‹ Description et histoire du MarocChapitre 34 sur 50 · Hlfln · texte numérisé non relu

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LesBeni-Ifren^iC^lla. . . 99S— 40jM == 383— 418 Les Bem-Ziii, leurs rmux^ i Fei; 988~I060 » 378— i6S heà Bem-KhaàrouD^ i Sidjelmessa . 976—1063 » 366—455 Les Almorsfides dStniisent les prinëipaa(ës africaines au Magreb. .1 055—1 069 = 447 — 46S

§ r. — DiRism immL \

On sait que les Âbbaasides, descendants d'AUias^ aïeul d'AU'Bt oncle de Mahomet, renversèrent,^ vers Tan 7S0, ks khaiifel oméiades d'Orient, qui descendaient d'Qméià, onde d'Abbas et d'Âbd-AlIah, père du Prophète. Les AKliassides, sous le khalife El-Hadi (786-160), se divisèrent entre rax; et il se trouva dans .le parti vaincu, un membre de leur ' Cunille, Edris ebn-Âbd-Allah, qui réusnt à s'enfuir dans le Magreb. II. vint se fixer & Oullli, non. loin de l'endroit où son fils devait élever plus tard.Fez, sa capitale, et il reçut un bon accueil- de )a part des Berbères de la contrée., Peu attachés aux émirs, lieutenants des khalifes, ils reconnurent volontiers ce descendant et' Ali et de Fatma pour leur chef (788-

Quand Édris eut établi sa domination dans le Magreb, il marcha contre les Berbères de ce pays qui professaient soit le magisDfie (idolâtrie), soit le judaïsme, soit la' religion chréfienhe. Telles étaient les tribus de Fendalaoua, de Behloiila, de Mediouna et les peuplades au territoire de Fazaz, S'étant alors emparé de Temsna, de la ville de Chella et de Tedla , il obligea les habitants , dont la majeure partie était juive ou chrétienne , à embrasser Tislamisme bon gré mal gré. Après avoir ruiné leurs places fortes , il marcha sur Tlenicen, Tan 789-90—473. Mohammed ebn-Khazer^n-

Soolat, chef de cette ville , dont la population se composait dlfrénides et de Haghraouiens, vint au-devant de lui et obtint, par une prompte 'soumission, la sécurité pour luimême et pour les Zenata (1) »

Ainsi Édris fonda, sur la nationalité berbère', bien qu'Arabe lui-même, une dynastie qui partage le Magrebel-Aousat et le Magreb el-Acsa.avec les dynasties médrarite de Sidjelmessa et roustémite de Tehert. L'émir aghlébite n'avait guère qu'une ombre d'autorité dans le sud. Le khalife d'Orient Aroun er-Rechid ne pouvait pas voir d'un bon œil, à l'extrémité de son empire, s'élever, par l'audace d'un parent rebelle, un empire rival ; il donna l'ordre par un envoyé à son .émir Ibrahim ebn-el-Aghleb de le débarrasser d'Édris. L'envoyé du khalife vint lui-même à Oulîli, s'introduisit coinme déserteur et comme médecin dans l'intimité d'Édris, puis il l'empoisonna. Mais le dessein d'Er- Rechid ne fut pas réalisé; les Berbères donnèrent la sépulture à Édris, dans un sanctuaire où il est encore vénéré de nos jours (2), etils reconnurent pour khalife le fils posthume de la victime, qui héritfi aussi du nom de son père. Tel furent les débuts de la dynastie édriside, dont voici

la succession :

J.-c. Hég.

Édris I ebn-Abd-Allah, à Oulîli. . . . 788—9 = 172

Régence ! 791— -2 = I7ë

Edris n ebn-Edris. , 804 ' = 188

Fondation de Fei 807—8 = 192

Mohammed, fils d;Edris n 827—9 = 212

Aliebn-Mohammed. . . . . . . . 836 = 221

Yabia ebn-Mohammed 848—9 = 234

(4) EbQ.RhaldouD, trad. de M. de Slanc, II, 560. ^î) Page 49.

J.-C Hégin.

Ali ebn-Omar-ebn^Edris^ Yahia ebn-el-

Racem-ebn-Edris, Yahia ebn-Edrisp^bn-

Omar 904—5 = 298

n est détrôné par Rîhan-el-Ketami. . . 921 — % = 309

El-Hacen-el^Haddjamebn-Mohammed. . 922—3 « 310-13?

Sa mort 924—5 = 312

Moussa ebn-Abi -'l-Afia s'empare de Fez . 925 — 6 = 313 Rennoun ebn-Mohammed-ebn-el-Racem

règne à Hadjer-en-Nesr,

Samort 948—9 = 337

Aboui-Aïch- Ahmed ebn- Rennoun. Sa

mort 954— n » 343

El-Hacenebn-Rennoun» à Basra: . . . 958—9 ^ 347

n abdique 974—5 = 364

Il ressaisit le pouvoir 983 — i = 373

Sa mort et fin de la dynastie (1 ). . . . 985 — 6 == 375

Ëdris II el-Asgher ou le Jeune, parvenu à Tâge de la majorité, sut conserver rattachement des Berbères, tout en créant près de lui une garde de plusieurs centaines d'Arabes dévoués; il sut déjouer les complots formés contre lui par des sujets en intelligence avec les émirs aghlébites, et Textension de sa puissance dans le Magreb rendant Oulili insuflîsante comme capitale , il jeta les fondements de Fez, sur le territoire des Beni-Borghos, parmi lesquels se trouvaient des mages, qui avaient un temple du feu, des juifs et des chrétiens. Tous furent obligés d'embrasser Tislam.

A la fondation de Fez. en 808-192, un quartier fut réserve aux Andalous, et un autre construit Tannée suivante pour les Cairouanis , qui vinrent à cette époque, au nombre de

\l) M. (le Slane, Introduction à Ebn-Khaldoun, I, xxi.

300 familles, s6 ranger 30us les ordres d'Edris (1). Ce prince bâtit aussi la mosquéiç dite des Ghérifs. Le quartier des Andalous fut peuplé surtout par des familles bannie3 de Cor* doue, après une révolte, sous le khalife oméiade EUHakem ebn-Abd-er-Rhaman (2).

En 814-18 — 199, il reconquit Tlemcen et y resta trois ans. Quand il mourut, en 828-29—213 il avait enlevé aux Abbassides les restes de leur influence depuis le Sous-^el* Acsa j usqu'au Chélif .

Le règne de son fils Mohammed est remarquable par le partage qu'il fit du gouvernement de ses états entre sept de ses frères et un de ses oncles. Il eut à se plaindre àe plusieurs d'entre eux. Hais Ornai*, auquel il avait donné la partie du Rifàl'est deTétouan, combattit ppur son service; il enleva le territoire échu à EI-Kacem, à Touest de Tétouan, et garda le pays que la victoire lui soumit, c'est-àdire le littoral sur la Méditerranée et l'Océan jusqu'à l'Oumer-Bla.

Dans la suite, les princes descendants d'EI-Kacem recouvrèrent ses possessions, et Mohammed, l'un d'eux, fut la tige d'une petite dynastie qui régna dans l'Andjera sous le nom de Beni-Mohammed , avec Ceuta et le château dé Hadjer-en-Nesr, construit non loin.de cette ville, pour < places principale^.

(i) KhoM-Ohaià, Description de r Afrique t dans les Notices et Extraits, t-îll, p 574, par M. Quatremère.

(Il Conde rapporte le fait, mais quelques années plus tard; d*où il suivrait que le nom des Ândalous n'a été donné à leur quartier que postérieurement à sa création^ ou qu'il n*a pas été le premier bâti.b La ÎDcoDsideraJa sana y destemplada severitad de Alhakem. . . diô a la Queva piiebla de Fez ocho mil familias^ y el rey Edris les diô aquella parte de la ciudad que por ellos se Uama barrio de los Andaluces. » {Ilist.

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