‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 78 sur 285 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Aeellmatatlfra» d'espèces ii««TeUes et «tilee.

En passant en revue les animaux réduits en domesticité dans ces contrées, nous avons déjà indiqué les espèces qui manquent et dont on tire aujourd'hui de bous sei^viccs en Europe, ainsi que les espèces sauvages indigènes qui poun^aient être apprivoisées à leur tour et augmenter le nombre des serviteurs de l'homme. Nous ne ferons donc que récapituler ici ce que nous avons exposé plus haut.

n est certainement bien étrange que, depuis cinquante siècles à peu près que la race humaine a une histoire et s'est constituée en société régulière, elle ait si peu augmenté le nombre et la variété des animaux susceptibles de concourir à son bien-être, puisque le thîffre de ceux-ci se limite, aujourd'hui encore, à une quarantaine d'espèces, choisies dans toutes les classes du règne animal. Cette pauvreté relative est en quelque sorte volontaire, puisque tant d'animaux divers, précieux soit par leur chair, leur lait, leur fourrure, leur laine, leurs plumes, leurs tissus, leur miel, soit enfin par des qualités physiques spéciales, ont pu être accidentellement apprivoisés et réduits en domesticité utile, puis ont été négligés par l'homme, qui n'a accepté que les plus dociles, et abandonnés de nouveau à leurs plaines ou à leui's bois. Ce n'est que dans ces derniers temps que l'on a senti la nécessité d'augmenter le domaine humain par la domestication de races nouvelles. De bons esprits, et surtout des hommes pratiques, se sont occupés d'amener en Europe des sujets, soit déjà domestiqués dans d'autres pays, soit sauvages, mais de domestication possible, dont ils ont surveillé l'accliniatation, soigné la reproduction, implanté définitivement la race. C'est ainsi que l'iViigleten^e a acquis le Kanguroo ; la France le Yack, le Buffle et bientôt le Lama, l'Alpaca, etc. Des sociétés se sont formées dans ce but, et leurs efforts réunis ont déjà obtenu d'excellents résultats.

Nous savons combien, dans le bassin de la Plata, les animaux «mt naturellement doux et faciles à réduire, et quelles sont kîs conditions du climat. Ces conditions permettent de naturaliser de pnme abord les espèces déjà domestiques dans certaines parties de

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Tancien continent, et qui n'ont pas encore été introduites dans le nouveau, malgré leur incontestable utilité.

Nous ne parlerons pas ici de Tamélioration des espèces domestiques existantes; nous savons tous à quoi nous en tenir sur ce sujet : mais nous indiquerons du moins les espèces étrangères à introduire, et les espèces indigènes susceptibles d'être réduites dès aujourd'hui à la domesticité.

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