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Filets entremêlés dont j'ai parlé, qui s'anastomosent

entre eux.

a. Véritable grandeur de cette particule. Son réseau diffère évidemment du réseau de la figure 1, planche 11, pris sur un enfant nouveau-né, par une plus grande épaisseur et par un certain développement plus considérable des filaments.

Figure 3.

Face interne concave de la rétine de l'oeil gauche d'un enfant. Cette figure est représentée du double de sa grandeur naturelle. L'injection des artères a parfaitement réussi.

a. Le point où le tronc central de la rétine est entouré d'un bord jaune est ici caché sous des rides ou plis. h. b. Plis de la rétine qui cachent le trou central.

c. Insertion de l'artère centrale dans la rétine. c d. Deux rameaux principaux de l'artère centrale qui forment, en quelque sorte, une couronne autour du trou central.

DESCRIPTION FIGURÉE CE l'oe I L HUMAIN. 87

e. e. Le petit carré ponctué désigne l'endroit qui , dans la figure 2, planche 12, est représenté vingt -cinq fois plus grand que son diamètre ordinaire.

Figure 4-

Face sphérique postérieure de la lentille enfermée dans sa capsule, tirée d'un fœtus de sept mois. Elle est représentée d'un diamètre quadruple. Les vaisseaux ont été soigneusement remplis de cinabre.

A. Vraie grandeur de la lentille.

b. Petit tronc de l'artère centrale de la rétine, qui s'étend, à travers le milieu de l'humeur vitrée, jusqu'à la capsule de la lentille, à laquelle il envoie de toutes parts de petits rameaux dont la réunion affecte une forme étoilée ou radiée, tellement toutefois, que les plus gros et les plus déliés se succèdent alternativement, mais sans aucun ordre régulier.

Planche 12.

Figure 1 .

Face antérieure ou visible à travers la cornée , de la portion d'iris que la figure 1 1 , planche 1 , montre par sa face interne b.c.f.g

Quoique cette figure offre cette même portion seulement en sens inverse ou par son côté externe, et que, par exemple, les artères i.k.l. soient très -ressemblantes dans les deux figures, cependant on voit que , dans celle - ci , la partie représentée de l'iris est plus large que dans l'autre. La cause de cette diversité est dans la nature même de la chose; je veux dire que pour rendre d'une manière exacte le réseau des vaisseaux dans le

88 DESCRIPTION FIGURÉE DE l'oEIL HITMAIK.

petit anneau de l'iris, j'ai eu besoin d'un espace plus étendu que celui qui a suffi pour la figure i, planche n. Autrement il aurait fallu supprimer les points n. n: , si nécessaires à la connaissance complète de ce réseau.

a. Véritable grandeur du modèle de cette figure. b. c. Partie du bord de la pupille ou de la marge pupillaire de l'iris.

f.g. Partie de la marge de l'iris qui regarde la cornée, et se voit ici couronnée en quelque sorte par le rameau de l'artère ciliaire longue.

b. c. d. e. Partie du petit anneau, ou de l'anneau interne de l'iris, remarquable par la finesse de ses vaisseaux, qui s'avancent en travers sur de plus gros.

d.e.f.g. Partie du grand anneau , ou anneau externe de l'iris. i.k.l. Trois artères plus grandes que les autres, qui naissent du rameau coronal {f.g-) des artères ciliaires longues, et se dispersent dans l'iris.

m. m. Artères plus petites, qui prennent naissance entre de plus grandes.

71.71. Filets des grandes artères, qui se dispersent dans le petit anneau.

Figiwe 1.

Particule de la rétine de l'œil d'un enfant dont les artères ont été remplies d'un cinabre très-fin : elle est représentée vingtcinq fois plus étendue que son diamètre. Le lieu de la rétine d'où j'ai tiré cette particule est marqué dans la figure 3 de la planche 1 1 par le carré e. e.

a. Véritable grandeur de ce fragment. On voit assez clairement la différence qui existe entre ce réseau et les autres présentés dans les planches n et 12.

DESCRIPTION FIGURÉE DE l'qEIL HUMAIN.

Figure 3.

Partie antérieure de la choroïde avec l'iris et la membrane nommée pupillaire, prise de l'œil gauche d'un fœtus de sept mois. Elle est représentée d'un diamètre quadruple. Les vaisseaux sanguins ont été remplis de cinabre.

Quoique le réseau vasculaire de la membrane pupillaire ail été parfaitement représenté par plusieurs anatomistes , tels qu'Albinus, Blumenbach, Haller, Wachendorff, Walter, Wrisberg, je n'ai cependant pas regardé comme inutile d'en donner une nouvelle figure exacte et soignée, afin qu'en la comparant avec les autres, on en ait une représentation tellement fidèle, qu'on n'y puisse découvrir un seul fil arbitrairement placé.

Au reste , la différence qui existe entre la figure au trait et la figure ombrée vient de ce qu'après la terminaison de cette dernière, j'ai trouvé enfin quelque chose de nouveau. J'ai en effet remarqué que les artères ciliaires longues couraient horizontalement*, ce que j'ai rendu sensible par une figure au trait.

A. Véritable grandeur de ce fragment.

a. b. Choroïde propre du globe,

c. Anneau gangliforme de la choroïde.

c. d. Iris. A travers les espaces que laissent entre eux les

vaisseaux remplis de cinabre , on voit la poussière noire dont sa face postérieure est couverte.

d. e. Membrane pupillaire dont les artères naissent de celles

de l'iris, et dont les veines passent dans les veines de l'iris.

f. Artère ciliaire longue, interne.

g. Artère ciliaire longue , externe.

L'une et l'autre , en se partageant , entourent l'iris d'une espèce de couronne d'où les principales aria

90 DESCRIPTION FIGURÉE DE l'c-E I L HUMAIN.

tères de cette membrane prennent naissance, i. 2. 3. 4- 5. Cinq tourbillons veineux dans la choroïde (i).

Explication de la Planche i3.

Appareil de l'organe de la vision vu de coté , ou surface plane d'une section perpendiculaire du cône de l'orbite gauche avec les parties contenues dans cette cavité.

La section a été faite de manière que le cône de l'orbite, le sourcil, et le globe avec ses dépendances, ont été divisés en deux portions égales, l'une externe, l'autre interne: cette planche donne la coupe de la portion interne.

Je m'étonne que, parmi tant de personnes qui ont étudié ou représenté l'organisation de cette partie si délicate du corps humain, il ne s'en soit trouvé aucune qui ait employé cette coupe si simple pour en bien connaître la structure, pour découvrir l'assemblage de toutes ses parties , et constater dans son intégrité, leur position respective.

Regarder cette figure de l'œil humain comme aussi nouvelle qu'importante, n'est donc autre chose qu'user de mon droit.

Elle peut passer pour le chef-d'œuvre de l'artiste qui l'a nonseulement dessinée avec la plus scrupuleuse exactitude , mais encore exécutée avec la plus rare élégance , et qui n'a pas craint de revenir dix fois sur son ouvrage avant de le terminer.

On a conservé à chacune des parties de l'organe visuel, que l'on voit ici, la situation qu'elle tient de la nature. Dans le modèle qui a servi à la figure i, je ne me suis pas permis d'en-

(i) Ici se trouve dans l'original la septième planche omise dans la traduction; outre les passages qui n'ont trait qu'aux figures supprimées , j'en ai retranché quelques autres qui ne m'ont point paru indispensables, et pouvaient, à mon avis, être omis sans nuire à la clarté. Voyez ci -dessus, page 7. {Note du Traducteur. )

DESCRIPTION jjIGURKE DIÎ l/oEIL HUMAIM. Qf

tamer, avec le scalpel, même de petites portions de graisse, de peur qu'en voulant porter çà-et-là plus de clarté sur certains détails, je ne vinsse à troubler la position de quelques parties délicates.

Aussi , malgré la simplicité de cette coupe et le peu d'art qm se montre dans la gravure , je ne crois pas que , dans tout mon ouvrage , l'organe de la vision soit mieux représenté. Il résulte clairement en effet, soit de l'indication détaillée des parties, soit de la grande quantité de lettres qui les désignent , que l'oeil peut saisir un assez grand nombre d'objets dans un espace qui n'excède pas les dimensions les plus communes.

Il faut être très-familier avec chacune des parties de l'organe de la vue pour se servir utilement de cette planche, où se trouvent tout à-la-fois des déterminations exactes, des éclaircissements nombreux, et des additions inconnues jusqu'ici.

C'est ce qui m'a déterminé à la mettre à la suite des autres.

Pour désigner convenablement chaque objet et le discerner avec facilité, non -seulement j'ai ajouté la planche 1 3 au trait, mais je lui ai encore donné un diamètre triple , et j'ai fait colorier les deux figures. Autrement il eût été difficile de bien rendre les doubles lames des tuniques , et de distinguer des parties assez semblables entre elles, mais de couleur différente; on aurait de plus éprouvé beaucoup d'embarras à chercher les lettres. Il a fallu sur -tout représenter les parties du globe d'un diamètre plus considérable , afin de rendre le rapport mutuel des tuniques plus sensible et plus vrai que dans les figures de grandeur naturelle.

Celle - ci ne sert pas seulement comme les autres figures au trait , à désigner les parties, mais elle sert encore à représenter leur véritable forme , et leur rapport entre elles.

Indépendamment de ce que l'on voit dans les planches précédentes, la planche i3 présente :

La situation, la disposition pyriforme, la hauteur, la grandeur ou la capacité, la direction de l'axe, la graisse étendue sous toutes les parties , la marge et le contour de l'orbite osseuse ;

Le vrai caractère du passage ou de la connexion de la duremère, partie avec le périoste de l'orbite, partie avec la gaine du nerf optique, partie avec les tendons de quelques muscles de l'œil ;

La situation du globe, la direction de son axe comparée avec celle de l'axe de l'orbite; ses connexions, et le mode de sa cohésion avec les parties voisines; les muscles dont il est entouré et les paupières dont il est couvert ;

La vraie situation des tourbillons veineux dans la choroïde, la situation et la direction des artères longues ciliaires et de l'artère centrale de la rétine, l'aplatissement naturel et léger du nerf optique lorsqu'il traverse le canal osseux, et ensuite sa forme cylindrique, sa longueur, sa courbure onduleuse, et son insertion au globe de l'oeil ;

La situation, la direction, la longueur, la grosseur, la forme, la flexion , et l'insertion tant des extrémités des tendons que du ventre du muscle releveur de la paupière supérieure et de celui du muscle droit inférieur du globe; la situation et le volume de la chair du muscle oblique inférieur; la situation, le volume et la largeur du tendon du muscle oblique supérieur;

Les paupières composées de couches, leur application au globe, les plis qu'elles forment lorsque l'oeil est ouvert, et leur développement lorsqu'il est fermé; l'application mutuelle des bords palpébraux , et le petit canal qu'ils laissent entre eux ;

La situation en forme d'X des cils, lorsque les bords des paupières sont rapprochés, et le petit espace qui reste entre les cils et les marges des paupières;

Le passage de la peau de la face dans celle des paupières et dans la conjonctive du globe;

D KSCR IPTION FIGURÉE DE l'oe I L HUMAIN. o/j

La disposition externe, la longueur ou la hauteur, la direction, l'adhésion et les limites des bourses (ou replis) de cette membrane;

La grande quantité de graisse de l'orbite qui, en servant d'appui et de rempart au globe, retient les muscles, les vaisseaux sanguins, les nerfs, et favorise le mouvement de ces parties;

Tous ces objets sont représentés avec la plus grande vérité dans leur grandeur naturelle.

Jl est presque superflu d'avertir que, dans l'explication des figures, il faut ajouter à -peu -près par -tout le mot coupe, attendu que je l'ai exprès omis , tant pour abréger que pour en éviter la répétition fastidieuse. Ainsi, par exemple, les mots A. paroi supérieure de l'orbite , veulent dire coupe de la paroi supérieure de V orbite.

Figure i.

Coupe perpendiculaire de l'appareil de la vision, vue de côté, les paupières fermées.

A. ii. Orbite osseuse.

A. H. Paroi supérieure de l'orbite.

A. B. Face polie de cette paroi tournée vers l'orbite. C.C.G.H. Sa face bosselée tournée du côté du cerveau , et dont les dépressions et les éminences correspondent aux dépressions et aux éminences de la face inférieure du lobe antérieur du cerveau, appuyé sur elle. A.D.E.F. Partie frontale du coronal.

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