‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 4 sur 233 · De Origine jarit, )eg. f · texte numérisé non relu

De Origine jarit, )eg. f

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Pline ayant dit que l’argent ne commença à être frappe que août le consulat de Quintus Ogulnius Gallus et de Fabius Pictor (en 485) , et l’or, que soixante-deux ans après, ce qui répond à l’an de Rome 547 (207 av. J. C.), il faut en conclure avec Eckliel que, si Pomponius a raconté les faits exactement^ l’exécution de la loi , quant à ce qui concerne l’argent, n’eut lieu que vingt ans apres sa promulgation, et quatrevingt-deux ans après, pour l’or.

I.e monnayage fut donc l'attribution des triumvirs monétaires , jusqu’au temps de Jules César, qui leur adjoignit un quatrième magistrat; et ceux qui étaient chargés de cet emploi prirent, en 709 (45 av. J. C.), le titre de (jualuorvirs ou qtiartumvirs. Octave , après avoir maintenu cette institution un certain temps, revint à l’ancien usage de n’avoir que des triumvirs. Enfin , la coutume de mettre sur les monnaies les noms des triumvirs monétaires cessa vers 742 (12 av. J. C.) , ce qui n’empécha pas cette charge de oontinuer à être exercée et d’être même confiée il des jeunes gens de dix-huit ans, comme le témoigne une inscription rapportée par Muratori', qui nomme un triumvir monétaire mort à cet âge. N’oublions pas encore de rappeler qu’avant Jules César, les triumvirs monétaires, ou ne mentionnaient pas leur charge sur les monnaies, ou se contentaient de l’indiquer par le simple mot de triumvir, comme MAN. ACILIVS III. VIR ; P. FONTEIVS P. F. CAPITO III. VIR ; et que ce n’est que sous lui qu’ils commencèrent .à spécifier la nature de leur triumvirat. Ainsi , C. Cossutius Maridianus, qui a ajouté à la suite de son nom les initiales A. A. A. F. F. qu’on a interprétées par Aura, argento, aere , flando, feriumlo , est le premier triumvir monétaire dont la charge soit clairement énoncée sur les médailles.

Ces préliminaires indispensables une fois bien établis , je viens , non pas pour répandre des lumières sur ce point obscur de la numismatique romaine, mais au contraire pour faire surgir des difficultés nouvelles, que je laisse à d’autres le soin de débrouiller; le mien se borne à les indiquer et à proposer quelques conjectures, qui aideront peut-être de plus habiles que moi à éclaircir cette matière, surtout si le bonheur

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