NAVIGATION DU PARAGUAY
Dès les premiers temps de la découveile du Rio-de-la-PIata, avec les mêmes navires qui venaient de tmverser FOcjéan, Sébastian Ga-" boto, en 1528, entra dans le Paniguay. Il ne remonta pourtant pas plus avant que la bouche du Vermejo , dans lequel une de ses embarcations, qui s'y était engagée, eut tout son équipjige massacré. Huit ans plus tard, Ayolas remonte jusqu'aux collines sur lesquelles il fonde l'Assomption, puis jusqu'au pan de Azucar, d'où il traverse le Chaco. Irala navigue jusqu'aux lagunes et Alvar-Nunez probablement jusqu'au Jauru.... La parfaite navigabilité du fleuve leur fait voir dans ce magnifique canid une voie sûre et commode pour arriver au Pérou, dont le nom remplissiiit alors toutes les bouches , à cause des richesses qu'il avait procurées à ses conquérants.
A cette même époque une foule de tribus indiennes vivaient sur ces rives , et parmi elles celle des Payaynas , la plus renommé** pour son adresse et sa valeur. Ces Indiens y jouaient le rôle de corsaires, et pendant deux siècles, quoiqu'une fraction eût fait, dès le principe, avec les Espagnols une alliance fidèlement gardée, les autres tourmentèrent les établissements européens par leurs déprédations. Sur le haut Paraguay et vers les lagunes, d'autres tribus moins belliqueuses se cachaient dans les nombreux archipels du fleme , et encore aujourd'hui les Gtmtos et les Gunnas navigateurs, sont presque les seuls habitants de ces humides régions.
Toute espèce d'embarcations pouvait donc et peut encore sillonner les eaux du Paraguay, et pénétrer ainsi depuis l'océan jusqu'au cœur du continent sud-américain. C(»tte navigation est plus facile que celle du Parana; les goélettes peuvent remonter jusqu'à Villa-Maria , mais présentement elles s'arrêtent à Albuquerque, et des bateaux plats, manœuvres à la gafi'e par des Indiens Guatos
IIS HYDROGRI^HIE.
OU Guanas qui s'engageait k «et effet, reoiouteot les ccdis jusqu'à Ciiyaba. Depuis longtemps des bricks et des polacres allaient jm^ qu'à rAssomption, et anciennement plus d'un navire eonstniit là, avec les exceUents bois du Paraguay , a pu descendre ce fleuve et arrÎTer aux porte d'Europe, comme le font oi^ourd'hui œm de don Carlos Lopez. Le premier bâtiment à Tapeur qui soit eolré dans les eaux du Paraguay est le Tapeur français Fuitan^ de 160 die- Taux de force et de 3*^,30 de tirant d'eau, qui, an mois de fémer 1846, fut mouiUer à Lambaré, à deux lieues au-dessous de rAissaiptioii. Depuis 18S2, de nombreux navires ont suivi son exemple et enfin en 1858, depuis le traité de navigation conclu entre le goirvernement paraguayen et le Brésil, des vapeurs d'un faible tiitmt d'eau ont remonté jusqu'à Cuyaba, et un service régulier bimensuel vient ' de s'y établir avec Taide du gouvernement brésilien. C'est dcme «a fait accompli aujourd'hui. En quinze jours quelques-uns de ces vapeurs sont vernis d'Albuquerque à Buénos-AyTes, franchissant ainsi un espace de près de 600 lieues.
La vapeur est en effet le seid moyen de r^idre véritablement utile et prompte cette navigation, car par navires à voiles, cdle-ci est interminable à la remonte, par suite de la nécessité d'attendre les vents du sud ; et par conséquent un pareil voyage est une affaire de trois ou quatre mois. Les petites embarcations remontent à la rame, à la gaffe, et surtout se font haler, quand la berge est praticable. Il est évident que, lorsque l'augmentation de la popidation dans ces contrées aura multiplié les besoins commerciaux, et que la rivière sera balisée, des remorqueurs à vapeur, comme sur le Mississipi, feront remonter tous les navires jusqu'au lô"" degré en deux ou trois senudues.
P«sltiom aatr^MinBl^acii dtcii prlMcIpsax p^iat» ^m ûtmirm 4e Im Mata».
PLATA (i).
L«lttv4e S. Loag. mc ABimitét.
Cap Santa-Maria ^. 3^ 'S7' M"" à^ Conii. des km^fi..
UedeLobos 35« 3' 57" 15' iJ.
Maldonado, la Tour de PÉglise 34" 53' 57" 19' id.
les de Flores, le feu tournant.*. 34** 56* 58" iC id.
(1) Les positions et les distances ont été prises d'après la Connaissance des temjM et 1rs caries d*Azaray dH>rbigny, Oyanide, Sttllr%-an, Barrai, la commissîoB du Wfltenrkii, Hc.;. cufiB, nos |M!oprai obsenratioM. Le ? MHliipie celles qui ne mom paraiMcnt fts
POSITIONS GËÔGRàFttKtUËS. — PLATA. 110
Lalilud« S. Long. occ. Autorité!.
Punla de San-José. Ville de Montevideo SU"* bW SS"" 33' Conn. des temps.
Cent) de Montevideo Sa' 54' 58» 37' id.
Punta del Espinîllo (entrée de la rivière de
Sainte-Lucie).... SA*' 50' 58» /|5' id.
laColonia 3/i»2r 60*» 5' id.
llede Martin Garcia.. 3/i* 13' 60» 35' id.
Las Vaca? ou Carmelo. Village 33«* 59' 60" 35' Sullivan.
La» Higueritas ou Nueva-Palmira. Village. . . 33» 52' 60* /iC Watenvicli.
Bra? de Gutierez, du Parana 33« 50' 60* 38' Sullivan.
Bras de la Tinta 33» Zi5' 60» Zil' id.
Boca del Parana-Guazu. Principale bouche
du fleuve 3Zi" 0' eO'^sy id.
Bouche du canal naturel de ribicuy • 33^ U&' 6i<' 3(y id.
Bouche au Parana de las Palmas SZi'' 16' 60"* 52' id.
Canal del Tigre à las Couchas 3à* 26' 60» 51' id.
Buénos-Ayres. M** 36^ 60<* M' Conn. des temps.
Quihnea, village 3^ /lO' 60» 39' Azara.
Ensenada de Barragan. S/i" 50' #60** it)' Divers.
Punta del.lndiô 35* !«' 69* 80' id.
PunU^Jafii>iedra»-.. 35» 28' 59» 25' id. .
Cap Saint-Antoine ^-...»-.. ... 36*19' 59* 7' id.
LARGEUR DU FLEUVE EN MILLES îTA'UTnTUES, SUIVAtlT L'ATE N. E. — S. E.
Du cap SdDte-Marie au cap 5ainl-Antolnc 115 milles.
De la pointe San-Jose ^ Montevideo, à la pointe de las Piedras en
face, au sud-oueA 53
De la pointe du Cerro à la punta del Indio, au sud-ouest Zi9
De la vOle de la Golonia à Buénos-Ayres, ouest-sud-ouest 30
De la rive sud du Paraoa de las Palmas à rtle de Martin-Garcia, est 2&
De rtle de Martin-Garcia à la côte orientale, à Test 2
De la bouche du Guazu & las Higueritas, à Test. 7
Largeur du Parana-Guazu 1
JDISTAKCES.
Du cap Saint-Antoine à la punta jde las Piedras, diamètre de la en-
Eenada de San-Borombon 57 milles.
Du Riaduielo de Buénos-Ayres à la ensenada de Barragan « . . 22
De Quilmes* village, à Buénos-Ayres 9
De la iMHiche du Riachuelo à la place de la Victoria, Buénos-Ajres.^ 3
De Buéoos-Ayres à Palermo 2
De Buénos-Ayres à las Gonchas 21
De JBoéiios-Ayres à TUe de MarliihGarcia 36
De 1^ de liartin-Gaicia au Parana-Guazu. 15
Du Ruaiui<ljî«azu aiiJiras de Gutierrez. 10
De las Iligueritas à las Vacàs 20 milles.
De las Vacas à la Golonia 36
De la Golonia à Montevideo 95
De Montevideo à la bouche du Rio-de-Santa-Lucia 12
De Montevideo à File Flores (le phare) 15
De Montevideo à Maldonado 90
De Maldonado à File de Lobos. 5
De Montevideo à Buenos- Ayres. 120
De las Gonchas à Tembouchure du Parana de las Pahnas 9