‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 10 sur 233 · DES MÉDAILLES RESTITUÉES · texte numérisé non relu

DES MÉDAILLES RESTITUÉES

Plusieurs empereurs , animés du désir de rappeler à leurs contemporains les hauts faits des Romains d’autrefois, firent frapper de nouveau les anciens types en indiquant que ces types étaient , par eux , renouvelés ou restitués.

Voici les noms des empereurs qui ont ordonné ces restitutions et dont il nous reste des médailles ;

Titus. — Domitien. — Trajan. — Marc Àurèle et Lucius Venu'.

I. Nerva n’a point restitué de médailles consulaires ; Gallien ou un empereur

. XITIU

INTRODLCnON.

Ces médailles, t^ui soûl des souvenii-s de l’époque où Rome élait gouvernée par des cousuls , fout , par couséquent , jusqu’à un certain point , partie de la suite des médailles consulaires; et en effet, dans la plupart des cabinets publics, de même que dans ceux des amateurs, elles y sont placées , mais plutôt comme ornement que comme partie intégrante ; d’ailleurs , l’une des raisons qui contribuent le plus à engager les possesseurs de collections de consulaires à les y faire entrer, c’est que, de toutes les classes de médailles antiques , c’est celle des restitutions de Trajaii qui renferme le plus de raietés et les raretés les plus grandes. C'est au point que l’on connaît aujourd'hui quarante-ueuf médailles de familles, en argent, restituées par Trajan , et deux en or; et, que, dans ce nombre, il n’existe peut-être pas dans le monde entier plus de quinze à vingt exemplaires des plus communes; que de la plupart des autres on n’en pourrait citer que cinq ou six, et que plusieurs sont uniques jusqu’à présent.

Eckbel était d’avis que Trajan avait restitué toutes les médailles consulaires; voici ses expressions* : « Trajan ayant restitué des monnaies de familles obscures , comme notamment trois de la famille Rubria , il est vraisemblable qu’il a restitué la plupart des médailles consulairc.s, si ce n’est toutes, ce qu’il ne nous a pas été permis de vérifier jusqu’à présent. Noua en voyons, en effet, le nombre augmenter peu à peu, bien que lentement, et il en existe sans doute plusieurs de cachées dans des cabinets qui nous sont inconnus, n La seule raison qui pourrait faire admettre cette opinion est que de temps en temps de nouvelles restitutions surgissent, et que le nombre de restitutions connues maintenant est plus du double de celles qui l’étaient du temps d'Orsino; mais il me semble que la raison donnée par Eckbel est un peu risquée : car, qui oserait se permettre d’assurer aujourd'hui que ce même Lucius Rubrius, qui nous est inconnu, mais dont

quelconque , entre Philippe et Gallien , n’a restitué que les portraits des empereurs ses prédécesseurs, sans copier de types.

1. « Cùni Trajanus obscurarum fainiliarum nnmmos restituent, ut Iluhriae oniiiino

• très, verisimile est, ab eo illarum plerosque, et forte omnes restitutos, sed quos

• hartenùs Tidere non licuit. Videmus emiu , eorum numeruiu etsi lenté, sensiin ta-

• men aiigeri , et haud diibiè compliires in variis museis latent , sed nobis ignoli. s

nxi\

Trajan avait jugë la famille digae de l'honneur d'une restitution , ne fut pas très-renommé en son temps? En somme , le nombre de types restitués étant comparativement très-faible , je ne puis m’empêcher de , penser que Trajan n’en restitua qu'une partie; et ce qui pourrait donner encore plus de poids à cette opinion , c'est que Marc Aurèle et Lucius Ycrus, qui ont restitué la sixième légion de Marc Antoine , sans qu’on sache aujourd’hui en quoi cette légion s'était particulièrement distinguée, n’en ont pas restitué une seule autre, du moins qui soit parvenue jusqu’à nous.

Les médailles restituées, n’étant citées que très-sommairement dans le cours de cet ouvrage , et seulement en note (car, comme je l’ai dit plus haut , ce ne sont que des sonvenirs ^e la République, et elles ne font pas rigoureusement partie de la suite consulaire), je vais en mettre sous les yeux du lecteur la liste générale et détaillée ; et , vu l'excessive rareté des restitutions de Trajan , je nommerai le plus possible les cabinets où elles se trouvent et, à défaut de celte ressource, les auteurs qui les ont citées.

1* Restitution de Titus.

En fait de médailles consulaires, Titus n’a restitué que la seule médaille en moyen brome de la famille Vipsania , qui porte la tête d’Agrippa; cette pièce n’est pas rare : je n’en ai pas donné de dessin, parce qu’elle entre plus spécialement dans la suite impériale que dans la suite consulaire.

, 2* Restitution de Domitien. .

Domitien a restitué celte même méilaille d’Agrippa; elle n’est pas plus rare que la restitution de Titus , et je n’en donne pas de dessin pour la même raison. .

3* Restitution de Marc Aurèle et Lucius Férus. * ■ ■

La seule connue est la suivante, qui se rencontre dans toutes les collections.

AISTOTÜVS AVGVR III. VIR R. P. C. Galère prétorienne.

H( AISTONINVS ET VERVS AVG. REST. {Antoninus et Férus ./«-

LNTRODUCTION.

guslt resütuerunt). Aigle eutre deux enseignes; dans le chemp, LEG. VI. [Legionis texlae). AR. 10 fr. PI. xlv. Mëd. 20.

4“ Restitutions de Trajan.

La légende ajoutée à celle du revers de la médaille primitive étant toujours la suivante : IMP. CAES. TRAÏAN. AVG. GER. DAC. P. P. REST. (^Imperator Caesar Trajanus Augustus Gerntanicus Dacicus pater palriae restituit) , je me contenterai d’indiquer les types tans répéter constamment cette légende.

AEMILIA.

(1) M. SCAVR. AED. CVR. REX ARETAS EX S. C. Ai-etas à genoux,

tenant un chameau par la bride, et présentant une branche d'olivier.

H( P. TIYPSAE AED. CVR. C. HYPSAE COS Jupiter dans un

quadrige. (Cab. Riccio.) AR. 400 fr. Peut-être unique. PI. XLiv. Méd. 21 .

(2) Tête voilée et laurée de Vesta ou d’une vestale entre le simpule et une

couronne.

f( M. IJEPIDVS AIMILIA REF. S. C. Basilique émilienne. AR. 400 fr. (Lebeau et cab. Borghesi*.)

(3) PAVLLVS lEPIDVS CONCORDIA. Tête voilée et diadémée de la

Concorde.

l( TER. PAVLLVS. Le triomphe de Paul Émile. AR. 300 fr. (Musée Tlieupoli.)

CAECIUA.

(4) Tête diadémée de la Piété; devant, une cigogne.

Q. c. m. P. I. Éléphant sellé. AR. 400 fr. (Morell.)

Nota. La selle manque sur la médaille originale.

(5) ROMA. Tête diadémée d’Apollon.

1 . Je ne donne de dessin que des restitutions que j’ai vues , ou dont j'ai pu me procurer des empreintes.

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INTRODUCTION

M. METEf JjVS Q. F. Bouclier inacëdonien , sur lequel est une tête d'ëlëphant ; le tout dans une couronne de laurier. AR. 300 fr. (Cab. Rorghesi.)

CARISIA.

(6) MONETA. Tête nue de Junon Moneta.

li( CÂRISIVS (sans être précède de T). Instroments de monnayage; le tout dans une couronne de laurier, .\R. 350 fr. (Musée Iledervar; ma collection.) PI. xliv. Méd. 27. .

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