IV. Houilles
Les houilles propres au service des machines à vapeur existent à Java, comme à Bornéo et à Sumatra, dans le terrain éocène.
1. Préanguer. Dans les grès de la baie de Tîilëtou, on n'a pas trouvé de couches épaisses de charbon ; il n'y a là que des cordons minces, de 2^ centimètres d'épaisseur ; et des fragments de ce combustible dans les conglomérats.
2. Préanguer. Dans le Tii Panarouban, affluent du Tii Mandiri (à l'est de Palabouhan), apparaissent quelques cordons de charbon qui n'ont que peu de millimètres d'épaisseur.
3. Préanguer. Dans l'arête Gg. Walat, près de Karangtëngah {à l'ouest de Soukaboumi), il existe deux couches de charbon à proximité du pied et une couche épaisse de schiste houiller dans le voisinage du sommet. Cette dernière couche (de 2 à 3 mètres d'épaisseur) contient aussi des cordons de charbon pur; mais ils sont trop peu épais pour pouvoir être exploités (5 à 10 centimètres). Les deux couches consistent en partie en charbon pur, de bonne qualité; mais elles sont malheureusement encore une fois d'épaisseur trop faible. La couche inférieure se compose de 18 centimètres de charbon pur et de 15 centimètres de schiste houiller (ensemble 33 cm.); la supérieure
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i mètre d'épaisseur; mais elle renferme diverses couches de schiste, qui alternent avec du charbon pur.
Ce terrain houiller, si favorablement situé pour le transport, n'a donc aucune valeur technique.
4. Bantam. Le terrain houiller de Baïah, à la cdte Sud de Bantam, est le seul terrain de Java où existent des couches de charbon suffisamment épaisses pour pouvoir être exploitées et qui aient été explorées très minutieusement à ce point de vue. On s'est assuré ainsi qu'une seule couche conserve, sur une étendue notable, une épaisseur de 1 mètre environ ; que toutes les autres ont moins de 1 mètre et ne deviennent plus épaisses qu'à certaines places; que le terrain présente de nombreux plissements et rejets, qui rendent très irrégulière la disposition de l'unique couche exploitable, qui sans cela pourrait fournir deux millions de tonnes de combustible ; de sorte que lors d'une mise en œuvre éventuelle, on ne pourrait pas compter sur ce chiffre ; enfin que le charbon a une situation particulièrement défavorable pour le transport, et que la masse n'est pas suffisante pour permettre la construction d'un port onéreux à la côte Sud, ou les dépenses d'une voie ferrée vers le bassin houiller. Ce n'est donc que si les circonstances amenaient l'établissement d'un chemin de fer à travers le Bantam méridional, qu'on pourrait songer à exploiter le terrain houiller de Baïah.
Pour de plus amples détails, nous renvoyons à la résidence de Bantam dans la section II.