IV. ALVEOLINA
I. Alveolinajavana Verb. Planche II, Figs. 27 à 36, Planche III, Figs. 37 à 38.
Ilibliogr. R. D. M. Verkeek. Voorinopig bericht over nummulictcD,
«rbitoiden en olveolinee van Java. NUaurk. Tijdschr. v. Ned.-Inili«
LI 1891, pp. ii> i> 114, l'igS' 4^7-
Dans les calcaires et marnes à nummulitcs et à orbitoïdes de la
résidence de B^uëlen, à Java, se présentent de nombreux exemplaires
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d'une belie espèce d'alvëolînes, que l'on peut détacher, en leur entier, des marnes tendres, et qui sont éminemment propres à faire des préparations microscopiques.
Ce sont des corps oblongs, ellipsoïdaux, à extrémités arrondies et non terminées en pointe aiguë (Figs. 27 à 29). La plupart des individu.', sont' tout-à- fait droits; quelques-uns seulement sont faiblement incur\'és suivant l'axe longitudinal; d'autres sont plus ou moins aplatis; et dans ce dernier cas, la section transversale n'est pas circulaire, mais elliptique.
A l'œil nu, on ne peut voir à la surface que des lignes légèrement courbes qui joignent les extrémités de l'axe longitudinal et dont le nombre s'élève communément à 12 dans les exemplaires adultes. A la loupe, on observe perpendiculairement à ces lignes un grand nombre de stries fines: ce sont les limites des loges (Fig, 30).
Par les sections transversales Figs. 31 et 32, grossies dix fois, passant par la loge centrale perpendiculairement à l'axe de rotation, sections qui dans les Figs. 37 et 38 de la Planche IH sont représentées au grossissement de vingt cinq, on peut voir que ce fossile se développe aussi .suivant une spirale autour d'une loge centrale; néanmoins, les lames ou disques spiraux n'y sont pas poreux comme chez les fusulines et les schwagerines ; ils sont compacts. En coupe transversale, la loge centrale est circulaire, de 0.15 mm. de diamètre; en section longitudinale
exception , de 0.30
elle est elliptique, de X 0.35 mm.
Les dimensions de ce fossile sont:
Longueur ^ to mm. au maximum; d'ordinaire 4^9 mm.
Epaisseur = 3^4 mm! au maximum ; d'ordinaire 2 à 3 mm.
Si nous désignons par r la demi-épaisseur, ou le rayon des plu^ grandes sections tran.iversales, nous aurons
dan»
les exemplaires
dans les exemplaires
pour:
ordinaires
très finement enroulés
= 0.5 miil.
■ = 3. 4 ou 5
= i-ys ,.
Le plus grand nombre de tours de spire est donc de 25 chez les exemplaires ordinaires et de 27 chez ceux dont les spires sont très rapprochées.
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La hauteur des tours de spire est donc en moyenne de j^j ^ 0.08 mm., m^is elle n'est pas la même partout; les spires intérieures sont d'ordinaire un peu plus étroites que les extérieures; les premières ont une hauteur de 0.07 mm.; les autres, de 0.09 mm. à o.io mm.; pour 0,09 mm., on compte le plus souvent 0.04 mm. pour l'épaisseur du disque et 0.05 mm. pour l'espace intermédiaire; toutefois il arrive aussi que ces dimensions respectives soient 0.03 mm. et 0.06 mm. Chez certains individus, les 3^ 4'' et 5"; tours sont particulièrement espacés, bien plus lattes que les deux précédents, mais plus larges aussi que les suivants qui ont de nouveau, en moyenne, une hauteur de 0.08 mm. à 0.09 mm. Dans ces larges spires, ou bien l'espace compris entre les disques est plus grand qu'ailleurs, ou bien les disques eux mémos atteignent une épaisseur de 0.08 mm. à 0,13 mm.
Des cloisons peu nombreuses divisent les spires en longues loges ou sections; on en compte de 5 à 8 dans les jeunes exemplaires et jusqu'à 12 dans les individus adultes; ces parois correspondent aux longues lignes de la surface, dont le nombre, ainsi qu'on l'a dit plus haut, s'élève aus.si le plus souvent à 12 dans les exemplaires adultes.
Les cloisons ou septa sont parfois droites, parfois recourbées, et sont inclinées sur la spire {pp Fig. 36). Entre le pied de la paroi et la spire précédente il reste un espace vide (q Fig. 36), par lequel les sections communiquent tes unes avec les autres. L'épaisseur des septa est ordinairement de 0.01 mm.
Les longues toges ou sections sont divisées, perpendiculairement à la direction de l'axe longitudinal, en une quantité de petites loges dont le nombre s'élève, pour un seul tour, à plus de 125 dans les spires extérieures (Figs. 33 à 35), la longueur du fossile étant de 8 mm. Des deux côtés, ces petites loges sont limitées en ligne droite par des parois assez épaisses (de 0.02 mm. d'épaisseur); en haut et en bas elles ont naturellement pour limites les disques spiraux, de manière que la section de ces loges est parfois rectangulaire. Ceci est toutefois une exception, car d'ordinaire en bas et assez souvent en haut les loges sont arrondies, de sorte qu'elle présentent en coupe une forme circulaire ou elliptique. Dans chaque spire il n'y a qu'une seule rangée de loges et non plusieurs rangées superposées comme c'est le cas chez les alvéolincs vivantes. En quelques points on croit voir, il est vrai, entre deux tours de spire consécutifs, deux rangées de loges l'une au-dessus de l'autre; mais ceci n'arrive qu'aux endroits où entre deux spires consécutives il s'est intercalé temporairement une autre spire ; de cette manière il s'est formé deux espaces intermédiaires au lieu d'un seul, chacun d'une demi-hauteur et chacun avec une seule rangée de loges.
Différences avec d'autres ahéolines. L'alvéoline de Java ne peut se comparer qu'à l'A. ellipsoïdalis SCHWAG., car celle-ci présente des
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tours également serrés; en effet, d'après SCHWAGER (Palœontographica XXX 1883 p. 96, PI. XXV, Fig. I), pour un rayon de 1.25 mm., etie présente de 15 h 18 tours de spire, de même que l'A. javana; mais elle s'en différencie si notablement par la forme et la taille {1. ■= 3.5 mm., é. = 2.5 mm.) qu'il n'y a pas à songer à réunir les deux espèces en une seule.
localités. Dans des marnes arénacées tendres de la rivière Sourouan, et dans des calcaires des terrains du Loh oulo, résidence de Baguëlen. constamment avec des nummulites et des orbitoïdes ( dise ocy clin es). Age éocène.