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Les septa mêmes ne sont pas poreuses; mais dans les tours extérieurs elles sont entourées des deux côtés de la substance poreuse des parois des Ic^es.
DigitizcdbyGoOgle
Les écarts dans le nombre des tours et des loges et les divergences dans t' accroissement sont donc assez importants ; mais ils sont néanmoins trop peu constants pour pouvoir servir de base à une distinction en espèces ou variétés. Je n'ai pu observer dans mes préparations si chez cette espèce de Schwagerina la dernière spire se superpose à l'avant dernière et si, par conséquent, chez les individus adultes, la coquille est fermée.
La section longitudinale Fig. 15 présente sur les spires les petites élévations mamelonnées que SCHWAGER nomme le ,, Basai skelett" ; et entre celles-cî, de nombreuses ouvertures buccales rondes, s'écartant complètement de la fente buccale continue des fusulines.
Divergences avec les autres Schwagerines. Notre fossile a été rattaché par BrADV à la Fusutina ou Borelis princeps Ehrenb. (à présent Schwagerina princeps). Toutefois U se distingue de cette espèce par sa forme sphérique, ses dimensions plus grandes, ses tours de spire plus nombreux et d'ordinaire (pas toujours) par un plus petit nombre de loges dans la même spire.
Localités. La Schw. Verbeeki existe dans le calcaire carbonifère des hauts plateaux de P ad an g, à la côte occidentale de Sumatra, et notamment au Boukit Bèsî (à proximité du lac de Singkarah) et près de Sibrambang. D'après SCHWAGER, on la rencontre aussi dans du calcaire de la Chine, savoir dans uge arête montagneuse à la rive droite de l'Yang-tszë-kiang, vis-à-vis de la ville de Ki-tsh6u, province d'Hupéi. Sa présence est moins certaine dans un calcaire du Japon, dans les carrières de Tarui, province de Mino. Les Schw^erines de la Chine sont, il est vrai, tant soit peu déprimées dans la direction de l'axe, tandis que les formes de Sumatra sont toujours exactement sphériques; puis, SCHWAGER assigne à la loge centrale un diamètre de 0.05 mm., tandis que pour notre pétrification ce diamètre est au maximum de 0.02 mm. (Fig. 20); enfin, dans les formes de la Chine, les septa sont plus épaisses que dans celles de Sumatra ; mais ces divergences sont trop peu importantes pour ne pas considérer ces fossiles comme une seule espèce.
in. ORBITOLINA.
Orbitolina concava Lam. var. Planche 11. Figs. 23—26.
Bibliogr. K, Martin, Umrnnchangen liber den Bau von OtbitoliuvoD
Bornéo. Beitrflge lur Géologie Osl-Asiens, IV 1S90, p. 20g. R. D. M. Verbkkk. Voorloopig bericht o»er nummnlieten «c. vin Java. Natuurk. Tijdschr. v. Ned. Indie, LI 1891, p. loa, en note. (Orbitolines de Java).
Petits fossiles papiUiformes, de 4 ou au plus de 5 mm. en diamètre (Fig. 23), à stries d'accroissement concentriques sur la face inférieure de la coquille {Fig. 24).
La Fig. 25 donne une section verticale et la Fig. 26 une section
DigmzcdbyGoOglC
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horizontale l'une et l'autre agrandies, de ce fossile; une section parallèle n'a pu £tre obtenue, car ces fossiles sont rares; et de plus ils existent dans un calcaire dur dont on ne peut les détacher. Autant qu'on peut en juger d'après les Figs. 25 et 26, il n'y a aucune raison pour séparer notre espèce de Java de l'O. concava des marnes de la rivière Sebërouang, en Bornéo occidental, bien que cette dernière atteigne la taille de 12 mm. (MARTIN, Beitrâge etc. IV, pp. 209 à 229, Planches XXIV et XXV). Dans notre coupe horizontale Fig. 26, succèdent immédiatement aux sections des l<^es triangulaires les petites loges latérales extérieures en rectangles assez irréguliers ou lin)itées par des courbes; tandis que M. Martin figure encore entre les deux des sections quadrangulaires de loges qui font défaut dans mes préparations. Toutefois une partie dos loges extérieures a disparu par la taille ; et en général, les orbitotines de Java sont moins bien conservées pour une analyse microscopique que les belles espèces de Saïor en Bornéo.
La coquille très mince se dissout lentement, avec effervescence, dans l'acide chlorhydrique, en laissant un dépôt d'anhydride silicique; après avoir enlevé prudemment la mince membrane siliceuse, on peut observer distinctement sur la masse calcaire sous-jacente le dessin en guilloché, à mailles triangulaires; celles-ci sont remplies de quartz très brillant. 11 .semble donc que les orbitolines aient été d'abord des coquilles calcaires, qui ultérieurement se sont silicîfiées en tout ou en partie comme le calcaire environnant.
Localité. A Java, ce fossile n'a été rencontré que dans un calcaire dur, gris sombre, intercalé dans les schistes à serpentine entre les localités Watou bélah et Sironggué, résidence de Banioumas, et qu'on rattache au terrain crétacé à cause de la présence de ces orbitolines. Ce calcaire n'a pas encore fourni d'autres pétrifications.
D'après M. Martin (1. c. p. 210), on trouve dans la section occidentale de Bornéo te même fossile dans un calcaire gris .sombre à la localité Bëtoung, sur la rivière Boîan; puis, dans des marnes de la rivière Sëbèrouang, à Saïor, où il atteint la taille de 12 mm., tandis que l'espèce de Java ne dépasse jamais 5 mm. Les couches à orbitolines de Bornéo occidental appartiennent également au terrain crétacé.