‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 65 sur 193 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Syatèaie drs MiMions on BréBilirn.

l-i ?;»?m des Missions n'est qu'une ramilication du gi*aud sys-

•ui- jrvsilieu, qui forme tant de ehaînons secondaires sur cet

uiuiiru&4^ territoire. Elle a un caractère un peu différent des trois sys-

r'jifS que nous venons d'examiner, soit dans sa c(mformation ,

s#»l .iiius SI constitution géologique, que nous.étudieitïus en sou

C'est à partir et au-dessus du 28° degré que le teiTÏtoire compris •ucre les deux fleuves Parana et Uruguay commence à s'accidenter. A*\ plaines légèrement ondulées succèdent des coteaux, puis irTS eollines, puis de véritables mont^ignes, peu élevées il est ^-*i* qui convergent toutes vers une arête centrale séparant le Mi^a de l'Uruguay de ceux du Parâna et de TY-Gnazu. ù^ montagnes, dont le grès mêlé à des roches primitives conshxw principalement l'ossature, sont couvertes d'épaisses forêts, Ui les pluies, si abondantes une partie de l'année, maintienihHit une puissante végétation. Les rivières y sont en conséquence extrêmement nombreuses, toutes hérissées de sauts et de cataractes qui y rendront, pour de longues années encore, la navigation impossible, mais qui, lorsque le pays se sera repeuplé, prêteront à l'industrie un puissant concours.

L'aspect des premiers reliefs de la sierra des Missions est des plus pittoresques. C'est une série de collines eu partie couvertes de bois, circonscrivant des plaines l)ien vertes, de belles vallées aux pâturag(*s luxuriants. Les ondulations du sol semblent se réunir en un premier massif qui se rapproche du fleuve Parana entre Candelariaet Loreto,et que les pères jésuit(»s avaient nommé sierra dcl Imon (aimant), sans doute h cause de l'oxyde de fer magnétique qu'ils y avaient rencontré. Toute la partie du territoire située entr(^ les deux grands fleuves est donc agréablement accidentée, etde nombreux ruisseaux la sillonnent. C'est là que les missionnaires avaient leui-s principaux établissements : les bourgs de Sau-Carlos, Apostoles, San-José, Martires, Concepciou, Santi-Maria-lîi-Mayor, San-Javier; et sur les bords du Parana : (^andelaria. Sautai- Ana, Loreto, San-Ignacio-Mini et Coipus. IndépendamuKHit de ces villages, il y avait une foule d'estancias

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et de chapelles, situées sur les meilleurs coteaux, dans les plus grasses vallées, et notamment aux endroits où Tarbre qui produit la yerba-maté était le plus abondant et le plus facile à exploiter.

Après le petit groupe de la sierra dellman, il se manifeste une sorte de dépression du teiTain qui cependant reste toujours très-ondulé ; puis au nord-est commence la chaîne proprement dite des Missions. Nous ignorons sa hauteur, mais elle* ne doit guère dépasser 400 mètres maximum, si nous en jugeons d'après les hauteui's correspondantes dans rinUîrieur du Paraguay. C'est une foret vierge impénétrable, qui n'est visitée, aux abords de T Uruguay, que par des coupeurs de bois de construction, ou des Indiens ïupis, appelés Bugres par les Brésiliens, et qui sont entièrement sauvages. Ses ravins et ses vallées sont perdus dans Tépaisseur des bois et totalement inconnus. Ils n'ont jamais été parcourus que par les commissaires des iimites qui furent reconnaître, en I7S9 et 1790, le cours du Pepiri et quelques-uns des affluents de TY-Gnazu.

Cette sierra a d'ailleurs entièrement l'aspect d(»s ondulations qui ap- ^'l>Ptiennent au memesystème danslesprovincesbrésiliennesde Saintefetherine et de Saint-Paul. C'est la même constitution géologique, 1* même conformation ; la végétation y est pîireille, elle y déploie le D^éme luxe tropical.

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