‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 246 sur 285 · TRÉSOR PROVINCIAL · texte numérisé non relu

TRÉSOR PROVINCIAL

Les finances des provinces s'administrent suivant les lois votées par leurs assemblées. Les principales sources de leurs revenus, indiqués par leur constitution particulière , sont : la contribution territoriale fixée généralement à 4 pour 1,000 de la valeur totale de la propriété immobilière ; la vente du papier timbré [papel sellado ) ; les revenus municipaux, tels que patentes, livrets, amendes de police, droits sur les marchés, etc. Les provinces dont les revenus sont notoirement insuffisants pour leur administration reçoivent un subside du gouvernement fédéral.

Avant 1852, les provinces se suffisaient à elles-mêmes à l'aide des droits de douane et de transit dont étaient frappées toutes les marchandises qui s'internaient chez elles ou y passaient. Depuis la déclaration de San-Nicolas, elles ont dû remplacer cette source de revenus par d'autres moyens. De là, la création de la contribution territoriale dont la perception est encore hérissée de difficultés , mais qui commence à être acceptée et comprise. Au point de vue financier, les provinces ont encore beaucoup à faire pour équilibrer leurs recettes et leurs dépenses. Les plus avancées sous ce rapport jusqu'à présent sont celles d'Entre-Rios, de Tucuman, de Mendoza, de Cordova, etc. Celles dont les ressources sont les moins grandes sont celles de San-Luis, de la Rioja et de Santiago del Estero.

§ V. — Administration intérieure.

La loi du 8 juillet 1856 a spécifié tout ce qui était du ressort du ministère de l'intérieur. Le gouvernement politique et économique de la capitale de la confédération et du territoire fédéralisé lui incombe. 11 est chargé de maintenir la paix et la bonne harmonie entre les provinces, et de veiller à l'exécution des lois qui concernent

les élections, la réunion du congrès, la délivrance des lettres de naturalisation, etc.

n a dans ses attributions tout ce qui tient aux travaux publics , aux routes, aux canaux, aux rivières, à la navigation en général, aux explorations des fleuves, aux travaux de reconnaissance du pays, à la colonisation, à l'immigration, à des divisions nouvelles de territoire.

Le Bureau de Statistique dépend de ce ministère ; c'est une création récente, qui rendra beaucoup de services, lorsque toutes les administrations nationales et provinciales se seront habituées à lui envoyer régulièrement et à temps leurs matériaux.

n en est de même du Bureau topographique chargé des cartes et plans du pays , et de toutes les aifaires d'arpentage pour les terres publiques et les bâtiments de l'État.

Les Postes^ Courriers et Messageries Nationales sont encore du ressort de ce ministère. Nous en avons parlé plus haut en détail ( voyez livre XII, chap. n et iv. )

Page 1