‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 46 sur 96 · DES TONS DE LA LAJI76UE THAÏ · texte numérisé non relu

DES TONS DE LA LAJI76UE THAÏ

Il y a cinq tons dans la langue thai, savoir :k ton droit ou recto tono, le circonflexe, le bas, k grave et le haut. Les cinq tons s'expriment dm récriture par les lettres qui se divisent en lettm hautes, basses et moyennes, aussi bien que fuk secours de quatre accents lesquels servent à moM fier le ton. Pour se faire une légère idée des t supposons que le recto tono soit représenté par note musicale sol, le ton haut montera au h au si et même jusqu'au ré, selon qu'il s'agira prose ou de poésie; le ton bas descendra au et même jusqu'au ré d'en bas. Quant au grave au circonflexe, il est très-diffidle de les faire prendre au moyen des notes.

L'observation exacte des tons est ce qu'il y a plus difficile dans la langue thai, et quicoo n'a pas Toreiflè juste ne parviendra jamais à bien distinguer; et, comme il y a toujours quani

Qots presque semblables qui ne diffèrent que les' tons, il s'ensuit que celui qui est encore ce dans l'étude de cette langue est exposé à des contre-sens absurdes et ridicules. Par iple, au lieu de dire hm-phet qui signifie diat , il dira kaâ-pet ( tête de canard ) ; au lieu ire ao fai ma, apporte-moi du feu, il dira : ai ma, apporte-moi du coton; ou bien au de klià rak khai, j'aime les œufs, il dira khà khàiy j'aime la fièvre. On s'est amusé à comr certaines phrases assez longues où presque les mots se ressemblent, par exemple cellekhâo bok khao va klài krung kab mi khâo pen ïhâo mi khào khào mén khao klûn mai khào, it que près de l'ancienne capitale il y a une tagne qui a la forme d'une corne où se trouve iz blanc qui a une mauvaise odeur au point a ne peut pas le manger.

i que je viens de dire pourrait faire supposer la langue thai est bien pauvre ; mais il faut idérer d'abord que tous ces mots qui nous issent semblables sont cependant bien diffé- ; et ne s'écrivent pas de la même manière ;' ^cond lieu, cette prétendue pauvreté est bien j'ensée par l'abondance des mots pour expri-

mer une seule et même chose; par exemple, 3^ y a une douzaine de mots pour dire la tète , à' savoir : hûay sisa , sien y sirôt, utdmang, kesdi kramom^ kaban, sieraklào, ket^ kesi, chom. Hf. a une infinité de choses qui s'expriment ainsi par plusieurs termes différents ; ce sont comme autant de synonymes , qui cependant ne pourraient pat-f s'employer indistinctement les uns pour les ao-l très ; car telle expression convient au style ydI-| gaire, et telle autre au style élevé. Les termes enn ployés dans la poésie sont différents de ceux qu'oo emploie en religion, et il faut avoir une granife connaissance de la langue pour savoir choisir les; mots qui conviennent aux différents styles.

DES NOKS.

Il y a une certaine catégorie de noms com ses qui sont fort curieux ; par exemple, pour di fleuve, on dit la mère des eaux ; le lait, c'est F de la mamelle; l'horizon, c'est le pied des cieux la volonté, c'est l'eau du cœur; un fruit, c'est fils de l'arbre ; le cuisinier, c'est le père de la cui«Jii sine; le gouvernail, c'est la queue du tigre; l échelons sont Ve& ew{Qc\ii& de l'échelle ; le comp^

l le bec de corbeau ; la charrue, c'est la tête cochon ; les nœuds sont les yeux des arbres ; [armes sont Feau des yeux, etc.» etc.

DES YEEBES.

>ans la langue tliai le même mot peut servir lora, d'adjectif, de \erbe et d'adverbe, en lui 3ignant des mots qui en modifient le sens. Les bes n'ont pas de conjugaisons, les modes et temps s'expriment par trois mots auxiliaires donnent le sens du présent , du passé et du ir; au moyen d'une particule, d'un verbe actif en fait un verbe passif.

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