‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 48 sur 96 · I. UN PRINCE AVEC SON ESCLAVE · texte numérisé non relu

I. UN PRINCE AVEC SON ESCLAVE

r a un ordre du prince pour le page de seraonimé Sing, portant : Sing^ va nous cher-

cher le nommé Phuk. M. Sing^ après aYoir- reçi Tordre^ va pour prendre M. Phuk en lui disanl : J'ai Tordre de vous afknener vers le prince. M. Phà et M. Sing arrivent ensemUe dans le vestibule ëi; palais. Le prince interroge M. Sing : Âs-tu a le nommé Phuk? M. Sing prosterné dit : Oai, guste seigneur, je l'ai amené. — Où est donc Phuk? M. Phuk entre en rampant dans le : bule. Ensuite le prince lui demande : Où es-tu allé? je n'ai pas vu ton visage ni tes yeux longtemps. M. Phuk prosterné dit : 0 mou guste seigneur ! j'ai été malade, et c'est pour que je ne suis pas venu ; vous ferez d.e moi ce vous voudrez selon votre miséricorde. — Tu es coquin ; comment as-tu été malade? — ]don guste seigneur 1 j'ai eu mal au ventre. — Soi toi pour te guérir, ensuite tu dois venir vers de temps en temps. — Auguste seigneur ! je vos ordres. — Allons, va-t'en. — Auguste

gneur, je reçois vos ordres.

il. UN GRAND AVEC UN INFÉRIEUR.

Le premier mandarin Kra : lahôm ordondj M. SaniL qui ètavl àe «»ctm^ ç\x\>\\^\^axv\.\^vjK

Janit, il y a maintenant un ordre du roi (pii nous enoint sur notre tête de lever une armée ^ et de placer lotre camp dans la ville du Gamboge. Monsieur ^anit^ il faut porter Tordre du roi aux généraux, à leurs lieutenants et aux secrétaires qui ont des clients et le peuple du roi sous leurs ordres. Lorsque ^ généraux, leurs lieutenants, les chefs des compagnies furent rassemblés, le grand mandarin leur 'demanda : Vous tous, combien avez-vous d'esclaves ^i^if combien en avez-vous de disponibles? Les gé« ^étmx et leurs lieutenants prosternés répondirent : Tous, esclaves sous vos pieds, nous prions le prince tiséricordieux d'avoir de l'indulgence pour nous ; ous n'avons pas eu le temps de rassembler les Uents et les esclaves du roi. — Préparez-les donc ite, vite. — Nous recevons vos ordres, ô prince miséricordieux I nous les préparerons à temps. — îen, rassemblez les troupes pour le temps fixé. — Nii, prince miséricordieux, nous tous ensemble, ^efs des compagnies, nous rassemblerons cin- Uante-cinq mille hommes armés ; nous recevons ^ ordres.

m. UN CLIENT A l'aupienge bu prince.

Sous le prince Kromaludng^ il y avait un homme

nommé Sa. Ce M. Sa étant couché , réfléchissait

en lui-même en disant : Il y a déjà longtemps que je suis esclave, et Je n'ai encore du obtenir ni pierres précieuses ni gain quiconque; quoique je ne ne sois pas riche^ ^'e ne me plains pas ;,eih core un peu de temps, et je n'aurai pas même uo langouti pour cacher mon derrière. Nous îroosi l'audience du prince , nous lui demande|;oos Ja permission de sortir d'esclavage et de cultiver ks champs comme font les pauvres. Ayant médité ceb) M. Sa alla vers le prince. Le prince lui demanda: 5a, pourquoi viens-tu? M. Sd, s' étant prosterné, dit : Mon auguste seigneur, je vous adore et je demande la permission de cultiver un peu les champs* — Bien ; va faire des champs et cherche-nous des poissons et des légumes, n'est-ce pas? M. Sa »■' pondit : Oui, mon auguste seigneur 1 et il adoran: demandant la permission de se retirer. Alors prince dit : Ne t'en va pas si vite. — Mon augusli|^ seigneur 1 je reçois vos ordres. — Écoute; la tu auras cultivé les champs, reviens quelquef(

)us yoÏT. M. Sa répondit : Oui; mon auguste seileur, et il adora en demandant la permission de retirer.

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