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La vallée du Tii Simewt près de Tiitoudia

Le Tii Simeut prend sa source sur la ligne de partie des eaux, au sommet Tiiawitali (1530 mètres), et il se dirige, avec chute rapide, vers le Nord-Ouest jusqu'au confluent avec le Tii Saroua, à 500, mètres d'altitude. De cet endroit, le cours de la rivière se ralentit et elle passe en direction occidentale, sur une longueur de près de 6 kilomètres, par une large vallée aux sawahs nombreux, le long du kampoung Tiitoudia. Plus en aval, la rivière s'infléchit de nouveau au Nord-Ouest et coule, avec une chute plus forte, à travers une crevasse étroite.

Dans la partie élargie de la vallée, on voit partout, le long des parois abruptes, à une grande hauteur au dessus du lit de la rivière, des brèches et des grès miocènes ; mais au pied, aux bords des sawahs, apparaissent en un grand nombre de points des schistes aigileux sombres. Ces couches sont surtout bien dénudées dans le lit des rivières à la limite orientale de la plaine, et elles y sont plissées. Dans le Tii Simeut, tout près de Tiikantira, on a constaté D. ^ go°, I. = 40° au Sud ; et à plus de 400 mètres plus au sud, dans le lit de l'affluent Tii Patapaan, D. = 70°, L == 25° au Nord; plus en amont, D. = 70°, I. ^ 35° au Nord ; plus en amont encore, les ai^ites disparaissent sous les brèches (voir la coupe Fig. 83).

Dans le Tii Patapaan, on a recueilli des échantillons dargiles schisteuses compactes, gris sombre, à éclat soyeux.

Le contact direct avec la roche éruptive n'a pas été observé ; mais k 1300 mètres plus au Nord, on rencontre la cime abrupte Batou wétan, qui consiste en andésite à pyroxène à caractère de diabase.

Plus au Nord, entre des cailloux roulés, on a trouvé çà et là dans

le Ut du Tii Bérang de petits morceaux de schistes ai^ileux;. et par suite il n'est pas invraisemblable qu'on puisse trouver aussi dans cette vallée, à l'exploration détaillée, des couches éocènes.

B. Andésites et basaltes les plus anciens.

En Bantam comme dans les résidences précédentes, partout où n'affleurent pas de sédiments pré-miocènes, des masses de roche éruptive forment la base sur laquelle se sont déposés les brèches et les grès de la section miocène inférieure m,.

Toutefois, ces roches éruptivès présentent en majeure partie,' en Bantam, un caractère spécial. Dans ' les résidences décrites jusqu'à présent ce sont des andésites et des basaltes qui ne ressemblent qu'exceptionnellement à des roches diabasiques et gabbroïdes anciennes, et qui, autant que l'on sache, sont toujours plus jeunes que l'éocène. Leur éruption s'est faite au commencement de la période miocène.

On a vu lors de la description des divers terrains éocènes de Ban^ tam que durant cette période il s'y est déjà produit des éruptions d'andésites, qui ressemblent très fort à des diabases, diorites ou gabbros anciens et que l'on trouve en couches interposées entre les argiles et les grès quartzeux éocènes. Aussi ces andésites à caractère de diabase se montrent-elles comme une couverture reposant sur les couches supérieures de l'éocène, et les plus hauts points de cette surface inégale apparaissent alors comme des écueils saillants dans le miocène. Enfin, on rencontre dans le Tii Sawarna, près de Wangoun, des roches éruptives à caractère pré-tertiaire, situées en concordance entre des couches incontestablement miocènes.

Ces andésites à caractère ancien ont donc été projetées durant une longue période; mais, en général, il les faut considérer comme plus âgées que les andésites et basaltes ordinaires, décrits dans les autres résidences. Ces deraiers eux-mêmes ne font pas totalement défaut en Bantam, mais ils n'affleurent que tout près de la frontière orientale.

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