NAVIGATION
Du temps de Louis XI Y, le roi de Siam, appelé Phra^Narai, envoya un de ses navires en France, avec trois ambassadeurs ; mais arrivé aux environs du cap de Bonne-Espérance, il périt par un ter« rible naufrage. C'est là la plus grande navigation qu'aient jamais faite les Siamois ; depuis Ion, ik n'ont pas dépassé Ceylan et Calcutta. Tous les ans, ils naviguent en Chine^ à Syngapore et à Java. Ib n'ont que quatre ou cinq capitaines capables de conduire un navire par le moyen des instrumenb nautiques^ tous les autres, ignorant l'art de la navigation f conduisent leur bâtiment par routine» en suivant les côtes et pour ainsi dire à tâtons, h navigation à Textérieur occupe annuellement uM centaine de gros bâtiments; mais le commerce intérieur ou du littoral emploie (dus de mille ba^ ques jaugeant de dix à soixante tonneaux* Lesltei sont très-babiles dans la construction des barquef de toutes dimensions; ils sont aidés en cela par une troupe d'ouvriers birmans, par les Cbinoii et les Annamites chrétiens. Quand on conslruill
ti
I navire, le ministre invite toujours quelque jropéen à venir surveiller les travaux.
PiGHE ET CHASSE.
Quoique la pêche et la chasse soient défendues r la religion, les Siamois ne laissent pas de s^y Ter sur tous les points du royaume; leurs chasurs sont hardis, agiles, très-adroits. Il y en a rmi eux qui vont à la recherche des tigres, et i tuent tous les ans une vingtaine de ces anilux féroces. Us passent la nuit sur un arbre aute de la fontaine où le tigre et le cerf viennent désaltérer, et à chaque fois ils abattent pluurs pièces de gibier. Le port d'armes est permis rlout ; il n'y pas de village où il n'y ait queles chasseurs. Les peaux des bétes se vendent ( Chinois, et leur viande, séchée au soleil, est me grande ressource pour les habitants.
II serait difficile d'énumérer tous les instrumts de pêche employés à Siam. Hors de la caaie, tout le monde pêche avec la ligne, la uble, l'épervier, la senne, le harpon, la nasse, tic[uet, les claies, etc., etc. Â Tépoque où le uve débordé rentre dans son lit, les rivières^.
— asiles canaux et les étangs fourmillent de-poissons; c'est alors que chacun fait sa provision pour toute l'année. On écaille le poisson , on le laisse tremper dans Teau salée pendant une nuit; le lendemain ^ on le lave à la rivière, puis on l'expose au soleil sur des claies de bambous; après t trois ou quatre jours, il est parfaitement sec et se conserve bien ; en vieillissant, ce poisson acquiert un goût de jambon ; c'est une nourriture tr^ |r saine, que plusieurs personnes préfèrent à h viande et au poisson frais.