I. Sédiments marins
Dans la description des résidences précédentes, nous avons appris à connaître des couches horizontales, qui ne sont plissées nulle part, reposent en discordance sur les couches tertiaires les plus récentes, et sont par conséquent postérieures à l'époque tertiaire. Par leur structure et leur disposition, on peut d'ordinaire les séparer aisément des dépôts * modernes plus récents ; c'est pourquoi on les range dans la période quaternaire.
Le long de la côte Sud, ces couches font complètement défaut dans les Préanguer ; et la vaste plaine, occupée par ces dépôts récents à la côte Nord, n'est représentée que par deux petits terrains dans cette résidence.
DigmzcdbyGoOglC
Sar 1& route, qui conduit de Darmawangui à Tomo, le long du Tii i^utoung, rivière frontière de Chéribon, on rencontre, un peu à Test de la dernière localité, des couches horizontales d'argile et de grès à ciment peu solide d'argile ; ces couches renferment parfois des blocs -arrondis d'andésite et de basalte et sont disposées, en discordance, sur ies couches tertiaires naarneuses inclinées au Sud, A l'ouest de Tomo, <:es jeunes couches occupent, jusqu'à la rivière Tii Panas, une bande parallèle à la côte, de looo à 2000 mètres de largeur et de 60 à 70 mètres d'altitude. Près du c.onflueRt du Tii PÈlang et du Tii Manouk, iCes couches se recouvrent d'une couche mince de limon alluvial, déposée par les eaux qui inondent sans interruption les sawahs.
Plus à l'Ouest, on rencontre, entre les rivières Tii Kandoung et Tii Tioupounagara, le long de la frontière de la résidence une bande lai^e ■de 1000 à 1500 mètres, qui se compose de couches récentes analogues, ■et est à l'altitude de ï20 à 140 mètres.
Primitivement, ces jeunes sédiments s'étendaient notablement plus loin vers le Sud. Si p. ex. on suit la route qui conduit de Songgom, tout près de la côte, au Sud vers le chef-lieu de sous-district Tiiséguel, on arrive rapidement dans le terrain tertiaire; mais à l'endroit où, à 5 kilomètres de Son^om, on monte en pente raide vers le plateau qui porte le hameau de Sourian, on trouve de nouveau les couches récentes. ■Ce peth plateau est à l'altitude de 200 à 230 mètres; du Nord au Sud, :sa longueur est de 2000 mètres et de plus de 700 mètres de l'Est à l'Ouest ; il est borné de toutes parts par un bord abrupt, au pied duquel affleurent des marnes tandis que le plateau lui-même se compose d'argile sableuse à fragments d'andésite et de basalte, une masse de 40 à 50 mètres d'épaisseur. Cette plaine et le petit pkteau de Tiimountiang (200 mètres), situé un peu plus à l'Est, forment probablement le restant ^l'une vaste couverture quaternaire, qui plus tard a été, en grande partie, «nlevée par les eaux.