‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 146 sur 193 · VÉGÉTAUX CULTIVÉS. — PLANTES POTAGÈRES · texte numérisé non relu

VÉGÉTAUX CULTIVÉS. — PLANTES POTAGÈRES

la campagne, la mangent à toute heure du jour. Les paysans en sont excessivement avides : aussi ce légume est-il des plus communs ; sa i^olte dure près de quatre mois, de janvier à avril. Bien soigné, il deviendrait énorme, tnais on l'abandonne le plus souvent à lui-même, ce qui ne Tempêche pas d'acquérir encore une assez belle taille.

La plus répandue de toutes les Courges est le Potiron d'Espagne, appelé ici Zapallo [Cucurbita Hispanà). La chair en est peu aqueuse, et se distingue par un moelleux et une saveur fine bien supérieure à celle du potiron commun d'Europe {Cucurbita Pepo). Le Zapallo f st cultivé partout, mais surtout dans la Bande-Orientale et l'Entre-Rios. On le conserve pour l'hiver en l'exposant tout simplement en plein air sur les terrasses des maisons, ce qui leur donne de loin un singulier aspect. Cet excellent légume rend les plus grands services pour l'alimentation dans la campagne , surtout en hiver où l'on n'en a pas d'autre à sa disposition. Les terrains un peu salins, situés entre les rivières de Nogoya et de Gualeguay dans l'Entre-Riosr produisent les meilleurs Zapallos de toute la Plata.

Toutes les autres courges réussissent également. Quelques-unes sont comestibles ; d'autres sont cultivées seulement pour la calebasse qu'elles donnent et qui sert de bouteille à mettre de l'eau. Une espèce silvestre très-amère, répandue dans les endroits déserts, porte le nom de Porongo. — Le Concombre [Cucumis sativus) se cultive comme le Zapallo et prospère comme lui.

Tels sont les légumes originaires du bassin de la Plata ou qui y sont devenus indigènes. Quant aux autres espèces introduiras d'Europe, elles sont extrêmement nombreuses, et Texpérience prouve que toutes peuvent y être cultivées avec succès, si l'on ne se rebute pas aux premiers essais infructueux. Il faut un laps de temps pour que la plante :s'acclimate ; en outre, il arrive assez souvent qu'au bout de deux ou trois années de bons résultats, le végétal dégénère et que la semence H besoin d'être renouvelée. Ce n'est qu'après une certaine période qu'on parvient à former une espèce véritablement indigène, à obtenir des semences qui reproduisent toujours le même individu , avec le même degré de vigueur et de perfection, dans un terrain convenable. — C'est ainsi que, dans la période de dix-huit années, pendant laquelle nous avons habité ces contrées, de 1841 à 1859, nous avons vu se réaliser des modiiications heureuses , profondes, dans tout le règne végétal cultivé, et surtout dans les cultures potagères. Des légumes qui n'existaient pas ou qui étaient rares sont aujourd'hui abon-

danls et à bas prix autour de toutes les villes principales du littoraL tandis qu'ils sont malheureusement encore peu répandus dans Tintée rieur, où les habitants se contentent des espèces anciennement cultS vées, lesquelles sont en bien petit nombre si on les compare à multitude de plantes alimentaires soignées aujourd'hui dans l'anci^^ continent et susceptibles d'être importées dans le nouveau. C'est ai^^ étrangers que l'on doit ce progrès dans la culture : en effet, ce sa^i/ eux qui, par répugnance pour la nourriture jadis exclusivement animale des nationaux, se sont attachés à la modifier par Tintroducdou des légumes auxquels ils étaient habitués dans leur patrie.

Ainsi se sont multipliés, indépendamment des végétaux que nous avons déjà cités, l'Ail, dont il y a une espèce indigène [Allium fragrans^ — Liliacées), la Ciboule, l'Echalotte, l'Oignon qui devient énorme, l'Asperge qui n'est pas encore bien acclimatée, la Betterate, l'Épinard, la Bette, l'Oseille, le Thym, la Chicorée, la Laitue, le Salsifis, l'Artichaut, le Cardon, la Mâche, la Carotte, le Céleri, le Cerfeuil, le Persil, le Chou, la Moutarde, le Navet, le Radis, le Raifort, la Capucine, le Fraisier, la Lentille, la Fève, le Pois, etc. Quelques-uns des congénères de ces légumes sont indigènes, tels que le Céleri sauvage [Apio citnarron)^ la Chicorée, la Bette, etc.; mais on ne cultive que les espèces d'origine européenne.

Parmi ces plantes alimentaires, les unes se reproduisent avec la plus grande facilité ; d'autres ont besoin de soins particuliers. Généralement , à cause de la richesse du sol et de la chaleur du climat, elles tendent à monter en graines et à devenir rapidement ligueuses: les arrosages et les abris contre le soleil préviennent ces accidents. — Lé Chou, objet de consommation si étendue, se reproduit plutôt de rejetons que de graines dans le nord de Corrientes ; car, quoique les semences venues d'Europe réussissent parfaitement la première année, même au Paraguay, elles y dégénèrent dès la seconde. — L'Asperge commence enfin à se perfectionner sur le littoral, après plusieurs insuccès qui n'ont pas lassé la patience des introducteurs.

Les Fraises, très-rares autrefois et réduites à une seule espèce à gros fniit dur et presque ligneux au centre, sont devenues très-communes, et les meilleures variétés se sont multipliées de telle sorte que les marchés en sont abondamment pourvus.

Malheureusement ces progrès notables dans la culture des plantes alimentaires ne dépassent point encore le littoral, ou du moins ne gagnent que lentement l'intérieur. Grâce au voisinage du Chili , les provinces de Cuyo reçoivent quelques graines et plantes par la voie

des Andes ; mais on comprend les difficultés que cette barrière offre au transport des végétaux vivants.

§ V. — Céréales.

La culture des céréales est naturellement la plus importante de toutes celles qui ont été introduites dans le bassin de laPlata par les conquérants espagnols. Cette culture, jusqu'à ces dernières années, fut pourtant très-réduite sur le littoral, quoiqu'elle eût pris une extension remarquable dans les provinces voisines des Andes.

Lors de la conquête, les tribus guaranies, qui peuplaient en majorité la région des fleuves, avaient un peu d'agriculture qui leur donnait du Mais, des Haricots, diverses espèces de Courges, des Patates... La chasse et la pèche leur fournissaient le reste. Les autres nations, Hinuanes, Charmas, Tupis etc., ne vivaient que de chasse. Les nouveaux colons, joignirent aux productions indigènes, les cultures européennes les plus communes, celles auxquelles ils étaient le plus habitués. Mais l'énorme rendement du Maïs sous ce climat, sa rusticité, sa vigueur, le firent préférer de prime abord, d'autant plus que le Blé était sujet à des maladies qui diminuaient son produit. Le Maïs fut donc le principal objet de l'agriculture argentine : il en est encore resté la base aujourd'hui. Le Blé ne vient qu'en seconde ligne.

Le Maïs [Zea Mah, — Graminées) vient ici dans tous les terrains, mais principalement dans ceux d'alluvion un peu sablonneux. Il croit aussi bien sous le tropique que dans les régions très-tempérées du Bîo-Negro. Nous l'avons vu cultiver à une altitude de 2,500 mètres, entre le 22" et le 24* degré, mais il n'y réussit pas aussi bien que dans les régions plusbasses. Dans les bons terrains, son rendement est généralement énorme ; il va jusqu'à 2 et 300 pour 1 en moyenne et même plus. Ce rendement dépend beaucoup de la manière de le semer, de le soigner, de la température, et surtout des pluies. Sur le littoral on sème en décembre et l'on récolte en mars ou avril; mais si Ton échelonne les semages, on peut avoir du Maïs pendant toute la saison chaude ; il faut pour cela commencer à semer dès la fin de rhiver. C'est ce que nous avons yu faire à Côrrientes, où les colons de Santa-Anna ont eu deux récoltes sur le même terrain ; mais presrque tous les cultivateurs se contentent d'une seule semaille. Le Maïs, à très-bas prix aux mois d'avril et de mai , époque de la récolte, devient fort cher, vers la fin de l'année ; parce que, en l'absence d'en-

droits favorables pour le mettre à labri, les insectes Tattaqueut facilement, et que le producteur se presse de s'en défaire.

L'insuffisance du matériel agricole est un des plus grands inconvénients des régions de la Plata : point d'endroits pour abriter ses récoltes eu pailles ; pas de greniers pour les conserver en grain ; chacun se hâte de vendre ce qui n'est pas absolument nécessaire à ses besoins. Aussi y a-t-il des fluctuations considérables dans les prix pendant le courant de l'année. Ils doublent et quadruplent même quelquefois, lorsque les provisions recueillies dans la saison sont sur la fin ; l'habitude de vivre au jour le jour fait qu'on se préoccupe peu de ce qui arrivera dans six mois.

Les variétés de Maïs sont assez nombreuses. Il y en a de blanc, de rouge, de jaune, de roux, de jaspé ; il y a le Mais de Guinée ou Mais à palme, et enfin différentes variétés locales plus ou moins recherchées, suivant les goûts. La variété la plus cultivée, celle dont le rendement est le plus considérable, à cause de la grandeur et de la grosseur de l'épi, est la jaune. Dans les provinces à irrigation, on esta peu près sur de ses récoltes de Maïs, à moins que la plaie des sauterelles ne vienne les dévorer, fait heureusement assez rare dans cette région. Mais sur le littoral, si les pluies d'été n'ont pas lieu ou viennent trop tard, ce qui arrive de temps à autre, le Maïs semé en décembre manque souvent, le jeune plant étant alors brûlé par le soleil. Les sécheresses lui sont donc extrêmement funestes, tandis qu'au contraire les étés un peu pluvieux favorisent singulièrement sa croissance. Il serait fort à désirer que l'on introduisît les espèces dont la fructification est très-rapide, comme il y en a quelques-unes dans le midi de l'Europe, de manière à ce que Ton pût réparer au besoin^ avant l'hiver, les désastres de la sécheresse ou des sauterelles. . Il est difficile de dire au juste quel est le rendement du Maïs. Ce rendement varie en raison du terrain, de la culture et de l'année, mais il est toujours considérable. Les bords du Rio-Dulce et du Rio-Juramento, dansla province de Santiago delEstero, sont fameux par Ténormité de leurs récoltes ; il en est de même du département d'Oran, au delà du tropique. Au Paraguay et à Corrientes, cette céréale produit aussi beaucoup plus que sur les rives de la Plata, où sa culture se pratique néanmoins en grand, à cause de l'immense consommation qu'on en fait pour les chevaux et la volaille , tandis que dans l'intérieur elle sert principalement à. l'alimentation populaire.

A Corrientes et au Paraguay, on conserve le Maïs en épis attachés la pointe en bas autour d'une longue perche, de sorte que l'eau

puisse couler sur les feuilles qui les enveloppent. Dans les provinces intérieures, on fait une sorte de grande cage portée sur des piquets et couverte en chaume ou en feuilles sèches. Son plancher est à un mètre de terre, et l'on y entasse la récolte que l'on extrait au fur et à mesure des besoins. Le Maïs se conserve ainsi très-sec, et il serait à désirer que cette méthode fût adoptée sur le littoral. Cette cage, construite avec les branchages pris dans le bois voisin, est solide, si l'on a mis quelque soin à sa construction, et peu dispendieuse. Il vaut mieux garder le Maïs en épi qu'égrené ; il est ainsi moins attaqué des insectes.

Le Maïs réduit en farine sert au Paraguay à faire un pain assez indigeste nommé chipa. — Dépouillé de sa pellicule après avoir été concassé légèrement dans un mortier et vanné ensuite, on le cuit avec du lait ; il forme alors la mazamorra^ plat bien connu de tous ceux qui ont habité les régions de la Plata. — Bouilli avec de l'eau et de la graisse, c'est le locro. — Grillé, il sert de pain. — Enfin, fermenté dans l'eau, il donne une sorte de bière nommée chicha ou aloja^ suivant la localité. — Soumis à la distillation après avoir subi un commencement de germination, puis de fermentation dans l'eau, il fournit de l'alcool. — L'utilité de cette céréale est immense ; c'est l'aliment par excellence des régions tropicales, celui de toute l'Amérique espagnole.

Blé-Froment ( rrzVicMm sativum, — Graminées). — Importé d'Europe dans le bassin de la Plata, il est cultivé du 4 1* au 26* degré à une faible altitude ; mais au delà de cette limite,'vers le nord, il faut que la hauteur du terrain ôte au climat un excès de chaleur dont le Blé ne s'accommoderait pas. Nous savons cependant qu'en Egypte cette céréale se cultive depuis un temps immémorial jusqu'au 23* degré, c'est-à-dire jusqu'au tropique, et que les récoltes y sont considérables. — Sur les plateaux des Andes, on peut s'en occuper jusque sous l'équateur. — ^Dans la Plata, les points les plus rapprochés de la ligne équinoxiale où nous l'ayons vu croître, sans s'élever à plus de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, sont par 26\ La limite de culture, eu égard à l'altitude, se trouve entre 0 mètre, comme dans la province de Buénos-Ayres, et 2,800 mètres à Uquia, dans la province de Jujuy.

Dans le principe, on commença à cultiver le Blé à l'Assomption, au Paraguay, par 25°40' de latitude sud et 70 mètres d'altitude ; mais cette culture, dont le produit était assez irrégulier, fut peu à peu abandonnée et remplacée par celle du Maïs. Cependant on la continua eu-

COI e sur quelques puints du Paraguay, puisque uuus Tavous vue aux Missions de Santa-Maria-de-Fé, de Jésus et de Trinidad. Il est vrai que le majordome de Santa-Maria nous dit qu'il était décidé à abandonner cette culture, qui ne lui donnait plus que 5 pour 1, et nous avons su que dans les deux autres Missions le rendement étîiit également très-faible. A Corrientes, les colons de Santa-Anna n'ont pas encore leurs travaux assez bien organisés pour que Ton puisse établir le rendement moyen de leurs semages, mais il parait que leurs premières récoltes ont été bonnes. Dans la plaine de Tucuman, dont le sol et le climat ressemblent à celui de Corrientes, on a commencé depuis trois ans à y semer également avec succès. Enfin partout vei's le sud ou l'ouest, dans toute l'étendue de la Confédération, les terres sont très-propres à la culture de cette céréale et de toutes les variétés; c'est donc une branche d'industrie agricole sur laquelle les immigrants européens peuvent compter.

Vei's la tin du siècle dernier, la province de Buénos-Ayres avait commencé à exporter une quantité assez considérable de Blé. Azara y estimait à cette époque la production à 584,000 hectolitres, et le rendement à 16 pour 1. Au Paraguay, ce rendement n'était plus que de 4 , et il l'attribuait au peu de soin que l'on prenait- de renouveler les semences qui avaient, ajoute-t-il, une grande tendance à dégénérer.— Dans la Bande-Orientale, toujours selon cet excellent observateur, aux environs de Montevideo, on récoltait 12 pourl. — Ces conditions n'ont pas beaucoup changé, quoique la culture se soit un peu améliorée. Il faut dire toutefois que rien n'est plus difficile que de savoir exactement dans ces pays le produit vrai d'une culture. Le paysan cherche à dissimuler la quantité de son produit, de peur qu'on ne le croie riche ou qu'on ne veuille le frapper de quelque impôt; le bourgeois, plus éclairé, l'exagère, afin de faire honneur à sou pays. Ce n'est qu'avec beaucoup de difficulté que nous avons pu nous procurer les éléments du tableau que nous présentons du rendement du Blé dans la Plata, sans prétendre pourtant le donner comme le dernier mot de la production agricole.

Ce qui fait d'ailleurs que ce rendement est toujours inférieur à la production réelle, c'est que la manière de le récolter amène des pertes considérables , d'abord dans le transport de la paille au lieu où l'on doit la dépiquer, ensuite lors du dépiquage, qui se fait à l'aide de juments, enfin pendant le vannage * confié au vent, et qui consiste simplement à jeter le blé en l'air à l'aide d'une pelle. Rien, en outre, de plus inégal que le rendement du Blé suivant

les années, les saisons sèches , la nature du sol. Ctîpendant, connut; le travail agricole se fait ici par deux méthodes très-différentes, pour apprécier la production, il faut avant tout en tenir compte.

Sur le littoral et dans quelques parties de Tintérieur, on n'emploie point l'irrigation, à laquelle la conformation du sol ne se prête guère. Dans les provinces des Andes celle-ci est pratiquée partout, et le peu d'endroits où elle ne s'emploie pas, où Fou cultive al temporal^ c'estrà-dire en comptant sur les pluies du ciel, ces endroits, disons-nous, sont comptés et ne donnent d'ailleurs que des récoltes irrégulières. L'irrigation, qui amène généralement luie eau très-chargée de matières terreuses provenant des montiignes, engraisse beaucoup le terrain et permet de répéter les mêmes cultures aux mêmes endroits. Mais à la longue la terre ne s'en épuise pas moins, surtout si elle est saline, ainsi qu'on peut le voir dans le bassin de Cuyo. Là, en effet, des champs qui ont donné jadis 80 pour un, sont aujourd'hui réduits à 20, à ^5 et même à 10. Tout le monde sait que les terres très-neuves sont d'un énorme produit; aussi ne d(»vons-nous pas nous étonner de trouver des rendements de 50 à 120 pour un dans les vallées d<îs montagnes de la Rioja, de Tucuman ou de Salta, qui sont mises en culture pour la première fois, mais dont le chiffre de production va baissant chaque année jusqu'au niveau de 20 ou 23 , auquel il se maintient indéfiniment si Ton soigne la culture.

C'est ainsi que s'expliquent ces produits extraordinaires de 60, 80, 400 et même 160 pour 1, dont on a tant parlé, et qu'on a voulu donner pour la règle générale , mais qui n'étaient que des exceptions. Le chiffre moyen et soutenu de 23 est assez beau pour que l'on puisse s'en contenter et que le cultivateur y trouve grandement son compte; et ce chiffre pourra presque toujours être obtenu si la culture est bien conduite. Dans l'état actuel, le niveau moyen du rendement du Blé sur tout le sol argentin nous parait être de 18; il n'est que de 8 en France et en Espagne».

RÈGNE VËGËTAL.

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Pi'Stedu PoiD del Carril (plrd de la Sierra)

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EiUnci' ik> la tiniDdldi pied de la Sierra)

NoKiili([iit!dd«USiern}

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Ii-BoimU (proTlnce de San-Jnaa). ,.......

VaP^deZondi (proii'UEde StD-JuiD)

bitiniiu dcSBri-Jliari

I Caiicele (proiiace de San-Juan).

tiigaco (pmTlncr dP San-Juan)

LMPaiilni Iproilnee de SanJuan)

GuinicKlM iprtadra LaguDUl.

CliiU: région moieune, entre

Fiamliala (proTince de Caianiarci]

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