‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 56 sur 224 · L' Haiimoun · texte numérisé non relu

L' Haiimoun

A l'extrémité occidentale des Préanguer, à peu près dans le prolongement de la ligne qui joint le Salak et l'Endout, s'étend une vaste chaine volcanique que l'on appelle l'Halimoun, du nom de ta cime

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principale. Au sommet de cette montagne, on peut distinguer deux cirques.

a. Le plus grand des deux a un rayon de 2250 mètres; le bord est bien conservé pour les deux tiers ; au bord Sud se dresse la cime Halimoun, à l'altitude de 1725 mètres; au Nord-Est, au sommet Bantiit, le signal Halimoun 1 est à 1744 mètres et le point le plus bas du bord, entre ces deux cimes, est à 1400 mètres d'altitude. Le bord septentrional, nommé Panédiouwan, s'élève partout assez uniformément à l'altitude de 1450 mètres. Vers le Sud-Ouest, l'anneau est ouvert et c'est par cette ouverture que s'écoulent les eaux des rivières Tii Sarouwa et Tii Madia, dont le lit, à l'endroit où elles percent le cirque, est creusé jusqu'au niveau de 800 mètres. Entre ces deux rivières se trouve la cime Toumpang, de 1000 mètres d'altitude.

6. Du côté de l'Ouest-Nord-Ouest se rattache à ce grand bord un cirque plus petit et plus récent, d'un rayon de plus de 600 mètres. Le centre est un peu en dehors du grand cirque a. Ce bord s'élève assez uniformément à l'altitude de 1250 à 1350 mètres; mais au Sud il est percé par une petite rivière, qui coule dans une tranchée à parois abruptes creusée jusqu'au niveau de 860 mètres.

Les rivières qui rayonnent dans tous les sens à partir de ces cirques centraux coulent dans des ravins très profonds, et elles témoignent de la sorte du long espace de temps qui s'est écoulé depuis que l'activité volcanique s'est arrêtée dans ce massif.

En divers points du versant extérieur, on trouve des vestiges de petits points d'éruption secondaires, dont la forme régulière s'est perdue par érosion, de sorte qu'il est difficile de les reconstruire.

Au versant du Nord, nous citerons un cirque irréguHer qui porte la cime Pangobéran (1380 mètres) ; et plus à l'Est, encore un cirque pareil, avec la cime Paréang (1503 mètres). Sur le versant de l'Est se dresse une colline à sommet fermé, le Tapos, de 1474 mètres d'altitude.

A la surface, ce massif consiste en argile, avec blocs nombreux de roche compacte. Vers le Nord, on trouve tout autour de l'ancienne cime d'andésite Kasour une vaste plaine, où prédominent des tufs incohérents, qui se désagrègent en une argile arénacée dans laquelle se montrent très peu de blocs. Le Tii Tarik et ses affluents ont creusé, dans ces tufs, des ravins profonds.

Dans ce massif, on a recueilli de nombreux échantillons :

Au versant Nord, le No. 1731, au passage du Tii Tarik, entre Pameungpeuk et Tiitamiang; le No. 1732 un peu à l'ouest de Tiitamiang et le No. 1733 dans le lit du Tii Salimar, près du hameau de ce nom.

Dans ces échantillons on voit, à l'œil nu, une pâte gris bleuâtre à cristaux vitreux de feldspath et petits pyroxènes ; au microscope, on observe dans la première roche (No. 1731) quelques olivines, serpen-

tinisées en grande partie; toutefois la pâte est celle des andésites typiques, notamment un feutrage de microlithes de teinte claire; puis beaucoup d'hypersthène avec des aiguilles épaisses d'apatite. C'est une andésite à pyroxène olivintfère.

La seconde roche {No. 1732) est une andésite à pyroxène fraîche, à verre brun et sans divine.

La troisième (No. 1733} est également un^ andésite à pyroxène, maïs elle contient de nouveau un peu d'olivine.

Au versant oriental, on a pris des échantillons au sud du signal Tiileungsir (No. 1734) et un peu au nord du signal Tiikiraï (No. 1735)- Ils paraissent un peu plus clairs que les précédents, par suite d'une plus forte teneur en feldspath vitreux. Au microscope, on voit dans le No. 1734 une pâte consistant en un beau feutrage de microlithes dans lequel sont disséminés du plagioclase, beaucoup d'hypersthène et un peu d'olivine fraîche; c'est donc une andésite à pyroxène olivinifère. L'échantillon No. 1735 est une andésite à pyroxène, dans laquelle on n'a pas trouvé d'olivine.

Au versant Sud, on a recueilli les morceaux No. 1736 au signal Pangoukousan, entre Tiikouroutouk et Tiirëndang et le No. 1737 prés de Sanguéang. Au microscope, on voit que ce sont l'un et l'autre des andésites à pyroxène.

Au versant occidental, on a détaché des échantillons dans le Tii Salak à l'est de Soundël; c'est encore une andésite à pyroxène ira.îche.

Dans un petit affluent de droite, on a trouvé des croûtes d'une roche semblable à de la calcédoine (No. 1738). Au microscope, c'est un agrégat à grain fin de particules de quartz avec quelques grains de quartz plus gros; c'est donc apparemment un tuf siliceux, déposé par des sources thermales.

E. Les sédiments quaternaires.

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