VI. UN MANDARIN AVEC lE ROI
L'ordre du roi fut qu'on appelât le mandarin
Kamphëng, qui était à la tête des éléphant»/ Loii' qu'il fut arrivé dans le vestibule du palais, le m lui dit : Le roi de Xieng-Sên nous a offert un élè* phant;Phaja-Kaniphëng, il faut aller le voir.— Mon auguste seigneur ! je reçois vos ordres, moi cheveu. — Voyez s'il est véritablement blanc oi rouge ou cuivré? — Mon auguste seigneur! je
reçois vos ordres, moi cheveu. Le mandarin Kâmphëng adora et remonta le fleuve pour s'assarer de la chose. Mais lorsqu'il fut de retour, il adi en disant : Je prie par la puissance de la po» sière de vos pieds qui protègent ma tête, votre séricorde m'a envoyé pour reconnaître un éBphant mâle, d'excellente race ; ia chose est coi le roi de Xieng-Sën Ta déclaré à Votre Maj
— Bien, mandarin Kamphëng; sa eoulenr peut êti*e comparée à la couleur d'une marmite de I neuve î — Mon auguste seigneur ! je reçois ordres, il en est ainsi. — Quelle est sa haut
— Auguste seigneur ! il a la hauteur de trois dées trois pouces. — A-t-il belle mine? — auguste seigneur ! je reçois vos ordres, il est
— Quand arrivera-l-il? — Auguste seigneur!) reçois vos onlres. moi cheveu : le troisième de lune il parviendra ici. — Hàtez-vous de Y
Wte, vite. — Auguste seigneur 1 moi cheveu, je reçois vos ordres, je me suis hâté.
li.YlI. LE ROI AVEC UN CHEF DES TALAPOINS.
Il y ^vait un chef des talapoins que le roi ai- Dait plus que tous les autres. Quand il eut mangé, e roi lui demanda : Phra-ihèphamôli ^ après la îaison de la pluie, où irez-vous vous promener? Pfira'-thèphamôli offrit la bénédiction au roi en disant : Ma personne ira à Sing-Khaburi pour iervir mon maître qui m'a conféré ses ordres. — Combien de mois resterez-vous là? — Je demande ^ offrir ma bénédiction au grand roi, ma personne y restera un mois. — Celui qui vous a ordonné vit donc encore? — Je demande à offrir ma bénédiction au grand roi , il vit encore. — N'est-il pas bien vieux? — J'offre ma bénédiction au grand roi, il est vieux d'environ soixante-dix ans. — Ses yeux et ses oreilles sont-ils encore en bon état? — Je demande à offrir ma bénédiction, ils sont en bon état. — Tâchez de le servir, car il est bien vieux. Lorsque les talapoins demandent au roi la permission de se retirer, ils le bénissentainsi : Ma personne désire que la félicité, la gloire, l'âge
heureux de toute espèce continuent pour k excellent, suprême et parfait ; pour le gouvem pour le prince doué de mérites précieux. < Theure favorable pour nous tous prêtres d'( la bénédiction avant que nous quittions notr très-excellent, parfait; nous offrons donc i bénédiction en demandant la permission de i du vestibule du palais.
Vm. UN TiXAPOlN AVEC UN LAÏQUE.
Il y avait un talapoin premier lieutenan faisait le plancher de sa maison ; mais il lui i quait environ deux planches. Alors inquiet, sait : Où pourrons-nous trouver au moins planches? Un laïque, son domestique, Taverl disant : J'ai vu quelque part plusieurs plaiu je reçois vos ordres. — Bien ! oii Monsieu a-t-il vues? — Je reçois vos ordres, c'est da maison du mandarin 5/; je reçois vos ordn vous allez les demander en aumône, il me ^ qu'on vous les offrira, je reçois vos ordres. Le mier talapoin Heutenant alla à la maison du i darin5/,qui, l'apercevant, s'écria : J'invi maître bienfaiteur, je reçois vos ordres. Le I
;ibin s'assit ; le mandarin Si lui demanda : Monde»r le bienfaiteur vient, a-t-il besoin de quelque îloseî — Persévérez dans ma bénédiction, grand fcandariu ; ma personne vient pour mendier deux blanches du grand mandarin. — Monsieur bienéiteur, pourquoi me demandez-vous deux planîhesT — Persévérez dans ma bénédiction ; ma per* onne les emportera pour faire le plancher de ma liambre. — Or , deux planches suffiront-elles , nonsieur bienfaiteur? — Persévérez dans ma bélédiction ; ma personne a déjà fait une partie du ilancher. — Monsieur bienfaiteur! vous en avez féjà fait une partie? Moi cheveu, je pensais que DUS ne Taviez pas encore commencé. — Restez ans ma bénédiction ; j'en ai déjà fait une partie. lors il appela : OMa ! allez et choisissez de bonnes lanches, offrez-les au bienfaiteur premier lieumant. Le premier lieutenant le bénit et s'en alla ?ec l'esclave Ma pour voir les planches dans le lagasin des scieurs. Quand il eut les planches, retourna à la pagode.