CHAPITRE VIL
Tremblements de terre.
En parlant de la chaîne des Andes, nous avons déjà dit un mMosmnot des tremblements de terre qui s'y font sentir de temps à autS^ ^tre (page 169). Mais ce n'est pas la seule partie du sol argentin qui s^^^soit quelquefois agitée de ces secousses. Les premiers documents hisLz^rto* riques sur la découverte du Rio-de-la-Plata racontent qu'en 152^^S7, la veille de la Toussaint, les Espagnols qui remontaient le Parana . en éprouvèrent un assez violent, probablement dans les environs de Nicolas. Ils avaient amarré leurs navires aux arbres de la rive. T< à coup la terre s'agita avec violence, et le fleuve souleva d'énoi vagues. Les arbres se renversèrent dans l'eau avec d'énormes ments de la berge. Un des navires fut coulé bas et se perdit presque tous ceux qui le montaient ; les autres dérivèrent aveczzî le courant. Cette catastrophe coûta la vie aux quatorze personnes qui montaient le navire coulé.
Depuis, les tremblements de terre étaient inconnus sur le UiU^^ rd, on n'en avait jamais ressenti ni à Buenos- Ayres, ni sur les rive^ du Parana, lorsque le 9 août 1848 on en éprouva un assez fort à Mo^»3tovideo, lequel ne causa pourtant aucun dégât. Cette agitation du £oI, accompagnée d'un très-grand bruit souterrain, fut d'ailleurs pamrfâi' tement locale, et n'embrassa qu'un cercle de 20 lieues de diamètre; on ne sentit rien, ni à Maldonado, ni à Buénos-Ayres, ni à la Colonia. Le 15, le 19, le 26 du même mois d'août, et le 16 septembre suivant, les secousses se reproduisirent, mais beaucoup plus faibles ei sans aucun bruit.