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Le terrain marneux à l'ouest de la plaine de Bandoung

C'est ce terrain qui a fourni jusqu' ici le plus de fossiles. Dans les gisements O. de Junchlihn, au N.-E. de Gounounghalou, dans le district Rongga, VON HochSTETTER a fait à son tour des récoltes; et la plupart des fragments que JENKINS a décrits dans le ,, Quart. Journal of the Geol. Soc. London 1864 p. 45, sont aussi originaires de cet endroit. Les coraux de la collection de von Hochstetter ont été décrits par Reuss (Reise der Novara, Geologischer Theil, 2>" Band, p. 165 à 185).

Depuis la plaine de Bandoung, le terrain s'étend au Sud-Ouest jusqu'à Tiibanggala, sur le cours supérieur du Tii Sokan. Il est borné de toutes parts par le terrain brècheux de l'étage m,, sauf au Nord-Est, où les marnes disparaissent sous les dépôts lacustres de la plaine de Bandoung. L'argile roche brunâtre, qui constitue les collines Gagak et Kolotok, provient probablement encore des marnes de l'étage m^ ; mais la limite extrême, jusqu'oiJ les couches marneuses peuvent s'étendre en dessous des dépôts quaternaires, est formée par les brèches de l'arête transversale qui, un peu à l'ouest de Bandoung, divise la plaine en deux parties inégales.

Disposition des couches. Les couches forment dans la direction Est- Nord-Est un pli synclinal, dont les ailes Nord et Sud reposent, en général, en concordance sur les brèches. Cependant, il se présente divers plissements secondaires, et, le long de la limite des brèches, il s'est

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produit des plis locaux, de sorte qu'on trouve, en un grand nombre de points, une couverture reposant en stratification discordante {voir Fig. 6i), La direction des couches s'écarte aussi par places de la direction générale Est-Nord-Est, et varie entre 20° et 120°.

Tout près de la limite méridionale des brèches, près de Gounounghalou, on a fait la lecture D. ^ 120", 1. ^ 35° au Nord; plus à l'est, tout près de la limite encore, les couches inclinent aussi au Nord; c'est le cas, entre autres, pour les grès tuffeux gris, au sud-ouest de Tiisëndawout. Vers le nord, la pente devient plus faible ; et le calcaire qui apparaît près Liotiitiangkang est à peu près horizontal, de même que la couche qui renferme les pétrifications du gisement 0, de Junghuhn JUNGHUHN a fait des récoltes au confluent du Tii Tangkil et du Tii Bourial (rivière qui se joint au Tii Diërouk), et 3000 mètres plus loin dans le Tii Lanang, un peu en aval de la forte sinuosité de la rivière, près du hameau Tîikapoutih. i)

Au premier endroit on trouve de la brèche cohérente dans le lit de la rivière, à 850 mètres d'altitude; et sur les bords escarpés, hauts de 40 mètres, des couches horizontales d'argile foncée, à pétrifications nombreuses. Là-dessus reposent des conglomérats de roche éruptive et des grès argileux, riches en matériaux ponceux.

Au second gisement, le Tiî Lanang coule dans une tranchée dont les bords ont 100 mètres de hauteur et qui est creusée jusqu'au niveau de 850 mètres d'altitude. La couche la plus profonde est une roche argileuse foncée, à fragments de calcaire corallien et débris de coquillages ; là-dessus se trouvent des couches horizontales de marnes tendres, bleu grisâtre, qui sont, dans leur ensemble, pauvres en fossiles, mais qui contiennent des morceaux irréguliers de calcaire marneux, dans lesquels se présentent de grosses coquilles, principalement des ostréas. A ces marnes succèdent les marnes arénacées riches en fossiles, qui ont fourni la masse principale des pétrifications qu'on a recueillies ici ; sut ces dernières, jusqu'en haut, reposent, toujours en position horizontale, les conglomérats et les grès argileux du Tii Bourial, dont il a déjà été question, et dans lesquels on n'a pas encore trouvé de fossiles.

Plus au nord, on observe bientôt une pente au Sud. A plus de 4^ kilomètres à l'ouest de Gounounghalou, à l'endroit où la route de Nialindoung se dirige vers le Nord, on constate, près du pont sur le Tii Dadap, D. = 60°, I. ^ 20° au Sud-Est ; sur la route de Tiinangka, a 2J- kilomètres au nord de Gounounghalou, près Tîikapoutih, D. ^ 100°, I. ^ 14° au Sud; et plus au nord-est, près Sodohg,

l) JtiNGliuu.s fait mention du Gg. &i\t, mais un tel nom de montagne est tout à Tait inconnu ici ; il est probable que les indigènes ont parlé de ,batou sèla'', UinominalioD soua laquelle ils entendent la résine fossile, qui se présente dans les marnes et qui y est recueillie par aux.

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D. = 21°, I. = 20» au Sud-Est. Bientôt cependant la pente est de nouveau au Nord ; et sur la route de Gounounghalou à Thnangka, à peine à 300 mètres au nord de Tiikapoutih, on observe très distinctement D. ^ 96°, 1. ^ 56° au Nord. Néanmoins, la pente devient bien vite plus faible ; et sur la route de Nialïndoung, avant d'atteindre ce hameau, on trouve déjà D. = 90°, I. = 5" au Nord. Plus au nord, tant sur le chemin qui mène à Tiinangka par Nialindoung que sur celui qui passe par Sàdong, on trouve des couches légèrement ondulées, dont la pente, tantôt au Nord, tantôt au Sud, comporte au maximum 10°. Ces couches forment la partie moyenne du bassin et atteignent, à la cime Palasari, 1230 mètres d'altitude.

A proximité de la limite septentrionale des marnes, la position des couches est de nouveau plus troublée.

A près de 2 kilomètres au nord de Nialindoung, près de Tiidiambou, on a mesuré D. ^ 120", I. ^ 25" au, Nord-Est; et un peu plus loin seulement, on a trouvé une pente de 32°. Plus au nord, au-delà du lac Sitou guenggong, la position des couches est D. = 40°, I. = 35' au Sud-Est.

Du hameau Tiitëlou, la route de Tiiririp passe tout près de la limite des brèches, et on y observe une disposition fort irrégulière. Au point où l'on descend, en pente rapide, vers la rivière Tii Tèlou, on a constaté D. = 50', I. = 45° au Nord-Ouest; et dans le lit du Tii Tëlou, on voit le profil représenté dans Fig. 62 ; a, b, c et d sont probablement des parties de la même couche, qui ont été rompues lors du plissement, entre les bancs de conglomérats plus compacts, et qui se sont déplacées les unes par rapport aux autres.

Epaisseur de l'étage. D'après les données précédentes, on a con- .struit le profil Fig. 61. On peut en déduire que l'épaisseur de l'étage m, y est assez notable et s'élève, au moins, à 500 mètres.

Vers le sud-ouest, le terrain se rétrécit ; près Nagrog, on mesure D. ^ 62", !. = 62° au Sud-Est; et aux alentours de Tiibanggala, les couches forment de nouveau un pli synclinal net, dont les ailes reposent en concordance sur les brèches (voir Fig. 58) et qui, au centre de la vallée du Tii Sokan, présente encore un plissement secondaire.

Tout près de la limite méridionale des brèches, près de Tiihérangguirang, on a constaté D. = 104°, I. = 24° au Nord; et plus en aval, près Tiihérang, D. = 122°, I. = 2-]^ au Nord. Dans la vallée du Tii Sokan, les couches inclinent au Sud, légèrement du côté sud, tandis qu'elles sont très redressées vers le nord. En amont du pont, à l'est, sur la route de Tiibanggala, près du confluent du Tii Hérang, on observe D. = 115", I. = 4° au Sud; mais pas plus de 60 mètres plus en aval, D. ^ 74°, I. = 45' au Sud, et encore un peu plus loin, I, = 60° au Sud. A l'ouest de Tiiban^ala, à la

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rive gauche du Tii Sokan, on mesure D. =: 80°, I. ^ 25" au Sud. Vers le nord, on trouve d'abord une pente très douce au Nord ; mais plus loin, et plus près de la limite septentrionale de la brèche, la pente est au Sud. Ainsi, dans le Ht du Tii Lemah, au nord de Tiibanggala, et dans le Tii Mongo, au nord de Tëgallèga, on a observé D. = 70°, I. = 8° au Sud.

La disposition que nous venons de décrire est reproduite dans la partie méridionale de la coupe Fig. 58.

Dans le prolongement de ce gisement, au nord de Soukanëgara, affleure encore un peu de grès marneux. Ce terrain n'a, de l'est à l'ouest, que quelques centaines de mètres de largeur ; mais du nord au sud sa longueur est environ de 5 kilomètres; JUNGHUHN y a recueilli ses fossiles du gisement H. Les couches ont une disposition générale de l'Est à l'Ouest, et elles sont assez fortement plissées. Le long de la route de Tiibëbër, on observe, à partir de Soukanëgara, d'abord une inclinaison au Nord; et même en deçà de Tiiawitali guirang, on a encore constaté, D. = 112°, I. = 32° au Nord; mais 400 mètres plus loin, dans le Tii Awitali, D. ^ 70°, I. ^ 14° au Sud; et au-delà de Tiiawitali hilir, on retrouve D. = 60°, 1. = 20° au Nord, tandis que près Waroung moupou les couches paraissent de nouveau faiblement inclinées vers le Sud.

Les couches inférieures de ce terrain consistent en grès marneux avec couches calcaires interposées, brèches à grain fin et grès argileux. A un niveau plus élevé, au centre du bassin, on trouve surtout des brèches tuffeuses avec beaucoup de matériaux ponceux, qui, d'ordinaire, se désagrègent, à la surface, en une argile arénacée, rouge; en quelques points, on observe, sur ce tuf brècheux, du conglomérat de roche éruptive.

Les échantillons de calcaire (No. 1445), qui ont été récoltés à l'ouest de Tiisëndawout, au voisinage de Liotiitiangkang, tout près de la limite méridionale des brèches, sont compacts, de teinte gris jaunâtre, et au microscope ils présentent un aggrégat cristallin dépourvu de fossiles.

Le calcaire {No. 1437) de la rivière Tii Tèlou, à la limite septentrionale de ce terrain (voir Fig. 62), est aussi devenu cristallin en partie; mais on peut encore y reconnaître des globigérines, de petites rotalinidées, des textularidées, des cycloclypées et d'autres foraminifères qu'on ne saurait déterminer plus exactement.

Sur le calcaire de Liotiitiangkang repose une brèche grenue, fine. (No. 1444) formée de morceaux d'andésite ou de basalte altérés et de fragments scoriacés d'une roche éruptive plus fraîche, à pâte vitreuse ; entre ces fragments on voit des fibres ligneuses en assez grand nombre.

Des fragments inaltérés des couches à fossiles du Tii Lanang et du Tii Bourial, dont il a été parlé plus haut, sont des grès marneux durs

(Nos. 1440 et 1439) dans lesquels on découvre, à la loupe, des grains tout à fait arrondis de roche ëruptive, agglomérés par un ciment calcaire abondant. Par l'altération, ce ciment se dissout en partie et la roche devient tendre et friable. C'est dans ces fragments désagrégés <]ue l'on peut le mieux recueillir les nombreux fossiles enfermés dans la roche.

La résine fossile No. 1438 est originaire des marnes du Tii Lanang.

A un kilomètre et demi au sud-ouest de Tiisèndawout, sur la route de Margalangou, on a recueilli des morceaux d'une brèche (No. 1446) gris bleuâtre, tout près de la limite des brèches, par conséquent dans les couches inférieures. De petits morceaux de roche éruptîve et de gros fragments de pierre ponce y sont disséminés dans un grès terreux, Hm ne fait pas effervescence et dans lequel on observe de nombreux petits cristaux brillants de feldspath.

Des échantillons d'une pareille brèche, mais à grain plus fin et fort altérée, et ressemblant ainsi plutôt à un grès argileux (No. 1441), ont été récoltés au nord de Gounounghalou, près de Tiikapoutih.

Un peu au nord de Sodong, on a détaché des échantillons dans un grès brèckeux (No. 1442) dont plusieurs morceaux présentent des cavités nombreuses, remplies de zéolithe. Dans des fragments No. 1443 du No. 1442, on voit, au microscope, beaucoup de chlorite vert sombre qui peut provenir d'hypersthène ; et à côté de ceile-ci, de l'augite assez fraîche; le feldspath y est devenu trouble; l'échantillon contient encore assez bien d'apatite. C'est une andésite à pyroxène.

Dans la partie occidentale du terrain, près de Tiibanggala, les marnes et les calcaires marneux prédominent aussi dans les couches profondes. Au sud du village que nous venons de nommer, dans le lit du Tii Bodas, on a rencontré une couche de calcaire marneux (No. 1435) dans lequel on découvre, à la loupe, de nombreux grains arrondis de roche éruptive. Au microscope .on observe, dans la masse calcaire, des cycloclypées. des amphistégines et d'autres foraminifères peu distincts. Sur le calcaire reposent des marnes (No. 1436) constituées d'un gravier fin d'andésite à ciment calcaire. Des morceaux de pareilles marnes ont ^té recueillis plus à l'Est près de Tiihérangguirang (No. 1434).

Plus au centre du bassin, près de Tiihérang, on a pris des échantillons d'un grès tufîeux compact, gris jaunâtre, poreux (No. 1433). Au microscope, on voit' dans une pâte trouble, grise, qui ne polarise pas, de nombreux cristaux limpides de feldspath, des particules verttrouble et du minerai de fer.

Dans le terrain situé au nord de Soukanegara, on a recueilli au sud du Pasir Malang II, près du patrol Paaldouvva, des échantillons d'une marne tendre {No. 1432), qui tache comme la craie, et qui contient des moules de bivalves, des morceaux à structure corallienne et de nombreux

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débris de coquillages. Tout près de là se montre une couche d'argile gris jaunâtre (No. 1431} grasse au toucher.

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