DS LA DESTRUCTION DES MONDES PAR LE FED
Les mondes sont détruits par parties, comme ils lont réorganisés par parties, et à chaque fois les lix millions de millions de mondes sowl ^^\x\ï^ es uns après les autres dans la direcWoiEv ô^w \v^^\&^
— in —
point de Thorizon (mais tour à tour et gradudlemenl). La destruction des mondes se fait tantôt par le feu, tantôt par l'eau et même par le vent, de sorte que cette destruction est successive et contH nu elle.
L'âge de chaque monde comprend soixantequatre âges intermédiaires; mais qu'est-ce qu'un âge intermédiaire? La vie des hommes la plus courte est de dix ans; lorsque les mérites croissent, la vie des hommes augmente peu à peu jusqu'à ce qu'elle parvienne au nombre appelé amf' khâi (l'unité suivie de cent soixante huit zéros). Ensuite la vie de l'homme décroît jusqu'à dix ans. Cet espace incroyable de temps s'appelle un Age intermédiaire.
Tous les Bouddhas qui ont paru successivement jusqu'à ûos jours (et ils sont en plus grand nombn que les grains de sable de la mer), comme iM ceux qui paraîtront dans la suite à l'infini, ont tous pris naissance dans notre monde ; c'est poiu^ quoi notre monde a reçu le nom de monde glorieux.
Dix mille mondes autour de notre monde éproavent un tremblement à la conception et à la naissance de Bouddha. Dix millions de millions de
londed autour du nôtre sont pénétrét de la ma^ »té et de la sainteté de Bouddha ; mais les moues infinis, sans en excepter un seul , sont éclairés ar la science de Bouddha ; c'est là ce qu'on apelle phtOhakhet ou limites do Bouddha.
* Lorsque le temps de la destruction d'un monde pproche, il apparaît une grande nuée illusoire à iquelle succède une sécheresse de dix mille ans ; uelques anges, prévoyant la destruction du londe, descendent tous les cent ans sur la terre lour prédire la destruction du monde aux hommes t aux animaux qui, s'étant convertis de leurs péihés et étant enlevés par la famine, transmigrent lans les cieux supérieurs* Les damnés et les im-** )ies transmigrent dans les enfers d'autres mondes (ui ne seront pas encore détruits. Alors se lèvent leux soleils qui brûlent tour à tour la terre, de orte qu'il n'y a pas de nuit, mais un jour conti*mel sans nuages ; toutes les rivières et tous les leuves sont desséchés, excepté les cinq grands leuves. Ensuite se lère un troisième soleil qui lessèche les grands fleuves. Les sept grands lacs font desséchés par un quatrième soleil qui surrient. A l'arrivée d'un cinquième soleil, la mer dont la profondeur est de quatte->i\tv%\. xss\\\^
lieuesy la lieue étant composée de huit miBe toises) se dessèche peu à peu. Mais quand un sixième soleil se lève, le monde répand de la fumée pendant cent dix mille ans, et lorsque le septième soleil se lève, le monde s'enflamme et brûle entièrement. Il faut remarquer que ce n'est pas seulement un monde qui est consumé par le feu ; mais qu'en même temps dix millions de mil* lions de mondessont brûlés par soixante-dix millions de millions de soleil. La combustion des mondes s'augmente encore par l'huile de grands poissonsde sept espèces, dont les uns ont huit cents lieues de longueur, d'autres neuf cents, d'autres mille. Le feu est si ardent qu'il consume les six cieux inférieurs, et trois degrés des deux supérieurs. U ne reste rien, pas même de la cendre, de cette épouvantable conflagration à laquelle succèdent des ténèbres très-épaisses pendant des siècles innombrables.
DE LA RECONSTRUriTION DES MONDES.
Lorsque l'époque de la reconstruction des mondes approche , il apparaît une grande nuée qui répand une pluie fine sur tout l'espace des mondes
létruits : les gouttes de pluie grossissent peu à peu, le sorte qu'elles deviennent bientôt d'immenses cataractes. Il y a un certain vent qui retient ces ^ux comme dans un vase, pour qu'elles ne se ré- >andent pas, jusqu'à ce que les eaux atteignent les cieux supérieurs qui n'ont pas souffert de Tincen- Ije, et alors les pluies cessent. Par la vertu des Hérites antérieurs, un vent violent souffle sur les saux qui deviennent plus épaisses; quand ces eaux &ont aussi épaisses que l'argile d'un potier, ce vent e& réduit en masses qui occupent l'espace des netix, et ces masses forment de nouveaux cieu^^ [Mir étages. Mais lorsque les eaux sont diminuées usqu'au lieu que doit occuper la terre, alors se brme la surface du globe; mais» avant tout, le ;rÔQe de Bouddha se forme à l'ombre d'un grand peuplier de l'Inde. Près de ce trône naît un nym-^ phéa qui, s'il n'a pas de fleurs, indique qu'il n'y lura pas de Bouddha ; s'il n'a qu'une seule, fleur, c'est signe qu'il n'y aura qu'un Bouddha, et en général il y aura autant de Bouddha que de fleurs.
Ensuite plusieurs des anges supérieurs, leurs mérites étant anéantis, ont pris naissance sur la terre^ dans un âge et une forme parfaite comme
des angeS) sans distinction dé scxé, brillants, glo* rieux, revêtus d'ornements et d'h&bits précieux, doués de vertus et de courage, pouvant se trani^ porter à leur gré dans les airs, vivant de joie flu lieu de nourriture, et ils ont passé ainsi longtempi une vie fortunée.
Âpres cela, il y en eut un d*entre eux qui, poussé par la gourmandise, voulut goûter la «k Veur de la terre. Cette saveur se répandit An ftuitê dans tout son corps. D'&utres^ le voyant^ Titiiitè* retit, et ils furent bientôt en proie à la Mneuf^ cence, ils perdirent léur éclat, leur gloire et lettt ancienne vertu et demeurèrent dans les ténèbtei, jusqu^à ce qu^enQn un soleil de citiquatile lieiM de diamètre se leva et les éclaira.
Quand le soleil se coucha, le globe de la lune^ ayant quarante-neuf lieues de diamètre, parut; ensuite parurent ensemble toutes les autrél dOnê^ tellations. Après Cela se formèrent lô Meru, Wi des montagnes, les montagnes qui entourent la terre et qui en sont comme les murailles, les autres montagnes, la mer, les lacs et les fleuves, Itt arbres et les plantes.
La saveur de la terre disparut peu à peu, parte que les premiers habitants de la terre avaient do
ûépris les uns pour les au 1res. Alors, on vit pa- (litre une espèce de champignons agréables, odo^ ifèrants et savoureux, que les hommes mangèrent tisqu'à ce que cette nourriture disparut peu à peu, cause de leur orgueil. Ensuite on tit Ci*ottre des liantes rampantes^ belles et savoureuses^ qui ser- Itént de nourriture aux hommes, jusqu'à ce que sur orgueil les fit disparaître entièrement. Après ela ôii tit crottrA une espèce de froment appelé tiUj avec de grands épis, des grains blancs et sans eorees, què Von moissonnait aujourd'hui et qui, b lendemAin, repoussaient et parvenaient à niatu** ité^ et ainsi continuellement» Ce froment avait tous M goûts selon la volonté de celui qui le mangeait, léanmoins il contenait un résidu grossier ; de là lurent les voies excrétoires et la différence des Btèêf puis lés mariages et les enfantements. A ause de la paresse des hommes, le froment sali fut hangé en riz, que Ton voit encore aujourd'hui ; on It obligé de labourer et de cultiver les champs. Test dans ce temps que prirent naissance les vols, Bi calomnies, les mensonges, les disputes et les ombats. Les vieillards, ayant tenu conseil, se réèrent un roi à qui ils payèrent la dime des réoltes.
Quelques hommes, pleurant sur les péchés des autres, se retirèrent dans les forêts et les déserts, errant et mendiant, ou bien habitant des cellules au milieu des bois ; de là l'origine des brames.
L'espace de temps depuis la construction des mondes jusqu'à leur embrasement forme une première époque. Après la conflagration, l'espace de temps pendant lequel des ténèbres très-épaieses occupent la place des mondes jusqu'à rapparilkm de la grande nuée, compose la seconde époque. De l'apparition de la nuée jusqu'à l'apparition dueiH leil, c'est la troisième époque. Le temps qui i^ coule depuis l'apparition du soleil jusqu'à l'appention de la nuée illusoire qui annonce la fia dl monde, forme la quatrième époque. Chacune de ces quatre époques comprend soixante-quatre àgei intermédiaires, et ces quatre époques prises collectivement s'appellent mahu kabj c'est-à-^ire le grand âge.
L'âge dans lequel paraîtra un seul Bouddha s'appelle sarakab; celui qui en verra fleurir deux prend le nom de manthakub: s'il y en a trois, vêt rakab; s'il y en a quatre, saramanthakah^ et Tift dans lequel on \eTta dçiwvv ciac^^Bouddhas (comiM dans le nôtre) setvovnxu^ çKauW\w*b ^^Xssbsrss^^
DE LA lŒSTRUGTION DES MONDES PAR L'EAV.
La destruction des mondes par l'eau ne diffère ie celle par le feu qu'en ce qu'après la longue se-pheresse parait un nuage immense qui laisse tomber une eau corrosive. Cette pluie tombe contiiiaellement et augmente jusqu'à ce qu'elle remplisse ]m dix millions de millions de mondes et atteigne ^ quatrième degré des cieux supérieurs appelés pkrom. Aucune substance ne peut résister à la brce corrosive de cette eau ; aussitôt tout est disibus. Les eaux corrosives s'évanouissent avec les Séments dissous, l'air et des ténèbres très-épaisses occupent leur place. Mais les mondes sont reconstruits comme on l'a dit après la conflagration.