‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 229 sur 233 · SIS · texte numérisé non relu

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répéter d'anciennes traditions fondées sur la ressemblance des mots pecus et pecunia , sans se donner la peine de les examiner ? Les deux cas sont également possibles. En attendant , il est pennis d’espérer qu’un jour, un hasard heureux fera découvrir quelques-unes de ces monnaies primitives pour décider la question.

Troisième difficulté.

Pline dit que, pendant la première guerre punique , la République ne pouvant suffire à ses déjieuses, on fut forcé de diminuer le poids de l’as, et qu’il fut réduit à deux onces. Or, la grande quantité d’as avec leurs divisions que l’on rencontre , et qui sout d’un poids intermédiaire, tel que de quatre onces, de trois onces, etc., prouve jusqu’à l’évidence que cette réduction ne fut pas immédiate. Comment donc concilier l’existence de ces monnaies avec les paroles si précises de Pline? .l’ose hasarder une conjecture que voici. En supposant qu’un seul mot du texte de cet auteur ait été oublié dans run des premiers manuscrits qui ont servi à la rédaction de ceux qui nous sont restés, tout peut s’expliquer; et ce mot d’une importance si grande pour l'illustration des faits, est si insignifiant par lui-même , qu’il n’est pas étonnant qu’il ait pu être omis sans que les anciens s’en soient aperçus , d’autant plus qu’à ceux qui ne s’occupaient pas spécialement d’antiquités ou de monnayage , la présence ou l’absence de ce mot ne pouvait être d’aucun intérêt. C’est le mot mox , /josteii , ou deinceps. Et en l’ajoutant , Voici comme la phrase se lirait : ii Librale autem pondus aeris imminutum bello Punico primo, quum impensis Respublica non sufliceret ; constitutumque deinceps ut as.ses sexlantario pondéré ferirentur. » a Le poids de l’as fut réduit pendant la première guerre punique , attendu ([ue la République ne suffisait pas à ses dépenses : et on décida ensitile <ju’il serait frappé des as de deux onces. » Par là tout sc concilie, et l’on s’explique l’existence des as dont le poids se trouve entre douze et deux onces par la diminution successive et rapide du poids primitif pendant cette guerre, puisque la fabrique de tous les as de poids intermédiaire est semblable. Si ma conjecture n’est point acceptée , il ne me reste plus qu’à faire observer que

SM

Pline i^crivait souvent plus en homme du monde très-instruit qu’en savant exact , et que dans cette circonstance il a pu confondre deux faits différents.

Quatrième difficulté.

Il se présente encore une quatrième difficulté; mais celle-là , je ne vois aucun moyen de l’expliquer. C’est la différence que fait Pline entre le type de l’as et celui du triens et du quadrans, entre le rostrumnavût et les rates. En effet, depuis le decussis jusqu’à fonce dans les as coulés; et dans les as frappés, depuis l’as également jusqu’à fonce , le type du revers est exactement uniforme ; c’est toujours une proue; la seule variété qu’on y observe, c’est qu’elle est tournée tantôt à droite , tantôt à gauche. La remarque de Pline parait d'autant plus incompréhensible, que les monnaies de cuivre de la République devaient être très-fréquentes de son temps, et que pendant sa jeunesse elles avaient peut-être encore eu cours.

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DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE

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