AQÜILLLV
FaniUe patrlci.'nm', et plrb^ame avec le •urnoni de FLORUS.
(1 j Tète radiée d’Apollon à droite ; devant, X.
MAN. AQYII,. ROMA {^Manias A quillius Romd). Diane dans un bige au galop à droite , avec un croissant près de la tête , et entourée de quatre étoiles. AR. 3 fr. PI. vi. Aquillia 1 .
(2) VIRT\'S III. VIR. Q’irtus triumvir). Tête casquée de la A'ertn à droite.
r( .MAN. AQVTU. MAN. F. MAN. N. à l’exergue SICIL. (Afanius y^quillius, Aliinii filins, Manii nepos, Siciliit). Soldat debout, armé d’un bouclier, relevant une femme à genoux. AR. 2 fr. Médaille dentelée. PI. vi. Aquillia 2.
(3j L. AQ\ ILU VS FLORVS III. VIR. [^Licius Aquillius Florus triumvir). Buste casqué de la Vertu à droite.
r( CAESAR ni\T F. ARMINIA («c) CAPfA. {Caesar divi filius Armenid caphi). Arménien debout, tenant une haste et un bouclier. AR. (Ma collection). 200 fr. PI. vi. Aquillia 3‘.
I. Cette médaille ( peut-être unique) est ruurrée. Elle est une des trais médailles
DE LA RÉPL’BUQUE BOMADVE.
(4) Même tête et même légende, nf CiVESAR DI\ I F. ARME. CAPTA. {^Caesar dh'i filiux Arntenid
capUi). Femme à genoux à droite , couronnée de la tiare et tendant les mains. AR. 30 fr. PI. vi. Aquillia 4.
(5) Même tête et même légende.
AVGVSTVS CAESAR. L’emjjereur dans un bige d'élépliants à gauche , tenant un sceptre et une palme. AR. 20 fr. PI. vi. Aquillia 5.
(6) Même tête et même légende.
iÿ CAESAR AVGV'STVS. Double couronne de laurier entre deux branches de laurier ; sur la couronne ou lit OB CIVIS SER. {pb civis serrntos). OR. (Morell). 500 fr. PI. vi. Aquillia G.
(7) Même tête et même légende.
CAESAR AVGVSTVS SIGN. RECE. (Caesar Auffislus signis receptis). Parthe à genoux à droite, présentant une enseigne. AR. (Morell). PI. VI. Aquillia 7.
(8) L. AQVILLI VS FLORV'S lll. VIR. [Lucius AquUlius Florus triumeir).
Tête radiée du Soleil à droite.
Même revers. AR. 25 fr. PI. vi. Aquillia 8.
(9) Même tête et même légende.
Rf CAESAR AVGVSTVS, à l’exergue S.C. (Senatiis consulta). Quadrige au pas à droite sur lequel est une fleur. AR. 25 fr. PI. vi. Aquillia 9.
(10) L. AQVILLIVS FLORVS. [Jjicius AquiUius l'hrus). La triquetra. CAEiS.AR AVGVSTVS. Couronne entre deux branches de laurier ;
dans la couronne, O. C.S. [Ob cives servatas). OR. 500 fr. (Musée de Vienne). PI. vi. Aquillia 10.
fourrées que j’admets dans ce recueil comme présentant des types qui n’existent |>as ailleurs , et dont probablet^ent les originaux en argent pur ont existé. Au surplus , on peut lire au commencement de cet ouvrage mes observations sur les monnaies fourrées. Je ferai observer que je crois le dessin de Riccio incorrect ; car ma pièce, qui est très* probablement la même que celle qu'il cite du musée Bellini (lequel a été vendu k Paris) provient de la vente du cabinet de M. le chevalier Musgrave, qui a eu lieu à Londres il y a quelques mois, et où cette pièce était indiquée comme ayant fait partie de la collection Sainte-Croix.
DESCRIPT10^ GÉ^ÉRALE DES MONNAIES
kk
(11 ,1 CAESAR AVGVSTNS. Tête nue d'Au^ste à droite.
L. AQMLLIVS FLORVSIH. VIR. A l’exergue, SICIL. {Imcuis Àquillim Florus triunwir Sicr/ia). Soldat debout, armé d'un bouclier, relevant une femme à genoux. AR. 25 fr. PI. vi. Aquilliall.
(12) Même tête et même légende.
L. AQVILLIVS FLORVS III. VIR. {^Lucius Àquillius Florus triumvir). Scorpion OR ou AR. (Vaillant en AR. Morell en OR. Mionnet en AR. Riccio en OR et en AR. ‘.) PI. vi, Aquillia 12.
(13) Même tête et même légende.
h( L. AQVILLIVS FI -OR VS III. VIR. (Ijicius Àquillius Florus triumvir). Fleur. AR. 30 fr. PI. vi. Aquillia 13.
(14) CAESAR AVGVSTV'S. Tête laurée d’Auguste à droite.
iÇ Même revers. OR. 300 fr. (Cab. des méd. de la trouvaille d’Ambenay). PI. vi. Aquillia 14.
(15) AVGVSTVS. Tête laurée d’Auguste .adroite.
h( L. AQVILLIVS FLORVS III. VIR. {Lucius Àquillius Florus triumvir). Partbe à genoux à droite, présentant une enseigne. AR. (Morell). PI. VI. Aquillia 15.
Éclaircissements.
I>es diverses interprétations de la première médaille de cette famille données par Vaillant, Eckbel et Cavedoni, sont trop vagues et trop incertaines pour devoir trouver place dans cette description. Le n° 2 rappelle les glorieux exploits de Manius Aquillius, consul en G53 (101 av. J. C.) avec Marius , consul pour la cinquième fois. Envoyé en Sicile pour terminer la guen'e des esclaves , il leur livra une grande
1 . J’aurais désiré donner le dessin de cette pièce importante d’après un original et indiquer exactement dans cpiel métal elle existe; mais voiui ce queM. le baron d’Aillv, k qui j’ai demandé des renseignements à cet égard, m’a fait l'honneur de me répondre :
« Quant à l’aurens de l’Aquillia, au revers du Scorpion , je ne l’ai jamais rencontré dans aucun musée. Plusieurs auteurs anciens , suivis probablement par les modernes comme Borghesi et Riccio, ont donné cette médaille, tantét en or, tantôt en argent. Le bit est que je ne sais aucun musée où on puisse la trouver. >
PF, LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. AS
bataille, tua leur roi Athëuion de sa propre main, quoique blessé à la tête , dispersa toute l'armée et revint à Rome avec les honneurs de l’ovation. Ce même fait a été rappelé sur le n* 11 par Âquillius Florus, triumvir monétaire d’Auguste, en 734 (20 av. J. C.), qui remit également sur ses monnaies les images du Soleil et de la Vertu ; par où il faut supposer que la famille Aquillia s’était placée en tout temps sous la protection de ces deux divinités. l.a Sicile est encore représentée sur le n° 10.
D’autres médailles de cette famille , frappées par Aquillius Florus , ont trait aux victoires d’Auguste sur les Parthes et sur les Arméniens, et à son triomphe sur Crassus et Marc Antoine. Les mêmes types se trouvent aux familles Durmia et Petronia. J'entrerai dans plus de détails à ce sujet en rapportant les médailles de ces deux familles. Le scorpion représenté sur le n” 1 2 fait allusion au royaume de Commagène, qu’Auguste fit rendre au jeune Milliridate II ; le scorpion était l’emblème de cette contrée. Le n" 6 rappelle les palmes et la couronne civique que le sénat lui décerna pour avoir sauvé la patrie dans la guerre contre les Partîtes; et la fleur qu'on voit sur les n** 13 et 14 fait allusion au surnom FLORUS.