‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 27 sur 233 · ACCOLEIA · texte numérisé non relu

ACCOLEIA

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(1) P. {Publiits) ACCOLEIVS LARISCOLVS. Buste de Clymène, mère

de Phaétbon, à droite, coiffée d'un bandeau.

Il( Clymène et les deux sceurs de Phaétbon se transformant en arbres ; la Rgure de droite tient une fleur et celle de gauche une branche sèche. AR. 3 fr. PI. i, Accoleia 1 .

(2) La même, mais les cheveux descendent derrière la tète. AR. 5 fr.

PI. I, Accoleia 2.

Éclaircissements,

La famille Accoleia est absolument inconnue ; on croit cependant que Publius Accoleius Lariscolus fut monétaire sous Jules César ; en tout cas, d’après l’absence totale de ses médailles dans les dépôts qui ne contiennent pas celles des derniers temps de la République , Cave-

doui croit pouvoir fixer la fabrication des deux monnaies de cette famille vers l’an 71 1 (43 avant J. C.).

Morell et Vaillant trouvaient de l'analogie entre le surnom Lanscolus et le larLc (mélèze ? ou pin) , en lequel furent métamorphosées la mère et les sœurs de Phaéthon. Borgliesi et Cavedoni donnent des interprétations toutes différentes. Le premier croit que les trois figures du revers sont trois nymphes qui présidaient au bois sacré des Lares. Le second les regarde comme des cariatides représentant trois nymphes lares qui soutiennent une traverse ornée d'arbustes, et prétend que la tète est celle de la fameuse Acca Larentia , nourrice de Romulus et de Rémus, au prénom de laquelle Accoleius ferait allusion, tandis que le surnom Lariscolus ferait allusion au revers. Sans cliercher à décider laquelle de ces interprétations est la meilleure, je m'en suis tenu à la plus ancienne et la plus poétique.

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