et 7.

Voyez pour la restitution les colonnes III et IIII (§§ ik et 15), qui sont plus complètes. Nous ferons seulement remarquer ici les mots de Civit{as) Seigmiavorurri) qui paraissent à ravant-demière ligne , et qui devaient ôtre suivis du celui de libéra aujourd'hui effacé, mais qui se trouve sur plusieurs autres inscriptions données plus loin.

Déplus, on remarquera qu'ici les distances sont indiquées en lieues gauloises {leuga /), à la fin de Tinscription, et non en milles, comme cela avait Iteu dans les pays voisins. C'était en effet un privilège réservé à la Gaule celtique, comme nous l'apprend la Table de Peutinger, où on lit, au-dessus du nom de Lyon : « Lugdune caput Galliarum usque hic le(u)gas. »

Voyez sur cette inscription les observations jointes à la précédente.

IMPCAESCIVERO MAXMINOPiOFELIG AVGGERMANICOMAX SARMATICOMAXDA.

CICOMAXFONTMAX T...POTIIICOSPRO

COSPPOPTIMOMA

XIMOQVEPRINCN

CIVITSEGLIBERA LU

Ici la qualification de libre donnée à la cité des Ségusiaves est parfaitement lisible : Civit[as) Seg{u8iavorum) libéra. Cette qualification, du reste, se retrouve sur plusieurs autres inscriptions, et dans Pline lui-nîême, comme on le verra plus loin. Sur la troisième colonne (la suivante), au contraire, le nom^ du peuple seul est rappelé absolument, sans qualification aucune {po8ueruTU Segnsiavi); mais cette formule est beaucoup moins fréquente que l'autre.

L'inscription se termine par l'indication de la distance : leuga II (2« lieue).

fragment. Voici la restitution intégrale des quatre lignes dont noas avons le commencement.

IMP GAES G MESSIO TRAIANO OVINTO DECIO PIO FELIGI AVG PONT MAX TRIB POT

Voyez pour la restitution l'inscription suivante, conçue dans les mêmes termes et placée sur la même voie, immédiatement après celle-ci, qui devait se terminer sans doute par les lettres LI (leuga prima).

L'inscription suivante se lit sur un fragment de colonne milliaire

qui * servit longtemps de seuil à la porte de la cour du château de

Poncins, près de Feurs, et que M. de Poncins fit ensuite transporter

dans une de ses propriétés à Saint-Gyr-les*Vignes, où elle se trouve

encore :

TRAIAN

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