ACILIA
Famille de rang inoeruin.
(1) BALBVS ROMA. Tête de Pallas à droite avec le casque ailé; de-
vant ü. Le tout dans une couronne de laurier. f[ MAN. ACILI. {Manias AciUus). Quadrige au galop à droite dans lequel on voit Jupiter tenant un foudre et une liaste , et la Victoire tenant un fouet ; dessous, une roue ? ou un bouclier rond. AR. 4 fr. PI. I, Acilia 1 .
(2) Tête laurée de Janus.
bal. ROMA {Balbus Roma). Proue de vaisseau; à droite 1. G. B. As C. PI. xLvi, Acilia 1 .
(3) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière S.
Même revers, mais à droite S. M.B. Semis, 2 fr.
(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points.
ni Même revers, mais à droite quatre points. M.B. Triens, 2 fr.
(5) Tête d’Hercule à droite avec une peau de lion ; derrière , trois
points.
h[ Même revers, mais à droite, trois points. M.B. Quadrans, 2 fr.
(6) Tète laurée de Janus avec une proue de vaisseau.
ooglei
DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. B
n( MAN. ACILI. Q. {Manius Acilius Quaeslor) dans une couronne de laurier. P. B. As? 2 fir. PI. xlvi , Acilia 2.
(7) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S.
Rf M. ACILI. ROMA {Maniiu- Acilius Borna). Proue de vaisseau ; à droite S. P. B. Semis, 6 fr. Pl. xlvi, Acilia 3.
(8) Même tête sans S.
RfMAN. ACILI. {Manias Acilius). Aigle sur un foudre, M.B. Semis, 6 fr. PL XLVI, Acilia 4’.
(9) Tête d’Hercule à droite avec la peau de lion et une massue ; der-
rière , trois points.
Bf MAN. ACILI. ROMA {Manias Acilius Borna). Proue de vaisseau; à droite, trois points. P. B. Qûadrans C.
' (10) M. ACILIVS M. F. {Manias Acilius Manii Filius). Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière (La légende est entre deux grènetis.)
r[ ROMA. Hercule dans un quadrige au pas, tenant une massue et un trophée. AR. 3 fr. Pl. i, A.cilia 2.
' (11) SALVTIS. Tête laurée de la Santé à droite.
l( MAN. ACILIVS III. VIR. VALETV. {Manias Acilius triumvir Fale- • ludo). Hygiée debout à gauche appuyée sur une colonne et donnant à manger à un serpent. AR. 2 fr. Pl. i, Acilia 3.
(12) Tête laurée d’Esculape à droite.
I< MAN. ACILI. {Manias Acilius). Serpent autour d’un bâton. P. B. 5 fr. ’ PI. XLVI, Acilia 5.
1 . Celle médaille paraît avoir été frappée à Agrig^nte , car void un moyen bronze du cabinet de M. Bunbury, i Londres, qui représente les mêmes types et qui est de
la même Rdirique.
Kî-«r^ — f.m
J. U médaille de brooae d’ Acilius Glabrion rapportée par M selon toute apparence, frappée i Corinthe. Elle n’appartient pas
nESCRIPTION GÉKÉRALE DES MONNAIES
Ec/dircissements.
Ia famille Acilia est une des plus anciennes, quoique son rang soit incertain. Ses médailles sont d’une inlerprétalion difficile. La prenaière, au revers de laquelle Havercamp a cru reconnaître un bouclier macédonien, peut avoir rapport à Manius Âcilius Balbus, consul en 604 (1 50 av. J. C.), quelques années après la défaite de Persée, roi de Macédoine. Le u° 6 est attribué à Manius Acilius Glabrion, questeur en 540 (214 av. .1. C.), et qui fut envoyé trois ans après en ambassade à Alexandrie auprès de Ptolémée Pbilopator. Le n* 10 rappelle le sacrifice que le même Acilius, nommé consul en 563 (191 av. .1. C.), offrit à Hercule sur le mont Œta après avoir défait Antiochus III, roi de Syrie, aux Tbermopyles, et attaqué Héraclée au pied de cette montagne. Ces exploits lui valurent de revenir à Rome avec les honneurs du triomphe sur Antiochus et les Étoliens. La médaille 1 1 , frappée vers l'an 700 (54 av. J. C.), se rapporte, selon Riccio, d'après un passage de Pline, à un des ancêtres de la famille Acilia d'origine grecque, qui le premier exerça la médecine à Rome , et qui en récompense reçut le droit de cité romaine. Le mot VAI..ETV. avait été interprété par Patin comme abréviation de F aletudinarius , et il expliquait ainsi la légende : Manius Acilius triumvir Valétudinaire ^ c’est-à-dire, préposé au soin de la santé ptélique. Mais l’existence des triumvirs valétudinaires n’étant pas prouvée , Havercamp et Riccio ont simplement lu Valetudo et regardé la figure debout comme la statue de la Santé. La tête d’Esculape et le .serpent du n° 1 2 me font présumer que cette dernière médaille rappelle le même personnage. Je ferai observer que les médailles 7 et 10 prouvent que les Romains désignaient quelquefois le prénom Manius par M seul , de même que Marcus.