I. FUSULINA
Fusulina granum avenae, ROEMER. Planche I, Figs. i à 10.
Bibliogi. F«tlD. KOExeit. Ccber cine Koblenkalkfauna der Wes(kUst« Ton Sumatra. Falaeontographica, Tome XXVIl 1880 pp. I — II; ainsi que dans le Jaarboek van het Mijnwezen 18S1 I. p. 292; Planche I, Fig. a a, b.c.
M. ROEMER n'a représenté ce fossile qu'en grandeur naturelle; on n'a pas encore publié des dessins microscopiques de sections.
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Fossile oblong, fusiforme, à extrémités pointues, lesquelles sont toutefois souvent brisées. Prudemment débarrassée de la poudre de roche adhérente, à l'aide de l'acide chlorhydrique dilué, la coquille présente les formes représentées Planche I, Figs. i à 6. A la çurface, on peut voir des lignes ondulées fines (Fig. 7) — correspondant aux pa.roîs des loges des spires, dont nous parlerons plus loin — qui se touchent mutuellement et donnent ainsi à la coquille l'apparence d'un treillis. Des rainures irrégulières ne sont pas naturelles; elles ont été procluites par frottement.
La longueur est de 16 millimètres au maximum; P épaisseur va.ric de 3^ à 4^ mm. chez les exemplaires adultes; pour les jeunes, elle est moindre.
On peut voir, par la section longitudinale Fig. 8 et les sections transversales Figs. 9 et 10, que la coquille est construite suivant une spirale, dont chaque tour de spire enveloppe complètement le précédent. Le dernier tour recouvre probablement l'avant dernier, de sorte que chez les individus adultes la coquille est close; toutefois, je n'ai pu l'observer dans mes préparations, car les derniers tours de spire se brisent presque toujours par la taille.
La loge centrale est sphérique, parfois ellipsoïdale ; son diamètre est de 0.20 à 0.30 mm., quelquefois même 0.35 mm. Tout autour se disposent divers tours de spire, dont le nombre dépend de l'épaisseur centrale du fossile.
Pour un rayon r = 1.5 mm. il y a 6 à 7 tours de spire; » .. .. r= 1.8 „ „ 7 à 8;
Il II II ^ = '-9 11 II 8 à 9; si la
loge centrale est fort grande, il n'y en a que 7 ; „ ,, „ r ^ 3.0 mm. il y en a 9 à 10.
La plus grande section transversale (passant par le centre de la loge centrale, ce qu'on nomme „la spirale dorsale") est une courbe qui, d'après mes mesures, se rapproche de la spirale logarithmique à quotient d'enroulement égal à 1.5. Chez d'autres exemplaires cependant, cette courbe est ce qu'on nomme une spirale conchoïde, dont le quotient d'enroulement est à peu près i .3, sans qu'on puisse cependant se baser sur cette différence pour distinguer deux espèces; car pour tout le reste l'analogie est parfaite.
Chaque spire est divisée, par des cloisons transversales ou septa, en loges dont le nombre augmente de dedans en dehors et s'élève à 28 pour la 5^ spire. Toutefois, les espaces circonscrits par ces septa ne sont pas vides ; ils se subdivisent à leur tour en chambres plus petites ou cellules, soit par le contact seul des ondulations des septa,
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soit, surtout vers les extrémités de l'axe de rotation, par des embranchements de ces septa ; de sorte qu'il se forme un filet cloisonnaire dont les mailles présentent toute espèce de formes irrégulières. Les disques extérieurs des spires ont une épaisseur de o.io mm., de 0.15 mm. au maximum, et ils sont à pores asses grossiers ; par contre, les parois des grandes loges ou les septa sont compactes; mais le plus souvent elles sont entourées des deux côtés par une substance poreuse.
Divergences avec les fusulines déjà connues. La seule différence qu'il y ait entre notre fossile et la fusuline bien connue F. cylindrica FiSCHEK, consiste dans les dimensions plus grandes et le plus grand nombre de tours de notre espèce; car, selon vON MôlLer, (Die spiral-gewundenen Foramîniferen des russischen Kohlenkalks), la F. cylindrîca n'a qu'une longueur de 7 mm, sur t. 9 mm. d'épaisseur et n'offre que 5 à 6 tours de spire. VoN Môller ajoute que la F. cylindrica s'enroule toujours suivant une spirale logarithmique ; et que les fusulines enroulées suivant une spirale conchoïde (à quotient d'enroulement plus petit que 1.5) appartiennent à d'autres espèces. Mats cette distinction ne me parait pas toujours possible ; car en mesurant au microscope les dimensions d'une même section transversale, il n'est pas rare de trouver en divers points des valeurs différentes pour ce quotient; et ces différences sont trop fortes pour pouvoir être attribuées uniquement à des erreurs de mesure. Je suis disposé à croire que les diverses fusulines s'enroulent chacune de préférence suivant une certaine spirale; mais je pense que le quotient d'enroulement n'est pas aussi constant que le dit VON MôLLER ; et qu'il existe pour chaque espèce, et même çà et là pour le même individu, de légers écarts de la spirale normale. C'est à juste titre que ScHWAGER avait déjà fait observer que la spirale se modifie avec l'âge; et qu'il n'est pas rare de remarquer distinctement une différence pour les spires intérieures (période de jeunesse), les spires moyennes (exemplaires adultes, état de développement complet) et surtout pour les spires extérieures (vieillesse, diminution de croissance). (C. SghwaGER. Carbonische Foramîniferen aus China und Japan, dans V. RiCHTHOFEN. China, Band IV, 1883, p. 124.) D'autre part, on peut encore comparer notre pétrification à la F. japonica GiiMB, représentée et décrite par SCHWAGER dans l'ouvrée cité tantôt, pp. 121 à 124, FI. XV, Figs. t à 11. Cependant elle est plus épaisse au milieu, offre moins de spires, et est en général d'une structure plus grossière que l'espèce de Sumatra.
Localité. La F. granum avenae n'a été rencontrée jusqu'à présent que dans le calcaire carbonifère des XX kota's, à l'est du grand lac de Singkarah, résidence des Padang'sche Bovenlanden, (Hauts plateaux de P.) Gouvernement de Sumatra's Westkust, (côte occidentale de S.)
ir. SCHWAGERINA.
Schwagerina Verbeeki Geinitz. Planche I, Figs. ii à 22.
Bibliogr. H. B. Geinitz und W. ton der Madck. Zut Géologie von Sumatra. Miltheîlungen aus den K5ni|{1. Minerai. Muséum in Drcsdcn 1876; ainsi que dans Pnlaeonlographîca, Tome XXII, p. 39g et àaia le Jaarb. Hijnwezen 1878 I p. 129 (Pusulîna Verbeeki).
H. B. Brady. On somc fo<isil Toraminirera fromthe West-coasi disuicl. Sumatra. Qeological Magazine, 1S75, p. 532; ainsi que dans le Jaari). Mijnwezen 1878 1 p. 166; Planche I, dg. 6. (Fusulina (Borelii,) princ<:p> Ehrenb.).
Valefiian von Mollkb. Die spiral-gewanilenen Forain iniferen àt* ruisischen Kohlenkalks 1S78, p. 73.
V. vo-i MflLLER. Die Foromirifercn des russischcn Kohlenkalks 1S79, pp. 6 ù 9. (Schwagerina Verbeeki).
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C. SCIIWAUKR. Carboniiche Faraminifcren aua China und Japon. Dans le „Cbina" de v. Ricictiiofem, Tome IV, pp. 135 i 137, PI. XVI, Mgs. 17 et 18; PI, XVII, Figs. 9 4 17.
Ce fossile a ëté décrit, mais non représenté par voN Môller (Die Foraminiferen des russischen Kohlenkalks pp. 6 à g). Cet auteur donne pour le diamètre de la chambre centrale 0.396 mm. ; tandis que dans tous les exemplaires que j'ai examinés moi-même, il est beaucoup plus petit, notamment 0.02 mm. et moins encore. VON Môller paraît avoir mesuré une section qui ne passait pas exactement par le centre, de sorte que les dimensions exagérées de la chambre centrale n'étaient qu'apparentes.
On trouve de bonnes figures de cette espèce, originaire du calcaire de la Chine, dans l'ouvrage de Schwager cité plus haut.
Nos exemplaires sont à peu près complètement sphériques (Figs. 1 1 ài3); aux extrémités de l'axe de rotation, la coquille n'est donc pas terminée en pointe, comme c'est le cas pour la Schwagerina princeps. A ta surface, des lignes fines passent d'une extrémité à l'autre de cet axe, tels que sur un globe terrestre les méridiens vont d'un pôle à l'autre. Ces lignes correspondent aux parois des loges ou septa; elles ne sont pas ondulées, comme chez les fusulina, mais présentent seulement une légère inflexion. Pour un diamètre de 5 mm. (Fig. 14), on compte déjà 25 de ces lignes à la surface des sphères; et on en observe 32 pour un diamèlre de 7 à 8 mm.; toutefois ce nombre n'est pas toujours le même.
Le diamètre des sphères est au maximum de 10 millimètres (Fig. 11); d'ordinaire cependant il mesure 9, 8 ou 7 mm.
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Ia Fîg. 15 représente, agrandie, une section longitudinale qui ne passe pas exactement par la loge centrale; et la Fig. 16, la partie centrale de la même section grossie davantage. Les spires intérieures sont déprimées dans la direction de l'axe de rotation; les individus très jeunes sont donc aplatis aux extrémités de l'axe ; cet effet va en diminuant dans les spires qui suivent, de sorte que le fossile devient sensiblement sphérique. Les Figs. [7 à 19 sont des sections transversales agrandies de trois exemplaires distincts ; la Fîg. 20 représente à un grossissement plus fort la partie centrale de la Fig. 17; les Figs. 2 1 et 22 sont tes parties centrales de deux autres coupes transverses.
On peut voir par ces figures que, de même que les fusulines, les schwagerines se développent suivant une spirale autour d'une loge centrale. Cette loge mesure au plus 0.02 mm. (voir Fig. 20) ; je n'ai pas rencontré d'exemplaires à grande loge centrale.
Près du centre, les tours sont parfois très rapprochés; ils s'élargissent alors brusquement au 5e ou 6e tour (Fig. 17), ce qui correspond à un changement dans le quotient d'enroulement de la spirale. Chez d'autres exemplaires (Figs. 18 et 19), les tours s'élar^ssent régulièrement du centre vers l'extérieur; l'accroissement a lieu alors suivant une spirale conchoïde simple.
Les lames ou disques spiraux sont très minces ; le plus souvent ils n'ont qu'une épaisseur de 0.05 mm. et sont à pores ^ns.
Les tours sont divisés par des cloisons transversales ou septa en l<^s dont le nombre varie tant soit peu suivant qu'il existe ou non des spires fines. Six exemplaires ont fourni les résultats suivants :
Nos.
Uiam.
Tours dk spire.
NOMHRI DES LOGES.
loge cenirsie.
5 étroits) 9 iRiges J '■'
55 petites ) 150 grandes) '