‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 29 sur 224 · Le Këndëng-Patouha · texte numérisé non relu

Le Këndëng-Patouha

Nous désignons sous ce nom le massif volcanique situé entre le Këndëng — Waringuin et le Patouha et auquel appartiennent lès solfatares bien connues du Kawah Tiiwidéi.

Avec la carte topographique, échelle i : 20.000, en main, on peut distinguer, sur ce terrain, trois cirques qui ne sont pas très réguliers.

a. Le cirque le plus oriental a 850 mètres de rayon ; sur le bord Nord se dresse la cime Walang, à 2010 mètres; et sur celui de l'Ouest, le Walirang, à 2040 mètres d'altitude.

b. Dans la partie occidentale, le Gounoung Ouroug (signal à 2192 mètres) et le sommet Boungaok (3140 mètres), sont des portions d'un cirque de 0.5 kilomètre de rayon.

c. Entre a et b est situé le Kawah Tiiwidéi, à 1870 mètres d'altitude. Au Sud et à l'Ouest du Kawah, on voit les ruines d'un cirque qui doit avoir eu 350 mètres de rayon, et qui maintenant n'est élevé que de 60 à 70 mètres au-dessus du Kawah.

Des roches qui constituent cette montagne on n'a pu obtenir des échantillons non altérés.

Le Kawah Tiiwidéi est une solfatare très active, qui a été décrite en détail par JUNGHUHN. (Java, édit. holl. [I p. 68 ; édit. allem. II

I) Il serait probablement plm eiact d'appeler auwi cette cime „le KSmlSng."

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p. 53). La physionomie qu'il y trace de cette solfatare correspond encore assez bien à l'état actuel; mais, à un seul point de vue, JUNGHUHN a commis une erreur considérable. Les roches situées dans la partie Sud-Est du Kawah et plus encore au Nord, dans le lit du Tii Widéi, il les tient pour des grès quartzeux modifies; et il pense ainsi qu'en cet endroit il est déjà arrivé au bord de la chaîne neptunienne du Sud. Von RichthOFEN (1. c. p. 347) est d'avis que ces fragments sont originaires du sous-sol sédimentaire profond, et que l'activité volcanique les a amenés à la surface. C'est tout aussi inexact ; ce que JunGhuhn prend pour du grès transformé, c'est un tuf siliceux {No. 1636) qui a été déposé par des sources thermales; ces tufs ont parfois l'apparence du silex, mais ils ont souvent aussi une surface arénacée. Au microscope, on voit toujours un fin agrégat de particules de quartz, qui présente la polarisation en mosaïque; dans cet agrégat gisent quelques morceaux de quartz plus gros, un peu de pyrite et des particules sombres, troubles, qui sont en partie du minerai ou l'un ou l'autre pigment foncé, et en partie aussi des bulles d'air. M. Behrens aussi {1. c. p. 14) a décrit les échantillons recueillis ici comme tufs siliceux.

La chaîne tertiaire n'apparaît qu'à plus de 2 kilomètres plus au Sud, et consiste, comme on l'a vu précédemment, tout entière en brèches d'andésite, entre lesquelles ne se montrent pas de grès quartzeux.

Les parois et le fond du Kawah consistent partout en andésite plus ou moins kaoHnîsée, mélangée de soufre {No. 1637), de pyrite et de sulfate d'alumine.

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