‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 82 sur 96 · DES PRET OU MONSTRE · texte numérisé non relu

DES PRET OU MONSTRE

Au dessus des enfers et dans les forêts Himaphan est la région des monstres. Ces j^re^ ont une forme hideuse et tout à fait horrible. Us souffrent une soif continuelle ; mais il ne leur plaît pas de boire de Teau ; ils vont errant de côté et d'autre pour boire l'humeur qui découle des narines, la sueur, la salive, les flegmes, le pus, Turine, les excréments et toutes les ordures de cette espèce qui font leurs délices. Quelques-uns d'eux mangent les charognes. D'autres, dont le corps est très-gros, ont une bouche aussi petite que le trou d*une aiguille et souffrent une faim continuelle. D'autres, très-maigres, ressemblent à des squelettes, et leur corps répand au Join une puauleirc \xi^\v^^qîv\sJû\^* ^if^ci^^^es-uns ont la forme de sev^e^V^, ^^ ^^^^^-^ ^^ ^\mv>

tigres, etc. 11 y a des prêt qui n'ont qu'un pied, un œil, une maiii; il y en a qui ^omissent des flammes parla bouche, dont le corps est enflammé, et qui ont des cheveux hérissés et brûlants ; il y $i <les prêt blancs, noirs, jaunes, gigantesques, oou- Terts de tumeurs qui répandent du sang et du pus, tlemi^urris, avec une tête énorme, des on^es de fer rouge; qui ont un corps humain avec une tète de bêle ou un corps de béte avec une tête humaine. Les peines des damnés peuvent être abrégées et même supprimées par les su&ages et les aumônes des vivants.

DES AIOMAIÎX PRrVÉS M RAISON.

Les animaux sont incapables de sainteté même cdans le premier degré« On les divise en quatre classes : T Içs animaux sans pieds, 2^ les bipèdes; 3"* les quadrupèdes, 4* les multipèdes. Parmi léfe animaux on compte les naghas ou s0rpénts, qui ont la faculté de prendre la forme des hommes et même des anges. Ils ont sous tetre uii royaume de . cinq cents lieues de largeur et une ville magnifique resplendissante d'or et de piertea ^tfecv^v^afô^ \nô\svmée Hiranjavadi, où habite leur to\*\jfô^^^^^'®*'

des nagkas est appelé Badan. Les naghas sont doués d'une force admirable; ils soufflent un poison mortel, et même ils peuvent tuer les hommes par leur seul regard ou par le contact.

Les khrut ou garuda sont des oiseaux monstrueux, avec le corps d'un homme et le bec d'un aigle; ils habitent le bas du mont Meru; ils peuvent saisir et dévorer les naghas de la petite espèce, mais ils ne peuvent pas enlever les gros.

DE l'homme.

L'homme est appelé manut, parce qu'il est doué de raison et d'intelligence plus que les autres animaux. Les hommes se divisent en deux classes : les hommes méchants, les hommes sages.

11 y a quatre espèces de mauvais discours : le mensonge, la langue méchante et perverse, les médisances, les bouffonneries.

Il y a cinq commandements qui défendent : i^^de tuer les animaux, 2** de voler et tromper, 3* de commettre la fornication et l'adultère, 4"* de mentir, 5* de boire toute espèce de liqueurs enivrantes.

JI y a huU coTumai\âLevxi^w\& oj^v ^^c^^kt observés par les hommes pvewx.', '\\^ w\s\Yt^wv^\v\V^<x^\

commandements ci-dessus avec les trois suivants : s'abstenir de nourriture pendant le temps défendu, c'est-à-dire depuis midi jusqu'à l'aurore ; s'abstenir des comédies, de la danse, des chansons, des fleurs et des parfums ; ne pas dormir ni s'asseoir sur un lit précieux ou élevé de plus d'une coudée, ni sur des coussins.

Il y a trois prières fort en honneur parmi les bouddhistes; ceux qui les récitent pensent s'acriuérir un grand mérite.

La première est intitulée dkan-sâm-sib^nong et commence ainsi : Kesà-lômannakhâ-thanta^ etc. Ce n'est pas autre chose que la récitation des trente-deux parties du corps humain, par laquelle on se rappelle l'instabilité des choses humaines et la mort. Yoici, selon les bouddhistes, l'énumération des trente-deux parties du corps : les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les nerfs, les os, la moelle, la rate, le cœur, le foie, les poumons, l'estomac, le péritoine, les gros boyaux, les petits boyaux, le chile, le suc gastrique, le fiel, les flegmes, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, la graisse liquide, la salive, la morve, les tendons, l'urine, la cervelle.

La seconde prière commence a\m\ \ Uxigfwsà -^^wv-

khava arahang sdmma sàtnphUtthÔ vixa charaM sdmpanô, etc. C'est l'éaumération des qualités divines de Bouddha.

La troisième prière s'appelle phra^trai-sara-^ nakhom, c'est ùiie invocation à Bouddha, à la nature et aux talapoins. Elle commence ainsi : Pku:^ thang saranang khaxâmi , thammang $aranmg khjammi, sangkhang saranang khaxâmi, etc. Ce qui veut dire : Je sais et je crois^ que Bouddha est mon refuge, je sais et je crois que la nature est mon refuge, je sais et je crois que les talapoins sont mon refuge.

DE L'ORtiGim£ DES CHOSES*

^ Selon les bouddhistes, toutes les créatures ont un commencement qui n'apparatt pas; c'est-à-dire qu'ils avouent qu'ils ne connaissent pas l'origine des choses ; bien plus , ils défendent de faire des recherches sur cette origine. Ils reconnaissent cependant que Phra-tham est éternel. Mais qu'est-ce que Phra^tham? C'est ce qui est vrai, ce qui est juste, les lois de la nature, les lois naturelles. Phra-tham est quelcja^ chose d'incorporel, ce n'est pas un espfvV, i\\ wue dw5» Qf5L^\\\si.^5îgXi^-

tîon puisse concevoir; c'est quelque chose d'ineffable.

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