REI.ATIONS DES TROIS CLIMATS KNTRE EUX
Ainsi, le -4 janvier 1858, à Giialeguaychu : orages et pluies, O",0!5 d'eau. —A Cordova (31^26', 66^30'), orage et petite pluie ^î'galement. Le mois est très-orageux dans les deux endroits, mais il pileutplus souvent à (!lordovaqu'à (tualeguaychu. Cependant les ha- Viitants affirment que la quantité d'eau tombée dans cet été est moins ^considérable que les autres années; on fait la mémo remarque à Gua» Xcguaycbu.
Le tableau comparatif des observations simultanées de nos deux ^stations météorologiques fera mieux comprendre les relations qui existent entre tous ces phénomènes dans les régions de la Plata.
Si nous avons insisté sur ces particularités du climat, c'est que la c^ueslion de la quantité d'eau qui tombe est intimement liée h celle de l'agriculture, et qu'il est importuit qu'on sache à quoi s'en tenir vivant de commencer des travaux sur une grande échelle. Sans s'être iissuré de la possibilité de l'irrigation, soit par des saignées aux ruisseaux et aux rivières, soit par des étangs artificiels, soit par des puits il chapelet ou norias, il est impossible de compter sur des récoltes constantes dans la plaine intérieure et dans les vallées des Andes. Le littoral seul reçoit assez d'eau pour pouvoir se passer de l'irrigation, et encore nous venons devoir qu'il souffre de temps à autre de la sé- <îheresse.
Heureusement la quantité d'eau qui tombe à la fois est si grande, puisque c'est presque toujours dans des orages, que rien n'est facile comme d'en rassembler une quantité considérable dans des éUings bien faits. C'est aussi ce que l'on pratique généralement pour abreuver le bétail, à l'aide de ces mares artificielles dites represas. Mais on pourrait en construire sur une plus grande échelle, en profitiuit des accidents du terrain, et par là se procurer les moytuis d'arroser une Surface assez étendue, qui, grâce à la fécondité naturelle du sol dès <)\i'il a un peu d'humidité, donnri'ait les plus belles récoltes. Quel- 9^ues propriétaires intelligents l'ont fait ; mais le manque de bras, la ^fierté de la main-d'œuvre, l'absence dr capitaux, rendent l'c^xécution ^f> ces travaux lente et diflicile.
Les sécheresses dont souffre si souvent le sol argentin sont mauvaises pour la santé publique, qui est d'autint meilleure sur le littoï*nl qu'il pleut davantage. Dans l'intérieur cependant, où le climat est V>e4iucoup plus sec, elles n'ont aucune action particulière sur le corps Humain, qui y est dès longtemps accoutumé. Des épizooties partielles ^n sont quelquefois la suite, mais le nombre de victimes qu'elles font ^st toujours restreint, à moins que l'absence des pluies ne dure trop
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Ce végétiil e^it multiplié jusqu'au delà de T Assoiiiptiou ; ou le retrouveen abondance au bord de tous les cours d'eau, dans toute Tétt^ndu* de ce territoire. Les deux grands fleuves, mais surtout l'Uruguay, ea nourrissent une variété qui porte le nom de Sarandi et qui croit sur 1( bas-fonds. De nombreux arbustes dits i4/«506- croissent également dar:^^j les îles du Parana, qui toutes offrent une végétation uniforme jus=- ^^^ qu'au 27*^ degré, sans jamais prendre complètement l'aspect tropici»^,^^
Dans le delUi paranien abondent le pécher et l'oranger sauvag^^^^ Les fruités de ces pêchers sont bons, tandis que ceux de l'oranger sc]^:::3u| presque toujours aigivs. On transplante un grand nombre de ces A*^ erniers pour h^s greffer, opération qui réussit généralement biei^^jj^ Parmi les arbres forestiers qui croissent dans ces îles, aucun n' "est avantageux comme bois de construction, parce qu'ils ont les tro^^cs trop courts et trop rameux. Quelques-uns, tels que le Curupi ou Cumpmj^ donnent une excellente écorce pour la tannerie. Le priiziiMcipal produit de ces îles est le bois de chauffage que l'on exporte d «izis les villes et bourgs du littoral. Une unmense quantité de plaKntes grimpantes : Bignones, Passiflores, Asclépiadées, etc., etc., unissent ensemble tous ces arbres et forment d'impénétrables fourrés. I^es bas-fonds marécageux nourrissent une foule de plantes aquatiqcies, tels que des Cyperits, des Aruin, des Sagittaires^ des Typha^ nnais surtout cejte belle Pontederia aux fleurs bleues, que sous le nom. de Camalote on voit flotter sur le Parana lors des crues, et formeM^de petites îles d'un beau vert sur lesquelles l'azur foncé de l'épi traixclie d'une manière si pittoresque. Les hîdliers qui bordent les rives sont chargés d'une rnultitude d'Orchidées panisites, Epidendimm, CPpicidium^ Ôphrys^ Serapias^ etc., (te, qui, sous les noms de Plantas del aire y Clavel del aire^ font les délices des dames du littoral qlJÎie^' attachent à leurs fenêtres, où elles continuent k fleurir et à embaumer l'air de leurs parfums. — Les Palmiers sont excessivement rares imiè les îles du Parana. Un stml, le palmier Chamœdrys [Tithrinax brasiliemis?)^ se trouve près des rives, mais il y reste toujours l'abougri. Aux approches de l'embouchure du Rio-Paraguay, la rive droite offre le (^aronday [Palma copemicia)^ qui croît dans les fonds noyés, et dont le tronc, fendu en deux et creusé, est employé avantageusement comme toiture dans la province de Corrientes.
Les mêmes îles du Parana, qui ne nourrissent, malgré la fécondité du terrain, que des essences d'arbres indigènes de gi-andeur médiocre» voient s'y développer, avec un luxe de végétation extraordinaire, l«s peupliers, les frênes, les platanes d'origine européenne, et les arbres