TREMBLEMENTS DE TERRE
Ces secousses sont inconnues dans la région des Pampas, incon-
ûi-ics également au Brésil, où le sol paraît plus ancien que celui qui
Sô rapproche des Andes. Que le massif central de Cordova et de
S^on-Luis ait été autrefois travaillé par des secousses volcaniques,
^^1« est très-probable, puisqu'on y retrouve une ligne de volcans
®*^^5nts, où les cratères sont absents, il est vrai, mais dont les roches
^^Xit caractéristiques. Les habitants du plateau de Pocho affirment
'^ôme qu'on entend quelquefois des bruits souterrains et qu'on ressent
^^ légères secousses aux environs des pics trachytiques de TAgua,
^^iTala et de laCienega. — La ville de San-Luis, située à l'extrémité
^Vxd de la chaîne, a quelquefois des tremblements de terre assez forts,
^t ils y ont même produit des dégâts en 1849. Mais, en somme, ces
I^Viénomènes sont rares en dehors des régions andines .
L'histoire géologique du globe démontre que toutes les convulsions de son sol ne sont autre chose que la réaction de l'intérieur de la planète contre ses couches extérieures (Humboldt). La chaleur terrestre, qui augmente, comme on sait, à partir de la surface du sol, et à mesure qu'on se rapproche du centre, explique les actions diverses qui ont produit les déchirements, les secousses, causes des immenses bouleversements qui ont eu lieu aux périodes géologiques. En effets le refroidissement successif du globe terrestre, et par conséquent sa contraction sur lui-même, qui en était le résultat nécessaire, amenaient naturellement des mouvements, des fractures de la croûte solidifiée qui recouvrait le noyau encore en fusion. Maintenant l'équilibre de la température de cette enveloppe extérieure s'est établi, car il est démontré que, depuis les temps historiques, la température moyenne du globe n'a pas varié d'un SO*" de degré (Arago), et que la terre reçoit du soleil une quantité de chaleur égale à celle qu'elle rayonne dans l'espace ; c'est du moins l'opinion à peu près admise, quoique la météorologie générale laisse encore beaucoup à désirer sous ce rapport.
Malgré cet équilibre à peu près constant, le travail souterrain se continue ; quelques contractions, quelques tassements ont lieu sur divers points, et la réaction des gîiz intérieurs soumis à d'énormes pressions, les combinaisons chimiques diverses qui se font d'une manière continue, accusent cette fermentation intérieure qui détermine les mouvements du sol.
Telle est, dans l'état actuel de la science, l'origine des tremblements de terre. Les volcans sont des soupiraux qui donnent issue çà et là aux vapeurs intérieures, aux produits de cette activité chi-
mique des couches profondes. Mais les dégagements violents qui se font de temps à autre par ces véritables soupapes de sûreté ne suffisent pas, et c'est ainsi que des ébranlements ont lieu sut un gTan(E> nombre de points de la croûte terrestre. Nul pays n'est à Tabri de» ces phénomènes, ils sont cependant beaucoup plus rares danr les régions où les terrains de sédiment sont très-^pais, où des couv^^^^^^^^^ ches alluviales considérables cou>Tent le sol, et où la formatioïo^x^a^r est lapins ancienne. Ceci explique Timmobilité des paities centrale^XL^^ et occidentales de l'Europe; les terrains plus nouveaux, au contrair^r-^:^^sont plus fréquemment le théâtre de ces secousses.
Or, nous savons que la chaîne des Andes est regardée eomioc»^-^ d'origine relativement récente; elle doit donc, plus qu'aucun autr^^^:^^ lieu du globe, être sujette à des ébranlements, à des mouvements q;^::^ ^• vraisemblablement ont été plus fréquents dans le principe qu'aujou,.B- .^ d'hui. Ce tassement des régions montagneuses est regardé jc^^^ar H. Boussingault, qui a parcouru pendant des années les andes de
l'Equateur et de la Nouvelle-Grenade, comme la cause principale de la fréquence des tremblements de ten^e dans les Cordillère^s; d'^mutant plus que ce phénomène se montre également en Europe, d^K-ns les Pyrénées, dans les Alpes, et surtout dans les Apennins, n»^ ^tis sur une moindre échelle et plus rarement.
Une chose trt»s-remarquable et qui corroborerait l'opinion de M. Boussingault sur les résultats du tassement, c'est que les ébr^i»lements ont lieu le plus souvent du côté où les Cordillères sont;, le plus élevées, le plus abruptes, où la pression qii'elles exercent par conséquent la plus forte, c'est-à-dire du côté de l'océan fique, tandis qu'ils sont beaucoup plus rares et moins violents à.u côté oriental où les pentes sont douces et où ce grand massif €■- "raboute contre une plaine alluviale et sédimenteuse déjà assez éte"^^ par elle-même.
Pendant que le Chili, que Santiago et Valparaîso sont a^té^ ^^ fortes secousses, les villes de Mendoza et de San-Juan, adossé^^ ^ l'orient du massif des Andes, restent immobiles; ou si le sol qui 1^ porte est agité, on s'en aperçoit à peine. Il en est de même ôt 1* Rioja, où, pendant que Copiapo est rudement secoué, on r^^*^ inmiobîle.
Aux abords du massif bolivien , les frémissements du ^^^ sont plus fréquents. Ainsi, Tucuman a été quelquefois assez vîv^^ ment agité. Il en a été de même de Catamarca, mais jamais ces s^' cousses n'ont produit de catastrophes. Il paraît cependant qii'^^