MINÉRAUX
sseren revue les principales substances u'on trouve à Siam. J'ai déjà dit qu'il menses salines où l'on fait évaporer mer aux ardeurs du soleil. Quand la isez épaisse, on la casse, on ramasse le tas, et on en charge les barques. Au eilines, il se forme, à part, du sel amer e magnésie, qui est employé comme
on consomme beaucoup de salpêtre tionner la poudre et les feux d'artifice, ment on le prépare : on va dans les ca-
vernesoii séjournent les chauves-souris, on râmasw leur fiente ammoniacale qu'on laisse tremper pliH sieurs jours dans une lessive de cendres ; après quBl on filtre, on évapore dans une grande chaudièli évasée, et on obtient parle refroidissement d'assé beaux cristaux de salpêtre. '
L'or se trouve dans plusieurs localités, mais H mine d'or la plus célèbre est celle de Bang-TaphaUif^ dans la province de Xumplion, au pied de hantdi montagnes qu'on appelle les Trois-Cents-Pics.Ottf trouve l'or en grain, et même en pépites, de hi grosseur d'un grain de poivre. On creuse la terrCî: et on va la laver dans des sébilles en bois qu'on fait tourner dans l'eau ; la terre s'en va et l'or reste «n fond. Le roi a mis des gardes autour de cette mituâ précieuse, qu'il fait exploiter selon ses besoins ;ee%: pendant les particuliers peuvent aussi y aller ; ma» ils sont taxés à payer au gouvernement tant d'w^ par jour ; d'ailleurs, presque tous ceux qui y votti . sont pris de la fièvre jaune, et meurent après quint<^ jours ou un mois de langueur ; ce qui empêche bierf du monde d'y aller. •
On n'a pas encore trouvé l'argent à l'état nafîfi mais il s'y trouve combiné au cuivre, à l'antimoine, au plomb et à l'arsenic. Les mines de cuivre sont
très-abondantes ; il y a des montagnes presque loQtes formées de carbonate de cuivre, qui donne taite pour cent de. métal ; presque tout le cuivre
;. p'on en retire, a été jusqu'à présent employé à
|. fondre des idoles colossales.
C'est l'étain qui fait la plus grande richesse minérale de Siam, parce qu'on le trouve en abon- /dance dans plusieurs provinces, surtout celles de ,Ialdng, Xaija, Xumphon, Rapri et Pak^Phrëk. fD'ailleurs, il s'est établi dans plusieurs localités des compagnies de Chinois qui l'exploitent activement. Il y a aussi dans les montagnes de Pak^Phrëk et de Suphan des mines de plomb aborfdantes qui, sans doute, sont argentifères, puisque d'un échantillon de sulfure de plomb pesant cinquante grammes, j'en ai retiré un gramme d'argent. On trouve l'antimoine et le zinc dans les montagnes de Rapri ; mais les Siamois, ignorant l'usage de ces métaux, eroiraient perdre leur temps que de s'en occuper. J'ai vu la mine de fer de Thà-Sung, dont les Chinois ont su tirer un parti si avantageux ; ce sont de gros cailloux de carbonate de fer qui couvrent la plaine sur une étendue considérable. Il y a un canal qui y conduit; les Siamois vont en charger leurs barques, et viennent les vendre à vil prix aux
forges chinoises, où travaillent jour et nuit cinq six cents ouvriers ; le fer^ coulé en plaques épaisse est expédié tous les jours pour Bangkok. On m dit que ce fer était un acier naturel, mais je i me suis pas assuré du fait.
Il est certain qu'il y a des pierres précieuc dans plusieurs localités du royaume de Siam, puj que, dans mes voyages, j'en ai rencontré soi vent dans le lit des torrents et parmi les cailld des rivières ; mais nulle part il n'y en a autant q dans la province de ChanthaburL Les Chinois q plantent le poivre tout autour de la grande mont gne Sababj en recueillent une quantité ; les haut montagnes qui environnent la tribu des Xongs^ les six collines qui sont à l'ouest de la ville, i recèlent en si grande quantité, que les planteu de tabac ou de cannes à sucre, établis au pied i ces collines, vendent ces pierres à la livre ; les pi petites se vendent 16 francs la livre, les moyenn 30, et les plus grosses 60 francs. Voici les princ pales pierres que le gouverneur de Chantluibu m'a montrées : de gros morceaux de cristal ( roche d'une transparence parfaite, des œils ( chat ou pierres chatoyantes, de la grosseur d'ui petite noix, des topazes, des hyacinthes, des gn
, des saphirs d'un bleu foncé et des rubis de "ses nuances. Un jour, j'allai avec une troupe )s chrétiens faire une promenade aux collines les de Chanthaburi^ et je les trouvai parsede cailloux noirs ou verdàtres à demi transits (corindon), parmi lesquels sont épars les its et les rubis, dont nous ramassâmes, en leure, une quantité suffisante pour remplir les mains. Gomme il n'y a pas de lapidaires dans ys, les habitants qui ont ramassé des pierres euses en plantant leur tabac ou leurs cannes re, ne sachant qu'en faire, les vendent à vil aux Chinois brocanteurs, lesquels les expé- . en Chine. Il faut observer, toutefois, que le e Siam s'est réservé certaines localités où les es sont plus belles et plus abondantes ; c'est le erneur de Cltanthaburi qui est chargé de l'exition, et fait parvenir les pierres au palais, où jpies méchants lapidaires malais les polissent s taillent à leur façQn.