BU MERITE ET DU DÉMÉRITE
Les bouddhistes ne reconnaissent donc aucune cause première créatrice, mais ils supposent toutes choses créées , et alors ils disent que tout se fait, est gouverné et coordonné par le mérite ou par le démérite. Ils attribuent aux vertus générales des animaux la reconstruction des mondes, des cieux et tous les biens en général ; mais ils attribuent aux vices des animaux, pris collectivement, la destruction des mondes, les enfers, le^ différents degrés de peines et tous les malheurs en général. Par animaux on doit comprendre toutes les créatures douées de la vie* Le mérite et le démérite ne sont pas quelque chose de corporel ou de spirituel, ce ne sont pas des êtres, c'est une simple vertu qui provient des bonnes ou des mauvaises actions. La beauté, la noblesse, les honneurs, les richesses, la santé et une vie heureuse proviennent des vertus de chacun dans ses vies antérieures; de même que la difformité^ uue W^^e. extraction, les opprobres, la pausveVfe, X^'èi \sssic\-
dies et les infortunes découlent du démérite de chacun dans les temps passés.
DE LÏ TRANSHI6KÂTI0N DES AMES.
Quand quelqu'un meurt, aussitôt le mérite et le démérite se présentent à lui. Si ^'est le mérite qui ouvre la voie le premier, il prend naissance dans une condition meilleure et plus heureuse, ou bien il monte à quelque ordre des cieux. Mais si, au contraire, c'est le démérite qui ouvre la voie, il nait dans une condition plus méprisable, ou bien dans quelque degré des enfers^ ou dans la région des monstres, ou parmi les géants, ou au milieu des animaux privés de raison. La jouissance du bonheur use le mérite, de même que le démérite s'efface par la souffrance des peines et des malheurs. Ceux qui sont dans les cieux, lorsqu'ils meurent, passent sur la terre ou dans les enfers; mais ceux qui sont dans les enfers ne peuvent reprendre une nouvelle vie parmi les hommes, qu'après avoir passé par tous les enfers supérieurs en suivant les degrés, ensuite dans la région des /nonslres, la Té^\ot\ dçi% %éauts et enfin par le corps ries an\mav\\. Ç\\^e.vv\\ sv^îxV ^^v^\^^^
lions innombrables, ce qu'on appelle vien^kot vien-taiy ou succession continuelle de naissances et de morts. Excepté Bouddha et les saints du pre*
mier ordre, tous oublient leurs vies passées dont le souvenir est effacé à chaque fois par un certain vent.
Les âmes doivent nécessairement subir des transmigrations jusqu'à ce que, s'élevant peu à peu par les huit degrés de sainteté, elles soient délivrées de toute concupiscence ; et alors, ayant traversé la mer orageuse de ce monde, elles abor-* dent au rivage tranquille et étemel que l'on appelle : Muang-kèO'-amatha^maM'nirîiphan, le royaume immortel et précieux de la grande extinction ou anéantissement.