‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 8 sur 233 · I . Lrmontte écUr antichr famifUr ili Homa , [lage · texte numérisé non relu

I . Lrmontte écUr antichr famifUr ili Homa , [lage

IWTBODUCTION.

Mezzabarba , <lont le premier inventait des médailles pour les besoins de sa cause, et dont le second acceptait tout sans discernement; de là, la funeste confiance des auteurs plus récents qui , sur la foi de leurs prédécesseurs, hommes d’une science extrêmement remarquable d'ailleurs, décrivirent des médailles qui n’ont jamais existé; delà, enfin, les erreurs qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours, malgré les louables efforts de Morell et d’Eckhel pour purger la numismatique grecque et romaine de ces importuns parasites ; et les obstacles presque insurmontables qui s’opposent à une description de médailles , réduite strictement à celles qui sont authentiques.

Ce qui ajoute encore à cette difficulté, c’est le nombre de catalogues de grandes et célèbres collections, faits avec la meilleure foi du monde, mais dont les rédacteurs manquaient de ce coup d’œil qui permet de discerner immédiatement l’antique et le moderne , et qui autrefois n’avait pas atteint le point de perfection auquel il est parvenu depuis le commencement de ce siècle. Ainsi, pour ne citer qu’un seul exemple, que de médailles décrites comme authentiques par Eckhel et d’autres, par l’unique raison qu'elles faisaient partie du cabinet Pcmbrok! Et cependant, lorsque la vente de cette célèbre collection eut lieu il y a quelques années, combien de ces pièces, interrogées par l'œil exercé et irrécusable de M. Rollin père, furent déclarées fausses et bientôt reconnues telles par tout le monde I

Dans la numismatique romaine, certaines époques, certains règnes inspiraient plus que d’autres aux auteurs d’ouvrages sur les médailles le désir d’en dresser une suite intéressante. D'un autre côté, le métal y entrait aussi pour beaucoup : car le code imposé aux amateurs dès l’origine, rédigé plus tard par Patin, et annoté par Jobert , qui leur défendait de mêler les métaux et les grandeurs, sous peine Ae gâter leur cabinet, <lut donner aux faussaires l’envie de frapper ou de couler en or ou en argent les têtes qui n’existent pas, ou qui sont très-rares dans l’un de ces métaux. Sous ce rapport, celle de Jules César réunissait le triple attrait de commencer la suite impt-riale, d’être indispensable aux amateurs qui désiraient réunir les douze Césars en or, et d’être fort rare dans ce métal. 11 en est donc résulté d’aborri qu’on a fait des coins faux, etsur-

IMTRODUCTIOW.

tout qu'on a coulé en or beaucoup de médailles d’argent de Jules César; et ensuite que des amateurs et des auteurs comme Goltzius et Mezzabarba n'ont pas craint d'en inventer ou d’en donner des descriptions tout à fait erronées. ■

Mon désir étant, comme je l’ai dit dans ma Préface, de faire l'ouvrage le plus exact qui ait encore paru sur les médailles consulaires , à défaut de pouvoir faire l’ouvrage le plus savant, il est peu de médailles qui aient plus attiré mon attention que celles de Jules César en or. En effet, le nombre de ces médailles, citées par Mezzabarba, Vaillant, Eckhel, Mionnet et Riccio, est si grand, d celui qu’on rencontre dans les cabinets est si restreint, que j’ai voulu rechercher la cause de cette bizarrerie; et le résultat définitif de mes longues et pénibles investigations (et que je dois proclamer, quelque regrettable qu’il soit), est la conviction qu’il n’existe pas de monétaires de Jules César en or qui soient authentiques, c.xccpté peut-être un seul dont il sera parlé plus tard; et que quant aux médailles de Jules César, sans nom de monétaire, il n’en existe que quatre, sauf les deux restitutions de Trajan ; et encore que parmi ces quatre, il y en a une , frappée après sa mort (celle de la famille Vipsania), où sa tête, étant représentée jeune et divinisée , offre un mélange de ses traits et de ceux d'Octave : cc qui, en définitive, permet de mettre quelque peu en doute si cette tête est véritablement la sienne.

Je vais maintenant procéder à l'examen minutieux de toutes les médailles de Jules César en or citées par Mionnet, en faisant observer d’avance que Mionnet ne s’est pas donné la peine de nommer un seul des cabinets où ces médailles devraient se trouver. ,

(1) DIVOS IVLIVS Dl\'l F. Têtes affrontées de Jules César et d’Auguste.

M. AGRIPPA COS. DESIG. dans le champ.

Cette médaille est dessinée dans l’ouvrage de Morell avec les marques AV. ÂR. ; mais dans le texte, le cabinet où elle existait en or n’est point cité. Pour ma part, je ne l’ai jamais vue, et aucune des personnes que j’ai consultées ne l’a vue non plus. Cette médaille était donc vraisemblablement coulée sur l’argent ou bien un coin faux , comme la Nasidia en

mil

or égalemeat donaée par Morell , et qui figure dans le catalogue de d’Ennery.

(2) DIWS IVLIVS. tête de César.

Il( Comme dessus.

Je n’ai jamais entendu parler de cette médaille ; je suis même persuadé qu'elle est faussement décrite avec la légende DIWS IVLIVS, et que c'est celle de la famille Vipsania, dont j'ai fait mention plus haut, et qui représente la tête de Jules César jeune et divinisé; dans ce cas, la légende doit être IMP. DIVI IVLI. F. TER. III. VIR R. P. C. : car cette médaille était déjà connue du temps de Mionnet par le catalogue du musée Hedervar où elle est gravée, et par un des anciens catalogues des médailles appartenant au cabinet de France, d’où elle a dû disparaître en 1831 ; et Mionnet, qui décrit l’autre, a oublié de mentionner celle-ci, dont le cabinet a depuis peu acquis un nouvel exemplaire qui ne s’y trouvait pas de son temps.

(3) nf M. ANTON. IMP. ‘.Tète de Marc Antoine avec le lituus.

Bien que je n’aie jamais eu le bonheur de rencontrer celte médaille , elle est du nombre de celles que j’admets; en premier lieu, elle a existé au Cabinet des médailles avant le vol de 1 831 , et ensuite elle a été vendue à I.ondre8, en 1844 , 23 livres 10 shillings (587 francs) à la vente Thomas , comme provenant de la collection Trattle.

(4) C. CAESAR. Tête voilée de Jules César.

Sans légende. Instruments pontificaux.

Celte médaille existe au cabinet de France.

(5) Vf. C. CAESAR COS. PONT. AVG. Tête nue d’Auguste.

Cette médaille est en quelque sorte la seule de Jules César qui se rencontre dans les cabinets; les deux précédentes sont tellement rares, qu’on ne les voit jamais.

(fi) DIVOS IVLIVS. Tête de Jules César entre l'apex et le lituus. r( DIVI FILIVS. Tête nue d’Auguste.

1. Je copie Mionnei ; el lorsque je ne donne que le revers , c'est que Mionnet ii'u point déeril ta tête.

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