PAMPERO
I^e vent de sud-ouest ou Pampero estTantidoti^ du vent du nord, et
1 il i succède ordinairement. Le Pampero, ainsi nommé de ce qu'il vient
^ti fond des Pampîis et les travcTse avec beaucoup de violence, pa-
ï*n.it prendre naissance vers les sonnnets glacés des Andes au sud du
4-2*degré, et se fait sentir jusqu'au tropique, par delà le traversdeRio-
^^'*— Janeiro. — Il est local ou général. — Local, il succède à un orage,
^t. lie dure guère plus de 12 à 24 heures; général, sa durée va jusqu'à
^^ois jours. Les grands painperos, qui sont les tempêtes de la Plata,
^^►Vifllent avec beaucoup de force à l'entrée de ce fleuve, aussi bien
^^tç dans le bas Parana et le bas Uruguay. Dîms ces cas, le ciel est
^H^rgé de nuages, une pluie line accompagne les rafales furieuses; ce
^*estqu'à la fin delà tempéU» que le ciel s'éclaircit. On appelle ces gros
^^inps, pampero surio (vent de sud-ouest salel ; ce sont les plus mau-
^O.is, ceux dont l'action s'ét(Midle plus loin. Le pampero moyen, qui
^e laisse pas d'être froid et de souffler avec beaucoup de force, s'ac-
^Ompagne d'un temps clair et dure moins longt«*mps.
Le pampero-ouragan i;st heureusement rare. On a consen'é le Souvenir de ceux des 18 septembre 1789, IS juin 1791, 28 septcmt>re 1826, enfin de ceux des 9 et 10 mai 1844 qui causèrent de €f rands désastres sur la rive gauche de la Plata, et en particulier ^ans le port de Montevideo. Cette baie, ouviM-te au sud-ouest, reçoit Hlors en plein l'action de la mer et du vent, et lt»s navires n'y tien- ^^ent que grrtce à l'excellence du fond et à la solidité de leurs amarres. — La rive droite de la Plata souffre infiniment moins du vent ^e sud-ouest que la rivi» gauche», et les forts pamperos, funestes à ^lontevideo, se bornent à faire baisser considérablement les eaux du ï;>ort à Buenos- Avrils (»t à secou(»r violemment les niivires. Cependant lorsque le vent haie le sud, cv qui arrive assez souvent dans ces csas, les grande et petite rade y sont toujours le théâtre de quelques uvaries. — Dans le Parmia et TUruguay , le pampero tourne presque
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toujoui's au sud fmuc et souffle avec uou moins de force que diuis la Plata. '
Le pampero s'anuraico par des signes h peu près eerUiins. Lorsque, après une journée chaude, et surtout, si le vent du nord a régné, ^^ ^ on voit le ciel S(.» couvrir et une barre se former au sud-ouest,. -^t on peut être srtr que le veut soufflera de ce coté. Quant à prédire d a— , vance la durée et Tintensité du pampero, cela est impossible, pendant les pamperos qui succèdent aux orapes, ou viennent dan!^^^BUj{ l'après-midi, sont généralement courte. Nous avons vu toujours le -r^^ ^es pamperos-(^uragans, ou de longue durée, conunencer le matin, eiUM:^miie pi'endre que graduellement toute leur intensité. Le pampeix) qi-«^ juj débute avec une grande violence, ne la consene pas et mollit trèr — - j»^promptemejit. Le grand pampt^ro de 1844, qui commença le 9 m; mt .u\i à 10 heures du matin, et sans aiuume mauvaise appîirence, uedevir terrible que dans la nuit et le lendemain. Dîuis ces cas, loi'sque vêle soir le vent ne mollit pas et que le baromètre descend, on pe compter sur sa continuation pendant quarante-huit heures au nioij A sa suite, les eaux de la Plata baissent considérablement, surtout s la rive droite.
Les pamperos se font sentir en toute sîiison. Nos obsenations si vies pendant dix mis à M(»ntevideo nous en ont doinié une moyenne seize, grands ou moyens, par année, et proportionnellement le mêi chiffre, cVst-à-dire, quatre par saison. Cependant les dates nous avons citées font voir que les plus violents ont eu lieu dans saison froide; ce qui n'empêche pas qu'en été il n'y en ait aussi p! de très-forts et de très-dangereux, mais ils durent alors moins loi temps qu'en hiver.
Nous avons déjà indiqué comment se comporte le baromètre pe^aBeudant le pampero. Si le mercure, qui était bas auparavant, monte ^^*dès que le vent conunence à souffler, c'est un signe que le pampero & -t*'^
de courte durée et que saviohuice ne se maintiendra pas, quelc i«<*
grande qu'elle ail été au début. Si, au contraire, le baromètin; re— ^^^ stationnaire , quoique le pamptiro se soit bien établi , on peut ^^^ certain que le vent va durer ou bien passer à l'ouest ou au uo^ Jt/ouest en consenant toujoiu^s beaucoup de force ; si le mercure eot. ^tfnue à baisser, c'est qu(î le pampero tournem à l'ouragan.
Le pampero est éminemment sec ; c'est le vivilicateur par excr^ilence, et ce n'est pas sans raison' qu'on le regarde comme une des principales causes de l'extrême salubrité du bassin de la Plata* // nettoie complètement le ciel de toutes les vapeui's qu'y accumuleiil
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de temps à autre les vents du nord et du nord-(»st, sèche avec un<î extrême rapidité la terre que les brouillards et les pluies d'automne noient quelquefois dans de véritîibles déluges, et produit sur réci^nomie animale une sensation de bien-être, qui est exactement Topposé de l'action déprimante du vent du nord. En été, cette action bienfaisante rafraîchit Tatmosphére embrasée par les feux d'un soleil presrque vertical; en hiver elh» sèche et assainit le sol. (Test à la suite du J)ampero que surviennent les petites gelées qui tuent les insectes
Malfaisants, fléau de la végétation dans les hivers trop doux et trop
£umides.
I^s vents d'ouest et de nord-ouest sont très-rares et tournent d'orci inaire au pampero. Loi*squ'ils sont forts, ils ont une action ana- 'o^^ie et on les confond souvent avec hii.