PLAINE ARGENTINE OU PAMPASIE
Eu nous occupant de Torographie du sol argentin, nous avons insisté sur ce phénomène très-remarquable qui le caractérise, celui d'une plaine absolue du milieu de laquelle s'élèvent brusquement, ou par de très-courtes ondulations, les différents massifs de moutagnes. A la différence du Pai'aguay, de la Bande- Orientale de l'Uruguay et de la province brésilienne de Rio-Grande, qui sont partout ondulées, ont des buttes, des collines, de petites montiignes disséminées çà et là et reliées entre elles, — le sol argentin, en dehors de ses chaînes bien tranchées, est généralement plat ou n'a que des ondulations à peine perceptibles à l'œil. Môme dans ses mclinaisons, qu'elles soient dans un sens ou dans un autre, cette plaine conserve une surface parfaitement unie, ainsi qu'on peut le voir dans les pampas comprises entre le massif^ de Cordova et le Parana, dans celles au sud de la sierra de San-Luis, dans l'est des provinces de Salta et de ïucuman, à partir des chaînes de TAconquija et de l'iVlumbre, et dans le Chaco ; enfin dans les grandes vallées des Andes et à l'orient de leurs derniers chaînons, dans les provinces de Mendoza, de San-Juan de la Rioja et de Catamai'ca. Cette horizontalité du terrain n'est interrompue dans quelques parties, surtout vers le sud, que par un certain nombre de dunes de sable appelées médanos, que nous étudierons plus loin, d'autant plus que ces sables ont dû jouer et jouent encore un rôle très-imporUuit diuis la géologie de cette partie de l'Amérique du Sud.