ANIMAUX SAUVAGES. — OISEAUX. — PRÉHENSEURS
saisir souTent leur nourriture et de la porter à leur bec arec leur patte. — Le nombre des genres de cette famille qui peuple les bois de la Confédération est très-considérable ; nous ne citerons que les principaux.
FEMRvcaEs{Maracimas^ d'Azara; Psittacus Guyanensis^ Linné). — Les espèces en sont très-iiombreuses , et de tailles très-différentes. — La petite Perruche verte, dite Cotorra^ est répandue partout et assourdit parfois l'oreille de ses cris aigus. Cette pemiche vit en Camille, et se bâtit sur les arbres isolés de grands nids multiloculaires, eu bûchettes et en épines, qui renferment une douzaine de couples. Elle dévaste souvent les champs de mais. On sait combien cette espèce est facile à apprivoiser ; elle apprend à parler, mais ne le fait jamais aussi distinctement que le Perroquet-Amazone. — Une petite espèce toute pareille {Psittacus passerinus, Linné), mais qui n'est pas plus grosse qu'un moineau , habite le nord du Paraguay. Elle est extrêmement sensible au froid ; aussi ue la couservet-ou qu'avec la plus grande difficulté, lorsqu'on l'apporte à Montevideo ou à Buénos-Ayres. C'est un charmant petit ois<^au, très-doux, trèsfamilier, mais excessivement délicat.
Aras [Psittacus-ara ^ Psittacus macao ^ Linné; Guacamayo des Espagnols). — Ces magnifiques perroquets sont communs aux Missions, au Paraguay, dans la vallée d'Oran. Leur taille atteint jusqu'à 85 centimètres à^ long, l'out le monde connaît le bel Ara bleu et rouge que l'on apporte souvent en Europe. Une autre espèce de même taille, mais jauue et verte, est assez répandue au Paraguay.
La province de Comentes possède im autre Ara plus petit, mais à longue queue comme les précédents, qui vit principalement dans les bois de palmiers^ où il se nourrit du fniit du Yatal : sa couleur est violette. Les provinces du Cuyo eu ont une autre espèce verte, à grosse tête et à queue très-longue. Ou ne l'élève pas en domesticité, car il ne parle pas.
Le Perroquet- Amazone [Psittacus Amazoniens^ Linné; Paracau des Guaranis), que tout le monde connaît, cai* c'est celui qu'on apporte le plus souvent en Eiu*ope, est très-commun à Corrientes, au Paraguay, à Santiago del Estero, à Tucuman, à Oran, etc. Il est remarquable par son beau plumage vert, les taches jaunes et rouges de la tête et de la poitrine. Comme il apprend irès-fàcilement à parler^
c'est de tous les perroquets celui qu'on élève le plus souvent. Il niche sur les arbres moyennement élevés, à la lisière du bois.
On connaît, sur les rives du Parana et dans l'intérieur, un autre Perroquet vert, un peu moins gros que l'Amazone, et qu'on appelle Perroquet barranquero, parce qu'il se creuse son nid dans les berges coupées à pic des rivières et des torrents. Les petits de ce perroquet sont un manger délicieux ; aussi, à l'époque où il niche, les meton en exploitation réglée, à peu près comme les pigeonneaux d'un colombier. Un enfant se fait suspendre par un lazo du sommet de la berge, et, passant les trous en revue, prend les petits qui sont à point, sans que les Perroquets adultes abandonnent pour cela les lieux. Nous avons vu cette chasse à Cordova même, dans les barrant cas (berges) du Rio-Primero, dans la Sierra, et dans plusieurs vallées des Andes de Catamarca et de Tucuman. Tous les Perroquets d'ailleurs sont un excellent gibier quand ils sont jeunes ; mais il ne faut pas qu'ils aient commencé à voler, car alors ils deviennent durs et inmangeables. H faut plaindre le voyageur réduit à pourvoir exclusivement la cuisine de son bivouac des Pigeons ramiers ou des Perroquets que le hasard amène sous son fusil.
r.ALLlNACÉS.
Les Gallinacés ont de nombreux représentants dans le bassin de la Plata. On y trouve un Hocco [Crax Brasiliensis^ Linné), de la taille d'un dindon, que l'on apprivoise assez facilement, que l'on pourrait probablement rendre tout à fait domestique. Il vit dans les bois. — Là se trouve aussi en abondance la Pava del Monte ^ Gelinotte noire d'Amérique [Pénélope obscura^ Illiger), qui fournit un excellent gibier. En guarani on désigne tous ces oiseaux sous le nom générique de Yacu,
Dans les prairies courent les Tinamous, qui sont les perdrix de la Plata. — Le grand Tinamou [Tinamus major ^ rtifescens^ Linné; Inambu-guazu des Guaranis) ressemble à une bartavelle ; il a la taille d'une petite poule et se trouve principalement sur la lisière des bois. Les étrangers l'appellent ici la grande perdrix. C'est l'objet le plus recherché des chasseurs ; son vol est pesant, et elle est trèsfacile à tirer. Jeune, c'est-à-dire en mars ou avril, c'est un excellent gibier; plus tard elle devient coriace. — Le petit Tinamou [Tinamus maculosus^ Inambu-mini) a la couleur et la grosseur de notre caille, mais il est im peu plus élancé. Cette perdrix ne se trouve guère