C. Minéraux utiles
La résidence de Bantam elle aussi est pauvre en minéraux utiles.
I. Minerais. A la description géologique, nous avons dît que les couches brécheuses du district de Tiilangkahan sont souvent riches en pyrite, et qu'ailleurs encore on trouve entre ces couches des géodes remplies de calcédoine, quartz, calcaire spathique et pyrite. Il n'est pas invraisemblable qu'en certains points ces géodes contiennent aussi des minerais sulfurés d'une plus grande valeur; mais jusqu'en ce moment on n'en a pas trouvé, et il y a peu de chance de rencontrer des gisements qui pourront donner lieu à une exploitation avantageuse.
3. Houilles. Les couches de charbon éocène des environs de Baïah sont les plus importantes de tout Java. Nous avons déjà parlé de l'importance économique de ces couches lors de la description spéciale de ce terrain, et nous y renvoyons le lecteur.
3. Lignites. Entre les couches de la presqu'île de Dioungkoulon, que nous rattachons à l'étage inférieur du miocène, existent quelques couches de charbon qui ont été explorées par l'ingénieur des mines Aquasi BOACHI et décrites au tome IX du „Natuurkundig Tijdschrift van Ned. Indiê". Dans la plupart des cours d'eau qui, à l'ouest de la rivière Dioungkoulon, se dirigent vers la Meeuwen-Baai, on a trouvé quelques couches de charbon, qui nulle part cependant n'ont plus de 0.7 m. d'épaisseur. Vu la faible puissance de la couche, la mauvaise qualité du charbon et la petite étendue de ce terrain, ce gisement est sans valeur.
Les charbons qui se montrent entre des marnes et des calcaires de l'étage miocène m,, à Bodiongmanik, dans la section de Lëbak, ont été décrits à diverses reprises; par JuNGHUHN dans son ,Java", IV, édit. holl. p. 24g et édit. allem. p. 160; par JONKER dans te „Jaarboek van het Mijnwezen" 1872 II et par HUGENIN et Van Djjk dans le „Jaarboek van het Mijnwezen" 1877 1.
JUNGHUHN a cru pouvoir admettre 4 ou 5 différentes couches, dont quelques unes n'ont pas plus de 5 pieds d'épaisseur.
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JONKER a décrit 3 couches, dont celle du milieu est la plus importante; elle a une épaisseur de 1.5 à 2 mètres et on peut la suivre sur une longueur de 4 kilomètres.
HUGURNIN et Van Dijk sont d'avis qu'une seule couche est assez considérable pour être exploitée. Elle a, à peu près, 2 mètres d'épaisseur; et s'étend sans interruption sur une longueur de 3 kilomètres au moins, peut-être de 6 kilomètres.
Toutefois la qualité de ce charbon est mauvaise ; tous les échantillons ont une teneur en eau de plus de 20 % ; il est donc peu propre au chauffage des bateaux à vapeur. De plus, les circonstances dans lesquelles devrait se faire une exploitation éventuelle sont défavorables. La disposition des couches est telle que des galeries horizontales ne fourniraient que peu de charbon, et qu'il faudrait creuser immédiatement des puits de mine profonds, ce qui exigerait des frais plus considérables. Le toit et le mur des couches sont peu fermes; il faudrait donc étançonner les galeries avec soin, et le bois de bonne qualité est rare dans cette contrée. Pour le transport à Rangkasbitoung, il faudrait établir une voie ferrée ou un tramway sur une étendue de plus de 30 kilomètres, à travers une région peu peuplée et peu productive.
4. Pierres de construclion, chaux, etc. Aux endroits où existe de l'argile convenable et où affleurent des bancs de calcaire, on a établi des briqueteries et des fours à chaux ; mais ces industries sont d'une importance minime, car, sauf dans les chefs-lieux, on trouve peu de bâtiments de pierre.
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