‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 235 sur 285 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

CSon^ernemeiit sovs la domination cftpaipnole.

La monarchie espagnole avait établi dans tous ses domaines d'Amérique un système éminemment unitaire et centralisateur, et, comme le dit Robertson, « après avoir faiblement contribué à la t< découverte et très-peu à la conquête du nouveau monde, les rois « de Castille y exercèrent ^ur-le-champ les fonctions de législateurs.» En effet, ce fut seulement dans les premiers temps que, lors de la formation des centres de population au milieu des terres conquises, les habitants eurent le droit d'élire leurs propres magistrats qui les gouvernaient d'après des lois faites parla communauté. Bientôt la juridiction de ces derniers fut réduite aux affaires purement municipales, c'est-à-dire au vote et à l'établissement des règlements de police et d'administration locale. Ces fonctions furent dévolues à un corps particulier désigné sous le nom de cabildo^ nom qui fut également donné à la maison de ville où il se réunissait.

A partir du règne de Philippe II , toute l'autorité fut ramenée à la couronne et concentrée dans les mains des officiers nommés par le roi.

En conséquence, dès le milieu du seizième siècle, toutes les possessions espagnoles dans les deux Amériques furent partagées en deux immenses gouvernements, qui se substituèrent naturellement aux deux seuls empires indigènes» organisés qu'eussent rencontrés les conquérants. Ce furent celui^du Mexique, appelé égalementNou-

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