‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 220 sur 224 · V. N. Iniiie, Ll 1891 p · texte numérisé non relu

V. N. Iniiie, Ll 1891 p

Disque rond, lisse, augmentant régulièrement d'épaisseur du bord vers le centre, parfois à bord obtus, le plus souvent tranchant; la surface est quelquefois finement grenue par des ponctuations ou des éminences très ténues, que l'on peut reconnaître à la loupe. Certains disques sont parfaitement lenticulaires : d'autres sont irrégulièrement ffexueux; d'autres encore ont un épaissis se ment papillaire central, mais jamais une tubérosité fort prononcée. Chez les petits exemplaires le bord mince est souvent ébréché,

Dimensions des disques.

Max, D. = 33 mm.; é. = sJ à 6 mm.

D'ordinaire D. = 20 à 30 „ é. = 5 à 54 „ Jeunes individus D. = 12 à 16 „ é. ^ 3 à 3i „

Les exemplaires très jeunes sont encore plus petits; ils présentent souvent la forme d'un bouton ou d'une lentille plate avec bourrelet central, et ce dernier offre parfois une dépression.

La structure interne de ces orbitoïdes ne peut être étudiée qu'en taillant des plaques minces; car on ne peut les fendre en deux moitiés ni par la chaleur nî par la percussion, probablement par suite d'une infiltration d'anhydride silicique. Comme la loge centrale et les loges médianes des premières couches qui l'environnent y sont particulièrement petites, il n'est pas bien possible de rencontrer exacte-

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ment ces loges intérieures lors de la taille. C'est pourquoi, dans la plupart des coupes horizontales, les loges médianes ne commencent à devenir visibles qu'à une certaine distance {{ mm.) du centre et on peut alors les suivre jusqu'au bord. D'autre part on constate que, bien que les disques eux-mêmes soient régulièrement lenticulaires ou seulement peu recourbés, la couche médiane se trouve d'ordinaire non dans un plan mais dans une surface courbe, de sorte que les plaques ne montrent pas toute la couche médiane avec les loges rectangulaires; on ne peut voir ces loges que dans deux branches d'hyperbole qui se rejoignent sensiblement au centre. Entre celles-ci, des loges latérales ont été coupées! Néanmoins, des coupes horizontales bien réussies (Fig. 150) suffisent pour pouvoir suivre le mode d'accroissement et les dimensions des loges médianes, de très près du centre jusqu'au bord; tandis que dans la coupe transversale (Fig. 151), on peut apercevoir l'épaisseur de la couche médiane, c'est à dire la hauteur des loges, ainsi que les dimensions des loges latérales et des piliers transverses.

Nulle part, dans mes préparations, on ne peut voir la loge centrale ; en tous cas, elle est fort petite; par analogie avec ce qu'on a vfi chez des orbitoïdes fissiles d'une autre variété de cette espèce (voir plus loin), le diamètre de la loge centrale ne dépasse probablement pas o.oi mm. Le plus souvent les premières tours circulaires qui entourent le centre ne s'aperçoivent pas davantage; leur distance (la longueur des loges, mesurée dans la direction du rayon), ne s'élève pas à plus de o.oi mm. Plus loin, la distance des tours augmente, de sorte qu'à • mm. du centre la longueur des loges lo. = 0.03 à 0.04 mm. ; la largeur la. ^ 0.03 mm. ; à 1 mm. du centre, lo. = 0.05 mm., la. = 0.03 à 0.04 mm. A 5 mm. de centre, lo. = o.io à 0.15 mm., par exception 0.20 mm, et 0.25 mm., la largeur est en moyenne de 0.04 mm. Encore plus loin, la longueur ne s'accroît généralement plus, mais elle demeure lo. = 0.10 mm. à 0.15 mm.; la. = 0.035 ^ o°5 f""^-

Dans le plan médian, le nombre des tours circulaires n'est pas très constant chez les divers individus; et pour le même individu, ce nombre n'est pas le même dans des directions différentes ; car d'ordinaire de nombreuses couches intermédiaires viennent s'intercaler en forme de coin entre les autres couches ; elles continuent quelque temps et Unissent par disparaître.

On peut compter en moyenne Pour r. = 3i à 44 mm., t. = 65 à yoenviron. -,

„ r. ^ 64 ,1 t. ^ Ho / Nombre dos tours circulaires

„ r. = 8i „ t. = 100 f dans le plan médian.

,, r. ^ 9 à 12 ,, t. = 120 îi 130 J

par exception, sur r. ^ 7 mm., il y a déjà 130 tours environ.

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On peut prendre comme exemple :

tours distance

20 X 0.05 mm. ^ 1.00 mm.

30 X 0.07 ,, ^ 2.10 ,, 40 X o.io „ = 4.00 ,, 10 X 0.15 „ = 1.50 „

100 tours pour 8.60 mm. ^ r.

Les parois des loges sont droites et généralement minces ; en effet l'épaisseur varie de 0.007 ^ 0.014 nim,; exceptionnellement il se présente aussi des parois plus épaisses, de 0.020 à 0.024 'nni.

Dans la coupe transversale (Fig. 151), on voit que, à 5 mm. de distance du centre et au-delà, l'épaisseur de la couche médiane, c'est à dire la hauteur des loges, est de 0.05 à 0.06 mm. Plus près du centre cette épaisseur est notablement moindre. Chez les exemplaires adultes, le nombre des disques latéraux s'élève à 50 environ ; les loges latérales sont longues de o.io à 0.12 mm., hautes de 0.02 à 0.03, parfois de 0.05 mm. L'épaisseur des piliers aux extrémités (grosseur des ponctuations à la surface) est de 0.05 à o.io mm., ces piliers sont légèrement coniques, et en coupe ils offrent l'image de disques minces qui se superposent comme des verres de montre. Au centre du disque, les piliers sont le plus rapprochés.

Au point de vue de ta structure interne, cette orbitoïde est tout à fait analogue à l'O. papyracea BouBÉE = O. Fortisi d'Arch = O. Pratti MiCH. = O. discus RiiTiM., de l'Europe et de l'Inde britannique, dont on trouve des figures chez CarPENTER, RuTlMEVER, KauFMANN, GûMBEL, VON Fritsch et d'autres auteurs. Seulement, Kaufmann dit que l'espèce de la Suisse a une grande loge centrale ; d'autre part, l'O. papyracea primitive est bien plus mince que la nôtrej- cependant dans l'Inde Anglaise on rattache aussi à cette espèce des variétés plus épaisses.

Je réunis l'espèce de Java sous le nom d'O. papyracea var. javana à l'espèce principale, et j'ajoute encore le terme minor, parce qu'à Java il existe encore, dans d'autres couches, une variété de l'espèce principale bien plus grande et plus épaisse.

Localités. Dans des calcaires et des marnes éocènes de la résidence de Baguêlen, à Karangsamboung, et dans ta rivière Sourouan, simultanément avec des nummulites et des alvéolines; dans la chatne de Diiwo, résidence de Solo, à la cime Woungkal, avec des nummulites; dans le grès éocène No. 1048 du Tii Lëtou, terrain de Tiiletou, Préanguer, à côté d'O. dispansa et de petites nummulites.

2, Orbitoides ephippium Schloth. var. javana Verb. Planche IX, Figs. 138 à 143, Planche X, Fîgs. 152 à 154.

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Bibliogr. R. D. U. Vehbesk. Voorloopig bcricht etc. Nal. Tijdschr. ». N. I., LI 1891, p. 109.

Disque courbé en forme de selle, le plus souvent à bord assez tranchant ; outre les exemplaires fortement flexueux, il se montre aussi des disques lenticulaires légèrement courbes et même presque pl^s (fig. 138); ces derniers pourraient, sans une analyse microscopique, être confondus aisément avec les jeunes individus d'O, papyracea. Surface lisse, parfois finement grenue par suite de petites ponctuations ou tubérosités, que l'on ne peut reconnaître qu'à la loupe. Du bord vers le centre, le disque devient .plus épais ; au centre il tCy a pas de bouton.

Dimensions du disque.

Max. D. ^ 14 mm.; é. = 34 à 4 mm.

D'ordinaire. D = 10 à 12 ,, ; é. ^ 3^ à 4 „

En coupe horizontale, on remarque d'abord la loge centrale qui est ici très grande; la section est ronde, elliptique ou même rhomboïdale: la loge ronde mesure le plus souvent i mm. de diamètre ; l'elliptique, de i^ à i^ mm. suivant le grand axe; les diagonales de celle en losange ont môme 1.5 et i.g mm. de longueur. Dans la coupe transversale (Fig. 154) on voit que la loge centrale est d'ordinaire moins haute que longue; donc, qu'elle est plus ou moins déprimée dans une direction perpendiculaire au plan médian.

Autour de cette loge centrale se disposent immédiatement des anneaux à loges médianes longues, ce qui établit une différence importante entre cette espèce et la précédente. Les loges du premier anneau ont déjà de o.io à 0.15 mm. de longueur, sur une largeur de 0.03 à 0.04 parfois de 0.05 mm. Le premier anneau a environ 75 loges. A une distance plus grande du centre, les loges ne deviennent pas plus longues ; cette longueur reste quelque temps constante et puis elle diminue généralement, de sorte qu'à 5 mm. du centre, elle ne mesure le plus souvent que 0.05 à 0.06 mm., par exception seulement o.to à 0.12 mm., sur une largeur de 0.03 à 0.04 mm. Dans la Fig. 153", on a représenté à un grossissement plus fort ('"*/,) quelques unes des loges de la Fig. 153. On y voit que les tours aussi bien que les parois des loges se composent de deux lamelles, entre lesquelles semblent circuler de fins canaux. Sur les longs côtés, les loges sont limitées par des droites; sur les côtés courts, parfois encore par des droites, mais le plus souvent par des lignes flexueuses ou irrégulières, par suite d'une flexion en dehors des tours. La même chose s'observe chez toutes les discocyclines. Les parois des loges y sont ordinairement plus épaisses que chez O. papyracea; cette épaisseur est le plus souvent de 0.014 à 0.024 mm., même de 0.027 à 0.034 mm.

Chez ces orbitoïdes recourbées on réussit naturellement encore moins que chez l'O. papyracea à couper toute la couche médiane. C'est pourquoi

les sections horizontales ne montrent les loges médianes que le long de quelques lignes courbes ou de branches d'hyperbole (Figs. 152 et 153)- Dans le plan médian les tours sont, pour un même rayon, encore plus nombreux que dans l'espèce précédente. On compte en moyenne: Sur r. = 3 mm., t. = 35 environ

„ r. = 5i — 6i „ , t. ^ 80 à 100 environ. Le nombre des tours y est également fort variable, suivant le nombre des rangées intercalées en forme de coin. Comme exemple, on peut prendre :

tours distance

30 X 0,10 mm. = 3.00 mm.

100 tours pour . . . 6.50 mm. = r.

Dans la coupe transversale, on voit que la couche médiane a ici, en moyenne, une épaisseur (hauteur des loges médianes) de 0.06 à 0.08 mm.; à proximité de la loge centrale cette couche est plus épaisse ; elle est plus mince près de la circonférence. Les loges latérales ont une longueur d'environ 0.10 mm. sur 0.03 de largeur. Le plus souvent il y a environ 50 disques latéraux des deux côtés du centre. L'épaisseur des piliers aux extrémités est le plus souvent de o. 10 mm., rarement de 0.20 mm.

Cette espèce ressemble sous tous les rapports à l'O. ephippium SCHLOTH. d'Europe, mais elle est plus épaisse; les exemplaires de France ont 2j mm., ceux de Java 4 mm. d'épaisseur; c'est pour cette raison que je l'ai distinguée de l'espèce principale par l'adjonction des mots var. javana. Comme nulle part, dans la description de cette espèce, on n'a indiqué comment la longueur des loges varie de dedans en dehors, j'ai examine au microscope quelques exemplaires de l'O. ephippium du Muséum d'histoire naturelle de Paris, et j'ai observé exactement la même chose que chez l'espèce de Java. La loge centrale est grande, de 0.7 mm. de diamètre; les premières loges, très près du centre, ont une longueur de 0.08 à o.io mm. et une largeur de 0.04 à 0.05 mm.; les loges extérieures ne deviennent pas plus longues; elles restent à 0.08 mm. ou diminuent même jusqu'à 0.06 mm. Les panùs des loges ont une épaisseur de o.oio à 0.014 n"^-

localités. Dans les calcaires et marnes éocènes de Baguèlcn, à Karangsamboung et dans la rivière Sourouan, avec l'O. papyracea, des nummulites et des alvéolines ; dans la chaîne de Diiwo, résidence de Solo, <^ la cime Gounoung Woungkal, avec l'O. papyracea et des nummulites. On les trouve encore, d'après voN Fritsch, dans des marnes de l'étage |5, à Pengaron, résidence Sud et Est de Bornéo, avec t'O. papyracea.

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l'O. dispensa et de petites nummulites.

Tableau comparatif des deux espèces d'orbitotdes éocènes.

En formant un tableau des principales propriétés et des dimensions moyennes des deux espèces d'orbitoïdcs que nous venons de décrire, leurs différences sautent immédiatement aux yeux- (Voir le tableau ci-contre),

3. Orbitoi des papyracea. BOUB. var. javana Verb. Planche IX, Figs. 144 à 147; Planche X, Figs. 155 à 157-

Ribliogr. R. D. M.VenDEEK.

Voorloopig bericht, elr. Nttt.

Tij(lBchr.vanN.I.,LI,i89i, p. 119. Yig. 8 a, b, c.

Les orbitoïdes des marnes à nummulites du terrain de Nanggoulan, dans la résidence de loguiaharta, sont très bien conservées ; et, de même que les nummulites, elles se laissent fendreen deux moitiés en les chauffant dans la flamme d'une lampe à alcool et en donnant ensuite un léger coup de marteau sur le bord tranchant. Ce procédé offre le grand avantage de permettre d'observer la loge centrale avec les tours très serrés qui y succèdent immédiatement, ce qui dans les plaques taillées des orbitoïdes de Baguelen à petite loge centrale est presque impossible.

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Disque lenticulaire très grand, s'épaississant régulièrement du bord, tranchant ou plus ou moins obtus, vers le centre. Ce disque est d'ordinaire plus ou moins courbé, totalement lisse, ou garni de granulations extrêmement fines. L'espèce principale [a] atteint un diamètre de 50 mm. ; c'est la plus grande discocycline de l'Inde Néerlandaise. Une deuxième variété ([î, Fig. 147) ne se distingue de l'espèce principale que par une plus grande épaisseur et par son bord obtus. Ces exemplaires épais surtout se laissent fendre très aisément.

Dimensions de l'espèce principale (t.

Max. D. = 50 mm,, ë. ^ 9 mm.

Taille / D. = 37 à 40 „ , é. = 6 à 7 ordinaire. (, D. = 22 à 30 ,, , é. = 5 à 5I „

Dimensions de la variété épaisse jî.

D. ^ 12 à 24 mm., é. ^ 6 à 6^ mm.

La structure interne des deux variétés « et ^ est tout à fait la même ; ^ n'est donc qu'une variété bombée de a.

Près du centre, les tours circulaires sont très rapprochés, de sorte que la longueur des loges n'est que de 0,01 mm., pour une largeur de 0.02 mm. Dans quelques exemplaires nettement fendus, on a pu observer aussi la loge centrale; elle tst fort pelite, n'a que o.oi mm. de diamètre {Fig. 157)- Les loges médianes croissent très rapidement en longueur, de sorte qu'à \ mm. du centre ces loges sont déjà longues de 0.03 à 0.04 mm. et larges de 0.03 mm.; à 5 mm. décentre, la longueur est de o.io à 0.12 mm., même de 0-15 mm., et par exception de 0.20 mm.; la largeur est de 0.04 à 0.05 mm. Plus loin, les loges conservent les mêmes dimensions. L'épaisseur des parois des loges est de 0.015 à 0.020 mm. Le nombre des tours pour r. = 5 mm. est de 85 environ; pour r. = 10 mm., il est d'environ 130 et à peu près de 150 pour r. ^ 12 mm. Chez cette espèce-ci encore, on trouve beaucoup de couches intercalées en forme de coin.

Nombre des disques latéraux pour une épaisseur du disque de 5j mm., 75 à 85; longueur des loges latérales, 0.10 à 0.20, parfois 0.25 mm., pour une hauteur de 0.03 à 0.05 mm.

On voit donc que la structure interne de cette orbitoïde est complètement analogue à celle de l'O. papyracea de Baguêlen ; seulement, les dimensions de l'espèce de Baguêlen sont beaucoup plus petites que celles de l'espèce de loguia; et c'est pour cette raison qu'il faut la considérer comme une var. minor de cette dernière. Il est désirable aussi, vu sa grande épaisseur (9 mm.), de séparer l'espèce de loguia de l'O. papyracea primitive comme une var. javana de celle-ci. A cette épaisseur plus grande correspond le plus grand nombre de disques latéraux.

Localités. Dans les marnes à nummulites du terrain de Nanggoulan, en loguiakarta, simultanément avec l'O. dispansa; dans du calcaire mar-

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neux de la rivière Wonadri, affluent du Worawari, résidence de Baguëlen, à côté de petites nummuJites et de l'O. dispansa. Dans une couche de calcaire marneux de l'étage jî à Pengaroii, résidence Sud et Est de Bornéo, simultanément avec de petites nummulites, les O, dispansa et 0. ephtppium (d'après VON Fritsch, Paiaeontograpliica, Supplément III, Lieferung l, He(t 3, 1878; voir aussi Jaarboek Mijnwezen 1879 1, pp. 239 à 243, Taf. XVI, Fig. 14).

4, Orbitoides dispansa Sow. Planche IX, Figs. 148 et 149; Planche X, Figs. 158 à 160.

K. Voorloopig bericht etc. Nat. Tijdschr. , p. I30, Fig. 9 a, b.

A côté de l'espèce d'orbitoïde précédente, de très forte taille, on en trouve constamment une autre beaucoup plus petite, caractérisée par des ponctuations ou des granulations distinctement visibles à la surface et un épaississe ment en bouton au centre du disque, assez mince du reste. Le bord mince est d'ordinaire ébréché.

Dimensions du disque.

D. = 6 à 13 mm., é. = 3, 3^ et 4 mm.

Par la chaleur et la percussion, on peut fendre ces orbitoides aussi très nettement en deux moitiés. La loge centrale est très grande; elle a jusque 1.5 mm. en long et en large et (en coupe transverse) 1.2 mm. de hauteur; d'ordinaire cependant son diamètre n'est que de i mm. environ. Tout autour, des anneaux de loges médianes, longues de o.io à 0.15 mm., larges de 0.04 à 0.05 mm.; plus loin, les loges ne deviennent pas plus longues; elles conservent d'abord la même longueur; puis celle-ci diminue jusqu'à o.io, 0.08, 0.06 et 0.05 mm., pour une largeur de 0,03 à G.05 mm. Pour r. = 3i à 4 mm. (dont il faut déduire cependant \ mm. pour la loge centrale), il y a environ 40 anneaux concentriques. Les parois des loges ont une épaisseur de 0.010 à 0.020 mm. ; parfois même elles sont plus épaisses.

Dans la coupe transverse (Fig, 160) on aperçoit 35 à 40 disques latéraux pour une épaisseur du disque de 3i à 4 mm. Longueur des loges latérales = o.io à 0.15, parfois 0.20 mm., hauteur 0.04 à 0.05 mm. Les piliers y sont un peu plus épais que dans les espèces précédentes, o.io à 0.15 mm., et à la surface ils apparaissent comme des tubérosités très apparentes. Couche médiane de 0.03 à 0.05 mm. d'épaisseur. La loge centrale est souvent remplie de cristaux de calcaire spathique.

Au point de vue de la forme extérieure, cette espèce est tout à fait identique à O. dispansa Sow ; la structure interne est ta même aussi, autant qu'on peut en juger d'après les anciennes descriptions, fort incomplètes.

Un fait digne de remarque, c'est la concordance parfaite de la

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structure interne de cette orbitoïde avec celle de l'O. ephippîum de Baguëlen. On peut donc convenablement les considérer l'une et J 'autre comme des variétcs d'une même espèce, mais non comme identiques; car bien qu'en Baguëlen on rencontre à côté de l'espèce courbée une O, ephippium lenticulaire plate, celle-ci ne ressemble en aucune façon à rO. dispansa. Les exemplaires plats de l'O. ephippium n'ont fias de bouton et ne sont pas si fortement granulés que l'espèce de loguia ; de plus, parmi les milliers d'exemplaires de l'O. dispansa, il n'existe, dans les marnes de loguia, pas un seul individu recourbé en forme de selle. Localités. Marnes du terrain de Nanggoulan, en loguiakarta, avec petites nummulites et la grande 0. papyracea; calcaire marneux de la rivière Wonadri, résidence de Baguëlen, avec petites nummulites et la grande O. papyracea. Couche de calcaire marneux de l'étage j* de Pengaron, résidence Sud et Est de Bornéo, avec petites nummulites, la grande O. papyracea et aussi, d'après VON Fritsch, avec O. ephippium. Toutes ces roches appartiennent au même terrain, d'âge probablement oligocène. Dans les grès éocènes, No. 1048, du Tii Letou, terrain de Tiilëtou, Préanguer, avec petites nummulites et O. papyracea minor. En Baguëlen, loguia et à Bornéo, il existe donc à la fois une grande et une petite espèce d'orbitoîdes, l'une et l'autre en deux variétés. Un tableau synoptique des principales propriétés de ces deux espèces provenant de ces trois localités fera clairement ressortir d'une part les différences entre les espèces; et d'autre part, pour les variétés, la concordance de la structure interne. (Voir le tableau page 1175).

B. RhIPIDOC YCLINES, A CT I N O C Y C Ll N ES ET ASTÉROCYCLINES.

Une marne ou marne calcaire gris sombre. No. 1780, de la rivière Tii Peundeui, affluent du Tii Asahan, en Bantam méridional, appartenant au terrain éocène, est totalement remplie d'orbitoîdes et de quelques petites nummulites. Ces dernières ont un diamètre de 3J mm., une épaisseur de 2 mm. et 7 tours de spire. Toutes les orbitoïdes ont des loges médianes rectangulaires, 11 y en a à grands disques, longs de 18, épais de 2 mm., à petite loge centrale; pub des orbitoïdes recourbées en selle, longues de 6 à 8 mm,, épaisses de 1.5 à 1.8 mm., probablement l'O. ephippium ; ensuite des orbitoïdes flexueuses présentant d'un côté une tubérosité et à grande loge centrale, probablement une variété de l'O. ephippium. Puis encore des sections qui semblent formées de deux orbitoïdes attachées l'une à l'autre, minces au centre et présentant un gros renflement aux extrémités; dans chacune des deux moitiés il y a une grande loge centrale; il est probable qu'elles n'appartiennent ni aux actinocyclînes ni aux astérocyclines, mais à une espèce d'orbitoîdes à épaississe ment concentrique tout près du bord. Enfin, des orbitoïdes

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