‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 41 sur 233 · ARRIA · texte numérisé non relu

ARRIA

FâDÙUe plAéienoe.

(1) -\L ARRIVS SECVNDVS. Tête diadémée de la Fortune à droite;

en haut, F. P. R. {Marcus Arrius Secundus. Fortunae populi Romani).

Rf Haste entre une couronne et une phalère (décoration militaire). OR. 500 fr. PI. VII. Arria 1 .

(2) M. ARRIVS SECVNDVS. {Marcus Arrius Secundus). Tête nue de

Quintus Arrius à droite.

Rf Même revers. AR. 120 fr. PI. vu. Arria 2.

1. Riccio a rapporté celte médaille en argent. Crst une erreur; elle n’existe «pi’en or.

(3) M. ARRIVS. (^Marcus Àrrius). Tète nue de Quintus Arrius à droite. r[ SECVNDVS. Deux soldats niarcliaiit; l'un tient une baste et l’autre deux enseignes militaires. (Musée de Bologne). AR. 300 fr. PI. vu. Arria 3.

Eclaircissements.

Avant d’expliquer les médailles de cette famille, je crois qu’il est pres<jue superflu de faire remarquer que la tête qui y est représentée n’est point celle d’Auguste, comme le voulait Havercamp; elle ne lui ressemble nullement. Selon toute probabilité, c’est celle du préteur Quintus Arrius, qui défît Crixus, l’un des compagnons de Spartacus dans la guerre des gladiateurs ; et les trois médailles de cette famille auront été frappées en sa mémoire par son fîls Marcus Arrius, monétaire vers 708 (46 av. J. C.). Borghesi ajoute que, suivant les bistoriens, après avoir remporté une victoire complète et détruit 30 000 ennemis , il reçut en récompense la baste pure , une couronne d'or et une autre marque d’bonneur, qui serait la pbalère ou décoration militaire que l’on voit sur les deux premières de ces médailles. Selon le même auteur, le revers du n” 3 représente le préteur Arrius se préparant à jeter une enseigne militaire parmi les ennemis pour exciter ses soldats à la reconquérir. Quant à la tête de la Fortune, c’est un hommage rendu au bonbeur qui accom|)agnait partout les armes romaines ; et Cavedoni regarde le surnom de Secundus comme faisant allusion à la prospérité qui suivait Arrius dans ses entreprises. Cette dernière interprétation est possible ; mais il faut bien se garder de tomber dans l’affectation en eberebant à expliquer tous les surnoms. Ainsi le surnom d’.Vrrius a très-bien pu être Secundus , de même que celui de Pline l’Ancien, sans qu’il y ait eu pour cela de raison particulière.

Page 1