‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 47 sur 96 · DU STYLE DE LA CONVERSATION · texte numérisé non relu

DU STYLE DE LA CONVERSATION

■es Thai sont d'une grande politesse dans la rersation ; au point que si l'on adresse la paà quelqu'un sans lui donner le titre qui lui rient, on serait censé lui faire injure. En par^ à un enfant de basse condition on l'appelle rat ; enfants d'un bourgeois on dit monsieur rat, emoiselle souris; si on exprime le nom propre, lit simplement monsieur, mademoiselle, en tant le nom, par exemple, monsieur perro-

quet, mademojsene abeille. On appelle pèr mère les «fants des mandarins; pafl.exem père rouge, mère argent, ou bien père rat, i souris, quand on ne les appelle pas par leur i propre. Les hommes et les femmes du pe s'appellent monsieur, madame, mon chef, mère. En s'adressant à un' homme, s'il est jeune^on lui dit : mon frère cadet» et s'il est âgé, mon frère aine, ou bien mon père, mon on mon aïeul, s'il est beaucoup plus vieu^^f Si laf^ à qui l'on parle est plus jeune, il faut dire ma se cadette, et ma sœur ainée quand elle est plust(| ou bien ma tante, ma grand'mère quand elle déjà \ieille. En parlant à ceux qui sont consti en dignité, on les appelle bienfaiteur, père b faiteur, monsieur le bienfaiteur. Quand on { aux princes, il faut leur dire : puissant seign et en leur parlant de soi : moi qui suis la p sière de vos pieds, naoi qui suis sous la plant vos pieds. Quand on adresse la parole au roi dit : grand et auguste seigneur, divine mil corde, je suis un grain de poussière de vos pi vous dominez sur ma tête. En répondant i grand on doit dire : 6 mon père , ou bien je mande à recevoir vos ordres. Si l'on répond i

e ou au roi 9 à la fin de la phrase on ajoute : ]tuguste seigneur I je demande à recevoir vos s. Les laïques appellent les talapoins phrd : gnifie grand 9 bienfaiteur, seigneur, vous qui e seigneur. En parlant du roi, il faut Tapie maître de la vie, le maître de la terre, le iupréme, le grand roi, le grand et auguste mr qui est à la tête.

I petits dialogues suivants que j'extrais de ma naire ont été composés par un talapoin fort it; j'ai jugé à propos de les mettre ici pour sr une idée de la conversation dans les diffé- ( classes de la société. D'ailleurs chacun de alogues est comme un petit drame qui serfaire connaître certaines particularités conat les mœurs et usages des Siamois.

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