‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 247 sur 285 · POLICE · texte numérisé non relu

POLICE

Magistrats de police. — La police de la capitale et du territoire fédéralisé est sous les ordres d'un intendant particulier, tenant luimême au ministère de l'intérieur. Partout ailleurs , elle dépend de l'administration provinciale, et a dans son ressort une foule d'attributions, telles que le maintien de l'ordre public et de la sécurité, la surveillance des marchés, celle des loteries [loterias^ rifas) qui sont dans les mœurs du pays et souvent appliquées à des œuvres de bienfaisance, la délivrance des livrets {papeletas) aux ouvriers, peons, charretiers, etc.

Dans les provinces, il y a généralement un chef de police, ayant sous ses ordres un certain nombre de commissaires désignés par le nom ou le numéro de leur quartier, s'il s'agit d'une ville ; celui de leur district, s'il s'agit de la campagne. Les commissaires de police sont assistés de celadores ou gendarmes, qui leur prêtent main-forte au besoin. Dans la campagne les celadores sont montés.

Toutes les grandes villes ont des gardiens de nuit, serenos, excellente et très-populaire institution, qui rend les plus grands services. Ces gardiens sont armés d'une lance et d'une paire de pistolets ; ils portent une lanterne et un sifflet pour appeler du secours en cas de besoin. Leurs fonctions consistent à surveiller un certain nombre

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