‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 132 sur 224 · II. MtNERAIS DE PLOMB, DE CUIVRE ET DE ZINC · texte numérisé non relu

II. MtNERAIS DE PLOMB, DE CUIVRE ET DE ZINC

1. Solo. Le gisement de minerais de cuivre du Kali Dianglot, à la limite de Solo et de Madioun, a été décrit tantôt avec l'or.

2. Chértbon. Dans le cratère .du volcan Sawal en Chéribon, il y a eu jadis des solfatares et des sources thermales en activité, qui ont déposé de petites géodes de galène, de blende, de chalcopyrite, de pyrite martiale, de quartz et de calcaire spathique dans de l'andésite décomposée en une masse blanche, kaolinique. La quantité en est fort limitée (Van Diest, Jaarb. Mîjnwezen 1872 II, pp. 173 et suiv),

3 et 4. Préanguer. Dans le Tii Karang (affluent de droite du Tiî Bouni), près du village de Tïikarang {district de Diampang tëngah) et dans le Tii Ttouktiroukan (affluent du Tii Karang) existent de petits filons de minerai de cifivre et de zinc dans de l'andésite et de la brèche. Le gisement est tout à fait local, et il faut l'attribuer probablement à des sources thermales qui jaillissaient jadis à cet endroit.

ni- Minerai de manganèse.

I et 2. loguia. A la limite des brèches arénacées m^ et du calcaire marneux m,, au Sud-Ouest de Nanggoulan (loguia), il existe en deux endroits une couche de pyrolusite. Le premier gisejnent est situé tout près du village de Wadas ; on y trouve de nombreux blocs incohérents de ce minéral, gisant à la surface de la colline au versant de laquelle est situé le village. Le second est plus au Sud-Ouest, au

I) Selon Kern (Bijdr. Tail-, Laod- en Voikenkunde ran Ned.-Indis, 4e série. X, p. 13g), il n'y a pas dans le Klml/aDa ,^che en mines il 'or'' mais ,.onice irorlèvrcs", ce qui serait en accord plus parfait avec mon hypothèse. Il se peul que les Javanais de celle Époque ftienl 4té très fiers de rhabilsté de leurs orfèvres, et les aient considérés et cilés comme un r leur payi.

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mont Kéliripan, près du village de Pënggoung, entre des couches silicifiées gris clair -et du calcaire; la couche y a de J m. à i mètre d'épaisseur et elle est dénudée sur une longueur de quelques mètres. Entre Pënggoung et Wadas, on ne connaît pas de pyrolusite au contact de la brèche et du calcaire, de sorte que la présence du minerai semble purement locale.

Le minerai du Këliripan s'exploite, depuis quelque temps, sur une petite échelle i mais comme il se vend à très bon marché, il n'a que peu de valeur technique.

3. Préanguer. Dans la rivière Tiî Beureum, affluent du Tii Langla (district de Karang, section de Soukapoura kolot], au hameau de Tiikangkareng, affleurent du basalte et de la brèche de basalte, dans lesquels se montrent des cordons étroits de calcédoine et de pyrolusite (O. Hu- GUENIN, Nat. Tijdschr. van Ned. Indië. Tome XXII, pp. 218 et suiv).

4. Préanguer. Entre Tiibatou et Eureunpalaï (district de Paroung, section de Soukapoura kolot), on trouve une couche mince de pyrolusite; comme il est à la limite du calcaire et des marnes et conglomérats, ce gisement correspond à celui de logjiia. L'étendue y paraît être aussi très faible; on a découvert ce minerai par l'usage qu'on en fait, comme macadam pour les routes, dans le voisinage du hameau de Tiihideung {au sud d'Eurcunpalaï) .

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