Le terrain entre le Tii Hara et le Tii Siih
Les grès de ce terrain s'étendent à l'Est, un peu au-delà du Tii Siih, jusque près Babakan et Pînang, sur le Tii Mantiak. De même, on peut les suivre à l'Ouest de Tiihara, sur une lai^ueur de 2 kilomètres, sous forme d'une bande étroite le long de la côte. La partie restante est située tout entière entre les deux rivières susnommées et touche, vers le Sud, à la mer. Au Nord et à l'Ouest, le terrain gréseux est recouvert par des brèches et grès quartzeux miocènes avec interposition de bancs calcaires. Les couches de ce terrain consistent, en grande partie, en grès quartzeux avec interposition d'argiles gris sombre et avec quelques couches de charbon et de schiste houiller. On n'y a pas rencontré de roches éruptives. Presque partout les couches sont fortement plissées et redressées. Tout près de Tiihara, sur la route du Tii Siih, on trouve d'abord D. = 95°, \. = 40° au Sud; un peu plus loin, à la côte, D. = 135°, \. = 78" au Nord. Plus à l'Est, ■ sur le chemin vers Tiiasahan, au hameau Dahou, les couches sont verticales et O, = 120°. Mais le plus beau profil est fourni par le Tii Mandîri, qui traverse le terrain du Nord au Sud; la position des couches du Gounoung Batou karang, jusqu'à la mer, est représentée dans la Fig. 75.
En remontant la rivière Tii Mandiri depuis son embouchure, on trouve sur les deux bords, depuis le hameau Tiimandiri I jusqu'à Tiîkadou, des tufs ponceux horizontaux quaternaires; dans le lit de la rivière même, en aval et en amont de Singagoler, il y a cependant un affleurement de grès, dont D. = Ôo" à 70°, I. = 40" à 50" au Nord. Dans l'afHuent Tii Awitali (nommé aussi Tii Patat] on rencontre aussi, depuis l'embouchure jusqu'au hameau Tiiawitali des grès inclinant au Nord : D. ^ 80° à 90°, I. ^ 40° à 50° au Nord. Tout près du kampoung Tiiawitali existe une mince couche de charbon {No. i), dont D. = 85°, L = 40" au Nord; l'épaisseur est d'une vingtaine de centimètres et c'est plutôt du schiste carbonifère; un peu plus en aval, on trouve encore une pareille couche mince, dont D. ^ 75°, \. = 40° au Nordi
l'épaisseur est de lo centimètres. Dans le Tii Mandiri, nous i trons, au-dessus de l'embouchure du Tii Awitalï, la première couche de charbon (No. i du profil), probablement la couche de schiste carbonifère de Tiiawitali.
Les tufs cessent à Tiikadou, et dans la rivière Mandiri apparaissent maintenant les grès quartzeux et tes argiles, en pente raide au Sud, avec interposition de diverses couches de charbon. La première de ces couches {No, 2 du profil) a une épaisseur de 1.20 à 1.30 mètre; avec le schiste carbonifère attenant et une couche interposée d'argile elle est de 1.80 à 2 mètres; D. = go°, 1. = 80° au Sud {Planche No. 23); viennent ensuite des grès avec un très mince cordon de charbon, dont D. ^ 85°, I. ^ 90°, épaisseur ± 0,05 m.; puis du grès: D,. = 100°, I = 80° au Sud; puis, la couche de charbon suivante (No. 3), 0.^90°, I. =90"; épaisseur 1.25 m., cette couche est exactement verticale. Puis encore des grès avec un mince cordon de charbon, (No. 4), dont l'épaisseur est 0.25 mètre; D. = 100°, I. = 70° au Sud; enfin, de nouveau des grès et encore une couche de charbon (No. 5), épaisse de 25 centimètres environ, dont D. = go", I. s= 65° au Sud. Plus en amont sont découverts des grès et des argiles avec trois cordons de charbon très minces (Nos. 6, 7 et 8) ; D. ^ 70° à 100°, I. = 40° à 75°, le plus souvent 60°, et constamment au Sud. A peu près à 600 mètres au Sud du hameau Tiimandiri II, cette pente au Sud change brusquement; on y a mesuré D. = 80' à 95°, 1. = 30° à 60° au Nord, Il s'y montre aussi deux couches minces de charbon {Nos. 9 et 10), dont D. = 85' à 100°, I. = 40° à 50° au Nord ; l'épaisseur est d'une dizaine de centimètres. A Tiimandiri II commencent les brèches et grès miocènes; D, = 60°, I. = 40° au Nord; plus loin, D. = 70° à 100°, I. = 20° à 45° au Nord; le calcaire (No, 1836) du Gounoung Karang (ou Gounoung Batou karang) incline aussi au Nord et est interposé dans des grès miocènes. Par dessus viennent de nouveau les mêmes brèches et grès de l'étage mj ; D, = 80° à 90°; I. = 30" à 40" au Nord. Toutefois, près du hameau Tiimandiri III cette inclinaison change en pente au Sud-Est, D. := 40°, I. = 55° à ôs" au S. E.
Dans le Tii Siih, à la hauteur de Tiiawitali, les couches inclinent au Nord; D. = 85 à 100", I. =s 35 à 50' au Nord; plus au Nord, la pente est au Sud; D. ^ 90° environ, 1, = 45° au Sud; mais les couches épaisses de charbon du Tii Mandiri n'y sont pas dénudées. Dans l'afHuent Tii Guêmpol seul il y a deux couches de charbon, dont D. = 60° environ, \. = 45° au Nord; l'une d'elles a une épaisseur de 40 centimètres ; l'autre est plus mince encore.
Dans le Tii Kouîa, qui se jette dans le Tii Siih au sud de Gounoungbouleud, affleure une couche de charbon très mince, dont D. = 90°
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environ, et qui incline au Nord. On peut voir encore de minces cordons charbonneux dans le Tii Karang, entre des argiles; mais ces dernifers appartiennent au terrain miocène.
Si l'on considère à présent que les deux couches épaisses de charbon du Tii Mandiri ne se montrent qu'en un seul endroit, il est pour ainsi dire inévitable qu'elles existent dans les couches de grès les plus supérieures. Il est donc probable qu'elles forment un bassin très aigu, tel que le représente la Fig. 75; et même il n'-est pas impossible que les deux couches se rejoignent en bas, et n'en forment qu'une seule. Toutefois, on ne pourrait constater ce fait que par une tranchée profonde. Dans ce cas, les couches de charbon ou de schiste carbonifère i et 7 d'une part, 8 et 10 d'autre part, pourraient de même se raccorder.
De toutes ces couches, 2 et 3 seules sont assez importantes pour une exploitation industrielle, car leur épaisseur en charbon exploitable est de plus d'un mètre. Mais ce qui fait douter du succès de l'entreprise, c'est cette circonstance que probablement elles se raccordent à une faible profondeur en dessous de la surface, et que dans leur prolongement vers l'Est on n'a rencontré que dans le Tii Gu&mpol une couche de charbon de 40 centimètres, ce qui montre que l'épaisseur diminue fortement dans cette direction.
Dans ce terrain, on a recueilli:
Du grès quartzeux sur la plage, à 2 kilomètres à l'ouest de Tiihara (No. 1794).
Du grès quarizeux en masse compacte, dans la rivière Tii Hara, tout près de l'embouchure, dans le voisinage du chef-lieu de sousdistrict Tiihara {No. 1795).
Du grès quartseux sur la plage, à i kilomètre à l'est de Tiihara (No. 1796).
Tous les trois sont de teinte gris clair et consistent en petits grains de quartz avec quelques paillettes blanches de mica et un peu de ciment argileux. La qualité de tous les grès éocènes est très uniforme ; seule la teinte est parfois brune ou rouge, grâce à la présence d'hydroxyde de fer.
Du tuf diabasique à 1360 mètres à l'ouest de l'embouchure du Tii Mandiri, affleurant sur la plage sur plus de 500 mètres {No. 1797). C'est une des couches les plus profondes du terrain ; et îl est probable qu'elle fait déjà partie de l'étage inférieur e,, qui se montre aussi à la baie de Tiilétou.
Du grès quartseux dans le Tii Hara, près du kampoung Tiimountiang (No. 1793).
De la houille de la couche No. 3, du Tii Mandiri, épaisse de plus d'un mètre (No. 1798). Le charbon de cette couche est compact, noir sombre, dur et brillant, et de la même bonne qualité que
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la plupart des charbons éocènes de l'Inde. Le mur de cette couche et de toutes les autres couches épaisses est de l'argile, avec ou sans empreintes de plantes; le toit est tantôt de l'argile, tantôt du grès.